Je viens enfin d'avoir internet dans ma chambre (et les fuites qui inondent ma salle de bains depuis 2 semaines viennent d'être réparées, c'est un miracle), et tout ça pour vous dire que, comme vous l'aviez remarqué, perspicaces lecteurs, je n'ai plus le temps de continuer à écrire des articles de blogs en étalant ma mauvaise humeur, mes colères légendaires, mes éloges enchantées, mes cris de joie, et mes regards noirs de desespoir (c'est beau hein, on dirait du baudelaire).
Hé bien oui quoi, je travaille moi, je bosse, je me tape des pavés de 1000 pages en caractères minuscules et des exercices en tout genre, ce qui est parfois passionnant, flippant, énervant, chiant, ou époustouflant.
Je reviendrai peut-être de temps en temps, si j'ai une minute de libre, si j'ai internet, si ségo dit encore des conneries ou si je ne meurs pas étouffée par un bretzel.
Paix et prospérité.
Votre dévouée à jamais.
jeudi 22 janvier 2009
mardi 6 janvier 2009
Dicton du jour et plainte météorologique
Dicton du jour :
Par temps de verglas, reste chez toi.
Je proteste vigoureusement contre la dégénérescence climatique qui m'oblige à porter deux paires de chaussettes sous mes bottines, qui m'oblige à moucher mon nez froid et rouge, que je ne sens d'ailleurs plus tant il est gelé, cela au milieu d'une bourrasque sibérienne qui rabat mon écharpe sur mon doux minois alors que mon bonnet glisse, lui, sur mes yeux et que mes doigts engourdis laissent tomber le dit mouchoir avant que sa mission ne soit accomplie, dans une flaque de neige fondue, polluant ainsi Mère Terre et me condamnant à renifler comme les gueux.
Allez, au boulot, y a plus qu'à prier pour que le soleil revienne.
Ce post était inutile mais en fait, j'en profite pour passer mon annonce : je cherche des subventions pour ma survie puisqu'il parait que je ne recevrais aucune rémunération pour mon stage de 6 mois, ce qui est scandaleux. Je n'ai plus qu'à faire barwoman la nuit.
VD, qui compte sur vous.
Par temps de verglas, reste chez toi.
Je proteste vigoureusement contre la dégénérescence climatique qui m'oblige à porter deux paires de chaussettes sous mes bottines, qui m'oblige à moucher mon nez froid et rouge, que je ne sens d'ailleurs plus tant il est gelé, cela au milieu d'une bourrasque sibérienne qui rabat mon écharpe sur mon doux minois alors que mon bonnet glisse, lui, sur mes yeux et que mes doigts engourdis laissent tomber le dit mouchoir avant que sa mission ne soit accomplie, dans une flaque de neige fondue, polluant ainsi Mère Terre et me condamnant à renifler comme les gueux.
Allez, au boulot, y a plus qu'à prier pour que le soleil revienne.
Ce post était inutile mais en fait, j'en profite pour passer mon annonce : je cherche des subventions pour ma survie puisqu'il parait que je ne recevrais aucune rémunération pour mon stage de 6 mois, ce qui est scandaleux. Je n'ai plus qu'à faire barwoman la nuit.
VD, qui compte sur vous.
Nominé dans la catégorie:
Raleries incessantes et découragement
vendredi 2 janvier 2009
TRÈS BONNE ANNÉE 2009 !

Bonne année. Allez, si, bonne année ! De l'entrain que diable, de la ferveur, de la joie et du bonheur !
BONNE ANNÉE 2009 !!!
Je vais essayer d'assurer, sans pour autant devenir alcoolique, c'est mauvais pour le teint (j'ai d'ailleurs renoncé à la bouteille de macvin et au bailey's dans la chambre du crous). Je vais essayer de ne pas me prendre des poteaux en pleine face, de ne pas oublier de choses ou de gens, de ne pas geindre sur mon sort qui est finalement très enviable, de ne pas crier sur tout le monde sans raison, de ne pas remplir mon placard de paires de chaussures et de sacs (il déborde déjà, le placard).
Il faudrait qu'un jour, en 2009 pourquoi pas, on se bouge, tous, pour sauver le monde, les gens, les femmes et les enfants d'abord. Y a du pain sur la planche et on a pris du retard là, c'est pas pour vous affoler mais le planning, c'est le planning, même si c'est dur.
L'équipe A, vous anéantirez les armes et toute idée relative à ces dernières dans les esprits.
D'ailleurs, vous vous occuperez du Proche Orient. Ça fait plus d'un demi-siècle qu'ils s'assassinent à coup de bombes, de balles et de pelleteuses, ça commence à bien faire.
L'équipe B, vous vous occuperez des femmes, toutes, vous emmenerez à l'école les illétrées, vous donnerez une raclée à ceux qui les traitent en inférieures, vous leur donnerez une place dans la société, à égalité avec les hommes.
L'équipe C, vous replanterez des arbres dans les forêts dévastées, et vous réimplanterez les espèces disparues.
L'équipe D, vous aménagerez des champs fertiles dans les déserts, vous élaborerez un moyen de préserver la Terre de l'effet de serre et de ses quelques inconvénients non négligeables. Et puis vous mettrez au point un moyen d'avoir de l'eau potable tout le temps et pour tout le monde, ce serait plutôt cool.
Tout ça, tout en même temps. Et ce n'est qu'un commencement. Finalement, 2009, ça va être génial, vous allez voir.
Mince, je suis vraiment trop chou.
Ah, et l'équipe E, vous ferez ressuciter les gens morts, vous changerez les gênes, vous ferez naître des mutants à la X-men, des vampires, des loups-garous, des géants, des hobbits, des magiciens, des voyants, des prédicateurs...
Je suis pour la diversité moi.
Amour, gloire et beauté, et que justice soit faite.
Votre adorable dévouée.
samedi 20 décembre 2008
Temps de travail et Picasso
.
Wha, la longue absence ! Je parie que j'ai manqué à tout le monde, ou alors que vous m'avez ôté de vos favoris.
J'ai été super occupée, ma connexion internet a la stabilité d'un épilectique (je viens juste de la retrouver mais ça risque de ne pas durer longtemps), j'ai trouvé du travail dans une petite ville près de la montagne dans laquelle je me rends tous les matins, après m'être levée à l'aube, après avoir zigzagué en vélo - à la dynamo bruyante comme un camion - jusqu'à la gare, et pris le TER pourri et bringbalant qui transporte une tripotée de jeunes travailleurs et quelques vieux, égarés.
Dans cette ville, aux décors moyennageux, il n'y a personne. Hier midi, alors que je tentais de me rendre à une antenne postale, je me suis retrouvée seule dans le froid polaire, un bonnet enfoncé sur la tête et une écharpe si bien nouée que ne dépassaient que mes yeux malicieux. J'ai croisé une voiture en un quart d'heure de marche et puis après plus rien.
Je me suis perdue dans des ruelles pavées (je me perdrais dans ma propre rue si on m'y laissait seule, j'ai un sens de l'orientation si défaillant que c'en est mystérieusement troublant) et je songe sérieusement à attaquer le maire pour incitation au suicide vu les hauts-parleurs installés au centre-ville qui diffusent en continue des chansons de Noël kitch et grésillantes.
Ce que je retiens, c'est que je suis payée pour travailler, et ça, c'est la révolution, c'est la première fois que ça m'arrive, je trouve ça génial, je vais m'acheter un château en italie.
Je suis aussi allée à Paris, voir l'expo Picasso, c'était intéressant mais j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre ce brave homme. J'écoute toujours attentivement les explications qu'on me donne, mais parfois, j'ai simplement l'impression qu'il dessinait pour détruire, comme ces artistes qui peignaient des trucs incroyables pour y mettre le feu juste après. Il y a souvent une méchante ironie dans ses toiles, ce qui me dérange un peu, je l'avoue.
Il y a quelque chose de cruel chez Picasso, qui ressort de temps en temps, par touches de couleurs ou par peintures entières, avec une violence qui frappe au coeur.
Dans l'enlèvement des Sabines, je les entends hurler de terreur, avec cette représentation de corps mous, aux contours mal définis, aux têtes renversées, aux visages déformés par des bouches béantes disproportionnées.
Même les portraits me choquent, avec leurs gros traits, leurs grosses proportions, leur cynisme cruel.
Bon, j'ai pas envie de conclure cet article, du coup, je m'en vais direct.
Tchuss.
VD.
Wha, la longue absence ! Je parie que j'ai manqué à tout le monde, ou alors que vous m'avez ôté de vos favoris.J'ai été super occupée, ma connexion internet a la stabilité d'un épilectique (je viens juste de la retrouver mais ça risque de ne pas durer longtemps), j'ai trouvé du travail dans une petite ville près de la montagne dans laquelle je me rends tous les matins, après m'être levée à l'aube, après avoir zigzagué en vélo - à la dynamo bruyante comme un camion - jusqu'à la gare, et pris le TER pourri et bringbalant qui transporte une tripotée de jeunes travailleurs et quelques vieux, égarés.
Dans cette ville, aux décors moyennageux, il n'y a personne. Hier midi, alors que je tentais de me rendre à une antenne postale, je me suis retrouvée seule dans le froid polaire, un bonnet enfoncé sur la tête et une écharpe si bien nouée que ne dépassaient que mes yeux malicieux. J'ai croisé une voiture en un quart d'heure de marche et puis après plus rien.
Je me suis perdue dans des ruelles pavées (je me perdrais dans ma propre rue si on m'y laissait seule, j'ai un sens de l'orientation si défaillant que c'en est mystérieusement troublant) et je songe sérieusement à attaquer le maire pour incitation au suicide vu les hauts-parleurs installés au centre-ville qui diffusent en continue des chansons de Noël kitch et grésillantes.
Ce que je retiens, c'est que je suis payée pour travailler, et ça, c'est la révolution, c'est la première fois que ça m'arrive, je trouve ça génial, je vais m'acheter un château en italie.
Je suis aussi allée à Paris, voir l'expo Picasso, c'était intéressant mais j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre ce brave homme. J'écoute toujours attentivement les explications qu'on me donne, mais parfois, j'ai simplement l'impression qu'il dessinait pour détruire, comme ces artistes qui peignaient des trucs incroyables pour y mettre le feu juste après. Il y a souvent une méchante ironie dans ses toiles, ce qui me dérange un peu, je l'avoue.
Il y a quelque chose de cruel chez Picasso, qui ressort de temps en temps, par touches de couleurs ou par peintures entières, avec une violence qui frappe au coeur.
Dans l'enlèvement des Sabines, je les entends hurler de terreur, avec cette représentation de corps mous, aux contours mal définis, aux têtes renversées, aux visages déformés par des bouches béantes disproportionnées.
Même les portraits me choquent, avec leurs gros traits, leurs grosses proportions, leur cynisme cruel.
Bon, j'ai pas envie de conclure cet article, du coup, je m'en vais direct.
Tchuss.
VD.
dimanche 30 novembre 2008
Soirée jazz manouche
.
A l'origine, ça devait être un cabaret manouche, en tout cas annoncé comme tel. Ce qui était étrange et accessoirement très énervant, c'était l'absence totale d'organisation parsemée d'inconfort, de froid, de vigiles grossiers et de gens irrespectueux. Après avoir attendu 45 minutes dans la fraicheur hivernale, que les vigiles veuillent bien arrêter de traiter les spectateurs et les musiciens comme des merdes (systématiquement, les gens de la troupe qui frappaient à la porte pour entrer se faisaient engueuler), on a enfin pu entrer dans une salle vide. Pourtant "cabaret", ça suppose des tables et des chaises, non? Ben non. Enfin si, il y avait 5 mini-tables en haut là où on ne voit rien.
Heureusement, la musique était excellente, avec des musiciens confirmés légitimement froissés par l'indifférence générale de la foule qui en profitait pour discuter comme au café (mais debout et leurs voix couvrant presque la musique).
Quand j'y repense, il y avait des choses étranges quand même : un animateur de supermarché, un portier d'hotel fan de Bécaud, un prodigieux batteur qui avait le même look que mon banquier et un yougoslave survolté de très bonne humeur qui accompagnait à la guitare le gigantesquement manifique Moreno.
Du coup, on ne regrette pas, surtout quand il y a une dame qui chante en russe sur un air tzigane avec une jeune fille toute petite qui fait voler ses jupes et claquer ses talons sous les cris de joie des musiciens.
ça, c'était bien.
VD.
A l'origine, ça devait être un cabaret manouche, en tout cas annoncé comme tel. Ce qui était étrange et accessoirement très énervant, c'était l'absence totale d'organisation parsemée d'inconfort, de froid, de vigiles grossiers et de gens irrespectueux. Après avoir attendu 45 minutes dans la fraicheur hivernale, que les vigiles veuillent bien arrêter de traiter les spectateurs et les musiciens comme des merdes (systématiquement, les gens de la troupe qui frappaient à la porte pour entrer se faisaient engueuler), on a enfin pu entrer dans une salle vide. Pourtant "cabaret", ça suppose des tables et des chaises, non? Ben non. Enfin si, il y avait 5 mini-tables en haut là où on ne voit rien. Heureusement, la musique était excellente, avec des musiciens confirmés légitimement froissés par l'indifférence générale de la foule qui en profitait pour discuter comme au café (mais debout et leurs voix couvrant presque la musique).
Quand j'y repense, il y avait des choses étranges quand même : un animateur de supermarché, un portier d'hotel fan de Bécaud, un prodigieux batteur qui avait le même look que mon banquier et un yougoslave survolté de très bonne humeur qui accompagnait à la guitare le gigantesquement manifique Moreno.
Du coup, on ne regrette pas, surtout quand il y a une dame qui chante en russe sur un air tzigane avec une jeune fille toute petite qui fait voler ses jupes et claquer ses talons sous les cris de joie des musiciens.
ça, c'était bien.
VD.
jeudi 27 novembre 2008
Note : ne pas désespérer.
Ah lala. Période difficile. Charnière. Le genre de période où ne sait pas où on va et qui on va devenir, où on fait des choses qu'on n'aime pas faire : envoyer des cv, passer des coups de fils, insister, se heurter à des tons pas sympathiques, à des portes closes, à des personnes récalcitrantes, à un mépris sans borne.
J'ai la migraine, que je soigne avec des tasses de thé brûlant et des romans fleuris. Je me dis parfois, souvent, que j'aurais dû faire autre chose, que j'aurais dû fuir à toutes jambes devant l'idée de passer ce concours.
Et puis non. Mince, si j'avais eu des supers pouvoirs, j'aurais fait superman comme métier alors on fait avec ce qu'on a.
D'ailleurs, je me disais l'autre jour, que le monde est quand même peu aventureux, que les gènes sont frileux, que ce serait pas mal quelques mutants à écailles ici ou là, histoire d'instaurer un peu de diversité. Le monde devrait ressembler à ces histoires de science fiction qu'on trouve dans les bonnes librairies avec plein de dimensions, des méchants avec des combinaisons anti-nucléaires et des rêves de vengeance et des gens dépassés qui se demandent où aller (et des histoires d'amour impossible ! mais ça, c'est moi qui rajoute).
Bon. Pfffff
Votre Dévouée, dont personne ne veut.
J'ai la migraine, que je soigne avec des tasses de thé brûlant et des romans fleuris. Je me dis parfois, souvent, que j'aurais dû faire autre chose, que j'aurais dû fuir à toutes jambes devant l'idée de passer ce concours. Et puis non. Mince, si j'avais eu des supers pouvoirs, j'aurais fait superman comme métier alors on fait avec ce qu'on a.
D'ailleurs, je me disais l'autre jour, que le monde est quand même peu aventureux, que les gènes sont frileux, que ce serait pas mal quelques mutants à écailles ici ou là, histoire d'instaurer un peu de diversité. Le monde devrait ressembler à ces histoires de science fiction qu'on trouve dans les bonnes librairies avec plein de dimensions, des méchants avec des combinaisons anti-nucléaires et des rêves de vengeance et des gens dépassés qui se demandent où aller (et des histoires d'amour impossible ! mais ça, c'est moi qui rajoute).
Bon. Pfffff
Votre Dévouée, dont personne ne veut.
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Raleries incessantes et découragement
vendredi 14 novembre 2008
Quantum of Solace

D'abord, il y a le titre : “Quantum of solace” : on dirait une marque de bière, ça a dû en dérouter plus d'un. J'aime bien, moi, les titres pseudo-philosophiques des James Bond (bon là, il n'est pas vraiment de philosophie mais expliquer ce titre reviendrait à me plonger dans des détails révélateurs de l'intrigue et comme j'essaie de déroger à ma réputation selon laquelle je raconte toujours la fin des films à ceux qui ne les ont pas vus, je vais me taire. Et cet effort me coûte, chers lecteurs, j'espère bien que vous prenez en compte tous les sacrifices démesurés que je fais ici).
Bon.
James Bond est une grosse brute mysogyne déguisé en gentleman. Non. James Bond était une grosse brute mysogyne déguisée en gentleman, tueur expérimenté usant et abusant de gadgets improbables, de clins d'oeil ravageurs soupoudrés d'un brin d'humour britannique.
Depuis Casino Royale, il est devenu blond, sombre, légèrement romantique ou tout simplement humain, j'hésite encore. Alors évidemment, ça ne plaît pas aux fans de la première heure : “nanard compensé par des scènes d'action abrutissantes” s'est exclamée une internaute sur allociné. Plus vrai et plus mesuré le commentaire d'un autre : “un james bond qui n'en est pas un”.
J'avoue que j'avais eu du mal, dès Casino Royale, avec Daniel Craig, ce petit homme trappu avec ses quelques brins de paillasse sur le crâne et ses petits yeux transparents plissés, presque recouverts de peau.
Et puis mince! il a un charisme hors du commun, accentué par sa face toute tordue. Il a une gueule de boxeur, on dirait qu'il a gardé la trace de tous les coups qu'il a reçu dans la figure. Et ça, ça fait bizarre : James Bond, si par malheur, il se prend une claque, ça ne le décoiffe même pas. Je me rappelle de Pierce Borsman qui avait resserré sa cravate d'un air contrarié après une explosion détruisant la moitié de la ville et à laquelle il avait réchappé par miracle, bien sûr.
Le nouveau Bond, il s'en prend plein la gueule, il court, il saute dans des précipices, il joue au hussard sur le toit, à quasimodo, il se tient en équilibre le vide sous lui et un tueur en face de lui, passe à travers des vitres et il est comme une danseuse, sans tutu et avec une gueule cassée : il y a une scène au tout début (merde je commence déjà à raconter le film, je devrais pas mais je ne peux pas m'en empêcher, tant pis, désolée, passez votre chemin si ça vous embête, je fais ce que je veux), où il court après un traître. Et il tombe, lourdement, il se relève et se remet à courir, la caméra bouge, bouge tellement que ça fait mal aux yeux, on ne sait plus où on se trouve, on est avec lui, ou on est james bond, et ça fait mal partout. Il se retrouve dans un vieux batiment en rénovation, et tente toujours de rattrapper le type, se prend les pieds dans une corde reliée à une poulie et le ballet commence.
James Bond, danseuse étoile en costume et noeud pap', avec son air buté et sa gueule déglinguée, ça, faut le voir pour le croire.
Il y a aussi une grande innovation depuis Casino Royale : la femme n'est (presque) plus une potiche-femme-facile qui sert des cafés et passe dans la chambre à coucher à la moindre petite moue de James. Ou presque, mais c'est déjà ça.
Voilà. Et puis James aimait Vesper, et moi, j'adore les histoires d'amour. Rien que pour ça, je mettrais 10 / 10.
Votre charmante amie.
Post Scriptum : l'air buté, c'est celui sur l'affiche du film.
mercredi 12 novembre 2008
Adamsberg
Adamsberg, c'est le flic dans les romans policiers de Fred Vargas.
Ça lui va bien comme nom, on n'aurait pas pu trouver mieux que Saint Jean le Baptiseur de la Montagne d'Adam.
Je l'imagine plutôt petit, brun, avec une gueule à la picasso, le nez de travers et des joues creuses recouvertes d'un peu de barbe drue.
Adamsberg, c'est le genre de flic qui n'existe pas dans la vie, et c'est plutôt heureux : il “sent” les choses, il croise des gens qui “suintent la cruauté” comme il dit. Il ne va pas récolter des indices et interroger des dizaines de suspects. Non, il cible celui qui suinte la cruauté et il va boire un demi à la terrasse d'un café en se massant les tempes.

C'est un des personnages de romans que je préfère. Il n'y a qu'une chose qui me dérange chez lui: sa gestion de son amour pour Camille. Laborieuse, la gestion. L'amour est une évidence ou alors c'est pas de l'amour, c'est autre chose : de l'attirance, du dépit, de la diversion, de l'auto-thérapie, ou de l'auto-destruction ...
Adamsberg, je lui aurais bien collé une addiction sur le dos. Le tabac probablement. Je l'aurais fait s'accrocher à sa cigarette comme à une bouteille d'oxygène.
Mais l'addiction, c'est Danglard qui l'a eu, son collègue qui carbure au p'tit blanc pour tenir le coup, celui dont la femme s'est tirée en lui laissant deux paires de jumeaux et un “petit coucou” en prime. C'est pas gentil pour le gamin de dire ça, c'est pas sa faute à lui s'il est le fruit d'une passion passagère. Danglard a la nausée à la vue de cadavres, ce qui est passablement gênant pour un flic, mais Adamsberg est compréhensif. D'une manière générale, Adamsberg comprend tout malgré son incapacité latente à réfléchir. C'est écoeurant comme il réussit à tout piger sans effort, l'esprit vide et la bière pression à la main. Moi, ça me dépasse et en même temps, faut reconnaître le résultat.
J'avais été déçue par “Pars vite et reviens tard”, parce que l'histoire de peste était un prétexte, or moi, figurez-vous, je m'y connais en la matière. J'ai été naïve sur ce coup là, j'aurais du me douter que Fred Vargas était le genre de fille à utiliser des prétextes pour manipuler une histoire et arriver à ses fins. Elle est aussi capable que ses personnages.
Je viens de finir “L'homme aux cercles bleus”, qui est court mais très bien. Les cercles bleus, c'est aussi un prétexte (ça va devenir une manie), pour étudier les personnalités des protagonistes. J'aime beaucoup quand on se balade dans leurs cerveaux pour mettre le doigt sur leurs doutes et leurs faiblesses.
Et puis j'aime le sens du “détail-qui-tue” chez Vargas, quand Adamsberg regarde un individu et note mentalement le truc qui cloche quand ça ne suinte pas tout simplement. Dans “l'homme aux cercles bleus”, on s'attarde sur l'apparence d'une vieille femme “au visage pas avenant, maigre et masculin, avec des petites dents piquantes de musaraigne.”
VD, qui ne se fie plus aux critiques d'amazon.
Ça lui va bien comme nom, on n'aurait pas pu trouver mieux que Saint Jean le Baptiseur de la Montagne d'Adam.
Je l'imagine plutôt petit, brun, avec une gueule à la picasso, le nez de travers et des joues creuses recouvertes d'un peu de barbe drue.
Adamsberg, c'est le genre de flic qui n'existe pas dans la vie, et c'est plutôt heureux : il “sent” les choses, il croise des gens qui “suintent la cruauté” comme il dit. Il ne va pas récolter des indices et interroger des dizaines de suspects. Non, il cible celui qui suinte la cruauté et il va boire un demi à la terrasse d'un café en se massant les tempes.

C'est un des personnages de romans que je préfère. Il n'y a qu'une chose qui me dérange chez lui: sa gestion de son amour pour Camille. Laborieuse, la gestion. L'amour est une évidence ou alors c'est pas de l'amour, c'est autre chose : de l'attirance, du dépit, de la diversion, de l'auto-thérapie, ou de l'auto-destruction ...
Adamsberg, je lui aurais bien collé une addiction sur le dos. Le tabac probablement. Je l'aurais fait s'accrocher à sa cigarette comme à une bouteille d'oxygène.
Mais l'addiction, c'est Danglard qui l'a eu, son collègue qui carbure au p'tit blanc pour tenir le coup, celui dont la femme s'est tirée en lui laissant deux paires de jumeaux et un “petit coucou” en prime. C'est pas gentil pour le gamin de dire ça, c'est pas sa faute à lui s'il est le fruit d'une passion passagère. Danglard a la nausée à la vue de cadavres, ce qui est passablement gênant pour un flic, mais Adamsberg est compréhensif. D'une manière générale, Adamsberg comprend tout malgré son incapacité latente à réfléchir. C'est écoeurant comme il réussit à tout piger sans effort, l'esprit vide et la bière pression à la main. Moi, ça me dépasse et en même temps, faut reconnaître le résultat.
J'avais été déçue par “Pars vite et reviens tard”, parce que l'histoire de peste était un prétexte, or moi, figurez-vous, je m'y connais en la matière. J'ai été naïve sur ce coup là, j'aurais du me douter que Fred Vargas était le genre de fille à utiliser des prétextes pour manipuler une histoire et arriver à ses fins. Elle est aussi capable que ses personnages.
Je viens de finir “L'homme aux cercles bleus”, qui est court mais très bien. Les cercles bleus, c'est aussi un prétexte (ça va devenir une manie), pour étudier les personnalités des protagonistes. J'aime beaucoup quand on se balade dans leurs cerveaux pour mettre le doigt sur leurs doutes et leurs faiblesses.
Et puis j'aime le sens du “détail-qui-tue” chez Vargas, quand Adamsberg regarde un individu et note mentalement le truc qui cloche quand ça ne suinte pas tout simplement. Dans “l'homme aux cercles bleus”, on s'attarde sur l'apparence d'une vieille femme “au visage pas avenant, maigre et masculin, avec des petites dents piquantes de musaraigne.”
VD, qui ne se fie plus aux critiques d'amazon.
lundi 10 novembre 2008
Le gateau aux p'tits bruns de Chantal

(photo non contractuelle)
Recette du jour : Le gateau aux p'tits bruns, à la façon de Chantal, avec dextérité et sans cuisson.
1) Se munir de deux boîtes de "P'tits bruns", petits gateaux connus pour leur habilité à se laisser tremper dans du thé à la mirabelle par certains après-midis pluvieux, devant une série tv.
2) 60 g de beurre doux
3) 7 cuillères à café de sucre
4) 1 oeuf
5) du café soluble
Comment diable réussit-on cette prouesse culinaire ?
- D'abord, il faut mélanger le beurre fondu, le sucre et le jaune d'oeuf. Je dis bien le jaune et non pas l'oeuf entier, sinon ça donne une assiette de vomi marron gluant quand on mélange avec les petits gateaux qui vont lentement et inévitablement se désagréger.
- Ensuite, pendant que Robert monte le blanc en neige, il faut diluer le café dans un peu d'eau. Beaucoup de café, pour que ce soit bien fort, non il n'y a pas de mesure mais il faut parfois savoir compter sur sa chance dans le dosage culinaire.
- Mélanger avec délicatesse la préparation beurre-sucre-jaune avec la neige.
- Prendre un moule à cake et déposer successivement une couche de p'tits bruns (chacun trempé 2 secondes dans le café, histoire de leur donner un "goût café) et une couche de préparation, telle une pyramide des saveurs !
Bon, pi voilà, au frigo 24 h.
Alors attention, on m'informe qu'il ne faut pas mélanger le café avec la préparation, le café sert seulement à imbiber les p'tits bruns ! Mince alors, faites gaffe quoi, on rigole pas avec les recettes comme ça, c'est du sérieux : on commence par se tromper dans la recette et après on se trompe dans les bulletins de vote et ça finit mal.
Pas de cuisson.
VD, qui relaye l'information.

(photo non contractuelle de votre dévouée)
Nominé dans la catégorie:
Nourriture
mercredi 5 novembre 2008
Président OBAMA

Il y a un vent de joie qui balaye le monde depuis quelques temps, et un mot magique qui redonne le sourire : Obama. Ce type porte l'espoir de tellement de gens que je ne sais pas comment il fait pour ne pas marcher vouté.
Avant les résultats de l'élection (tombés cette nuit), il y avait des reportages un peu partout : au japon, au sénégal, en europe et les gens qui parlaient d'obama faisaient de grands gestes avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Ce qui me marque le plus dans cette campagne, c'est le bonheur des peuples à imaginer qu'un homme jeune, noir, issu d'un milieu modeste, ayant eu une enfance qui, sans être profondément malheureuse, ne peut pas non plus être assimilée à un paradis, et démocrate de surcroit, accède au pouvoir. Et quel pouvoir ! A un des postes les plus importants au monde.
Hier, la télévision française diffusait un court reportage effectué au centre des Etats-Unis : dans la première image, il y avait un jeune homme aux cheveux longs qui venait de glisser son bulletin dans l'urne et il n'en revenait pas, il avait voté pour Obama, il éclatait de rire à chaque fin de phrase. Ensuite, il y avait une femme noire, toute en rondeur qui sautait littéralement de joie en criant : Obama ! Obama ! Obama !
Enfin, il y avait un couple de quadragénaires blancs, tirés à quatre épingles, la mine impassible et les mains croisés. Avec la voix monocorde d'un guichetier de la poste, la femme a déclaré : "Nous, nous sommes pour la famille, les valeurs. (pause). Les valeurs familiales. (pause) On a voté McCain parce qu'on est pour Sarah Palin." (pause) (regard grave).
C'était fou le changement radical entre l'hystérie collective provoquée par Obama et la sorte d'affirmation résignée de ceux votant Mccain.
Les QG des candidats reflétaient ça : Obama avait prévu une grande fête populaire de plus d'un million de personnes et mccain une petite réunion d'un millier de privilégiés dans un hotel luxueux. Et le journaliste d'i-télé ce matin qui en rajoute en disant qu'il s'est emmerdé toute la soirée en couvrant les réactions du camp républicain...
Bon. Voilà une bonne chose de faite (le lapsus : j'avais écrit "une bonne chose de fête" !).
Le type le plus influent du monde s'appelle Barack Obama, c'est un jeune démocrate à la fois blanc et noir.
Hihi. On vient de faire un énorme pas vers la tolérance, l'ouverture d'esprit, la modernité. Oui, "on", parce que je suis certaine que cette élection aura des répercussions sur toutes les mentalités, dans le monde entier.
VD.
Post scriptum : Yahoo titre : "Obama, président du monde".
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