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lundi 10 novembre 2008

Le gateau aux p'tits bruns de Chantal




(photo non contractuelle)


Recette du jour : Le gateau aux p'tits bruns, à la façon de Chantal, avec dextérité et sans cuisson.




1) Se munir de deux boîtes de "P'tits bruns", petits gateaux connus pour leur habilité à se laisser tremper dans du thé à la mirabelle par certains après-midis pluvieux, devant une série tv.

2) 60 g de beurre doux

3) 7 cuillères à café de sucre

4) 1 oeuf

5) du café soluble


Comment diable réussit-on cette prouesse culinaire ?

- D'abord, il faut mélanger le beurre fondu, le sucre et le jaune d'oeuf. Je dis bien le jaune et non pas l'oeuf entier, sinon ça donne une assiette de vomi marron gluant quand on mélange avec les petits gateaux qui vont lentement et inévitablement se désagréger.

- Ensuite, pendant que Robert monte le blanc en neige, il faut diluer le café dans un peu d'eau. Beaucoup de café, pour que ce soit bien fort, non il n'y a pas de mesure mais il faut parfois savoir compter sur sa chance dans le dosage culinaire.

- Mélanger avec délicatesse la préparation beurre-sucre-jaune avec la neige.

- Prendre un moule à cake et déposer successivement une couche de p'tits bruns (chacun trempé 2 secondes dans le café, histoire de leur donner un "goût café) et une couche de préparation, telle une pyramide des saveurs !
Bon, pi voilà, au frigo 24 h.

Alors attention, on m'informe qu'il ne faut pas mélanger le café avec la préparation, le café sert seulement à imbiber les p'tits bruns ! Mince alors, faites gaffe quoi, on rigole pas avec les recettes comme ça, c'est du sérieux : on commence par se tromper dans la recette et après on se trompe dans les bulletins de vote et ça finit mal.

Pas de cuisson.

VD, qui relaye l'information.



(photo non contractuelle de votre dévouée)

lundi 3 novembre 2008

Muffins salés

Tu es gros mais tu ne comptes pas renoncer pour autant aux mets culinaires à base de fromage?
Heureusement, je suis là pour te conseiller, farceur lecteur, dans tes choix et te proposer, avec joie, une nouvelle idée venant enrichir ton carnet de cuisine dans lequel tu notes jalousement toutes tes recettes.

Muffins salés au basilic et féta (sans matière grasse).


Recette de marmiton.org, que j'ai personnellement testé car vois-tu, je ne fais pas les choses à moitié.

Munis-toi de ces quelques ingrédients :

- 200 g de farine
- 1 sachet de levure
- 10 cl de lait
- 3 oeufs
- une grosse poignée de basilic ciselé
- un paquet de féta coupée en dés et / ou du chèvre fort embaumant la pièce et ton frigo par la même ocassion
- quelques olives dénoyautées

Prépare-toi à l'opération :

- un tablier + des mains propres
- un four préchauffé à 180 degrés
- beurre légèrement quelques ramequins individuels (4 en fait)

L'opération en elle-même :

- Mélange farine et levure, fais un puits, ajoute les oeufs, le lait et remue jusqu'à disparition des grumeaux.
- Ajoute le basilic et la féta (et le chèvre si chèvre il y a), verse dans les moules.

Cuisson : environ 30 minutes à 180 degrés.

Tout ceci est d'une grande simplicité et d'un goût délicieux; on peut l'accompagner d'un petit vin rouge.

Voilà. Y a pas de photos parce qu'on a tout mangé.

VD.

jeudi 23 octobre 2008

Pain d'épices avec plein d'épices

La cuisine, c'est un peu pour moi ce que le tiercé est à Omar Sharif.
Généralement, je prends une recette et après je l'adapte selon mon humeur créative du moment (en réalité, - et je concède que c'est moins glamour - c'est selon les ingrédients à ma disposition).

Aujourd'hui, place au Pain d'Epices.

Ingrédients (selon marmiton.fr) :

- 250 g de miel (d'un goût assez fort, bruyère par exemple)
- 10 cl de lait chaud
- 100 g de beurre fondu
- 200 g de farine
- 1/2 sachet de levure
- 50 g de cassonade
- 1 oeuf
- 1 pincée de sel
- cannelle, gingembre, clou de girofle, noix de muscade...

Pour ce qui est des épices, j'achète un petit sachet chez Artisans du Monde qui est un assortiment d'épices type cannelle, clou de girofle, noix de muscade.
J'en mets beaucoup, parce que tel est mon choix et dans la vie, oui, dans la vie, il faut faire des choix, c'est pas moi qui le dit, c'est François Hollande, dit Flamby, bientôt outsider d'un parti politique dont j'ai l'impression qu'on oubliera jusqu'au nom d'ici à 2010.
D'ici là, peut-être que d'autres partis émergeront dans un cercle vertueux de génie créatif aux mille idées foisonnantes sur la société, la liberté, l'égalité et la fraternité. Non, je raye fraternité, ça commence déjà à disparaître.

Revenons à la cuisine.

Préparation :

On mélange tout dans la cuve d'un robot jusqu'à ce que ça fasse une pâte lisse sans grumeaux.
Oui, tout cela est très simple, mais attention à toute distraction : j'ai oublié l'oeuf la dernière fois et un pain d'épices sans oeuf, c'est un peu comme une miss météo de Canal + : c'est bizarre.
Bon j'arrête là, ce post va nuire à ma réputation.

Ah j'oubliais : au four, 35 minutes, 180 degrés.

Photo à venir. Ou pas.

VD.

dimanche 17 août 2008

Flam's, sale traître


Il y a un an ou deux, on a découvert Flam's un soir près de Saint Lazare : il était tard, il faisait froid et on avait faim. Depuis, c'est devenu notre QG et un défi permanent.

Explications: Flam's c'est une chaîne de petits restaurants aux couleurs chaudes (jaunes et rouges), avec des jolies tables en bois, qui propose des menus de flammekueches à volonté. D'où le défi, vous comprenez. Pour les profanes, les flammekueches sont à l'origine une spécialité alsacienne : une pâte extrêmement fine, recouverte d'une couche de crème fraîche, des petits lardons et du gruyère, le tout passé quelques secondes dans un four brûlant.
Après, ça se décline en : crème + lardons + roblochon + pommes de terre ; crème + lardons + champignons + gruyère ; crème + lardons + chèvre + miel ... etc

Avant à Saint Lazare, il y avait une affreuse serveuse qui ne souriait jamais, et une vieille chaîne hifi qui grésillait des tubes de kékés; heureusement, la révolution est en marche.
Le seul problème, c'est que le "à volonté" est extrêmement traître : on essaie toujours de battre le record de la fois précédente.

Moi : 5
Bien-Aimé : 7
(D'après la serveuse, le record absolu jamais inégalé : 12.)

Attention, pour la survie de candidat, il faut impérativement prendre la coupe colonel en dessert (glace au citron noyée dans de la vodka) sinon, tu ne te lèves pas, jeune téméraire. Tu restes cloué à ta chaise et on se ressert encore et encore des flammekueches jusqu'à ce que mort s'en suive. Et la nuit, tu fais des cauchemars où on te force à ingurgiter des flammekueches qui parlent. Redoutable.

VD.

samedi 19 juillet 2008

Des douceurs chocolatées

Malgré le nombre gigantesque de livres de cuisine un peu partout dans les bibliothèques de Bien-Aimé, il n'y a parfois pas tout. C'est alors qu'on a recours à Marmiton-le-mignon qui est un site rassemblant les recettes d'internautes cuisiniers.
Le problème est le même que sur Wiki-mon-ami : parfois, ça déconne. Genre les cookies au choco suintant le beurre, trop sucrés (et que j'avais brûlé au four par dessus le marché).
Aujourd'hui, j'ai enfin réussi une recette (aménagée par mes soins) alors j'en profite, je vous la livre, avec la photo qui va avec qui est tout bonnement superbe, on dirait une photo de bouquin de cuisine! ahaha c'est merveilleux. Je m'extasie de tout ceci.

Passons aux choses sérieuses.


(Je ne sais pas si vous voyez sur la photo le petit morceau de chocolat qui est prêt à fondre dans votre bouche, mais moi je le vois)

I. PRÉPARATIFS

1) 1 plan de travail assez grand : pas un coin de la table, ni une petite table bancale grosse comme une feuille A4, ni le dessus du sèche-linge et encore moins la plaque de cuisson, surtout si c'est de la vitrocéramique. C'est fragile la vitrocéramique.

2) On se lave les mains avec du savon doux pour la peau, on met un tablier sur sa nouvelle jupe achetée à moins 60% en Belgique mais qui est de toute beauté.

3) On branche Roger le robot. Ou si on est pauvre, on prépare un cul de poule (un saladier, n'allez pas martyriser un volatile).

4) On aligne les ingrédients sur la table pour éviter de courrir à droite à gauche quand Robert commence à fumer en mélangeant tous les trucs durs vu qu'on a oublié les liquides :

- 180 g de farine
- 1/2 paquet de levure chimique
- 70 g de cassonade
- 1 oeuf
- 25 g de beurre fondu
- 1 banane coupée en ptits morceaux
- 100 g de chocolat à cuire qu'on coupe également en ptits morceaux (ou 200g si on a un problème de dépendance)
- 8 cl de lait


5)
On préchauffe le four à 180 degrés.

II. On fait le gateau

1) On met tous les ingrédients dans le bol de Roger et on lui intime l'ordre de tout mélanger avec vigueur et rigueur.

2) Pendant que Roger travaille, on ne fait pas des blagues sur les belges en s'appuyant contre le four brûlant, on prend 4 ramequins, qu'on beurre, et qu'on farine légèrement.

3) Quand la pâte est bien homogène (le lait permet que la pâte ne soit pas trop dure, vu la pauvre quantité de matière grasse rassurante pour les esprits au régime comme moi), on divise la pâte en 4 dans les ramequins.

4) Hop au four pour 20 / 25 minutes chaleur tournante à 180 degrés.


A servir avec du café pour les amateurs ou avec un délicieux thé à la Mirabelle, que l'on trouve dans tous les magasins de qualité.

Votre dévouée.

mardi 3 juin 2008

Des étrangetés culinaires


Fatum! fatum!

J'adore cuisiner, d'ailleurs maintenant que Bien-Aimé et moi on a un robot Kenwood qui fait tout (il ne manque que la fonction « je-nettoie-la-cuisine »), on va faire des brioches, des pizzas, des gâteaux par milliers. Le problème est que j'ai une certaine tendance à oublier les préparations au four, à tout brûler, à retapisser les murs, à oublier des ingrédients, à me rendre compte que j'ai pas les bons ingrédients, à les remplacer par d'autres...
Une fois j'avais voulu faire une mousse aux framboises, mais j'avais pas vu que c'était une recette pour 12 personnes alors qu'on est que deux, du coup j'avais pas de récipient assez grand, et j'ai eu la mauvaise idée de mettre le batteur électrique dans une pâte très liquide : direct en volume maximum « pulse ». J'ai repeint les murs en rose. Le pire c'est que du coup, j'ai tout mis au frigo (comme indiqué), j'ai tellement bien réparé les dégats que c'était tout propre mais quand j'ai sorti la « mousse » du frigo, c'était une énorme soupe aux framboises. J'avais pas mis les feuilles de gélatines.
Là, pour les copains, je me suis dit que j'allais faire un clafoutis aux cerises. C'est très simple à faire le clafoutis : des oeufs, du lait, du sucre, un peu de farine, les fruits et au four. Seulement là, j'ai mis des cerises surgelées, qui sont en train de noyer mon gateau avec leur jus. Voilà une heure que ça cuit, ça commence à brûler au dessus et c'est liquide au milieu. Dans deux heures je dois être chez Isa, les magasins seront fermés si je veux acheter un gateau tout fait.
J'ai envie de rire et en même temps, mince, ça se trouve je suis la seule à amener du sucré.

Edit une heure plus tard : j'ai sorti le clafoutis du four, il est retombé comme crêpe, brûlé sur le dessus, lourd comme un boeuf et dur comme de la pierre. Je sens qu'on va manger des Marshmallow grillés.

Votre dévouée, qui ne ménage pourtant pas ses efforts.

lundi 16 juillet 2007

Dîner chez les grecs


On est d'abord parti du postulat qu'on ne survivrait pas à une fondue savoyarde par 35 degrés à l'ombre, même si le fromage est la base de notre alimentation, c'est alors qu'un grand type hurlant "hopaaaa" a surgi devant nous en nous promettant monts et merveilles, voire même une chandelle.
On est donc allé dîner chez les grecs, ce 14 juillet, un peu avant le concert de Polnareff qu'on n'a pas vu, et dont on n'a même pas vraiment vu la scène, coincée entre des millions de gens. Oui, des millions. Le décompte officiel annonçant 600 000 personnes prouve qu'il n'y a pas d'épreuves de calcul dans le concours d'entrée dans la police.
Bon, je narre la soirée, ça vaut le coup: on s'assoit à la table du restau, avec musique traditionnelle jouée par deux vieux dans un coin, sous une guirlande de vigne avec des guitares et des chansons typiques. Soudain, alors qu'on s'attendait à avoir la carte pour choisir notre repas, le type qui hurlait tout le temps "hopaaaaaaaa" en tapant très fort dans ses mains s'accroche à une rangée de cloches de vache qui pendait entre deux colonnes. Là, celui qui mangeait tranquillement en dessous, a fait un bond de quelques centimètres avec sa chaise. Ses copains ont rigolé et nous on s'est dit que ça devait être le fou du village qu'ils avaient importé de Grèce pour distraire le touriste américain.
En fait ils étaient tous comme ça.

C'était pas un simple restaurant familial avec des serveurs aux accents chantant. Non, on s'est retrouvé dans un film avec des mafieux, un remake du Parrain version grecque et gastronomique. Déjà, on aurait dit qu'ils étaient tous frères ou cousins, avec la même tête, la même ombre laissée par la barbe, les mêmes cheveux dans le cou, la même chemise entrouverte.
Ils étaient au moins dix, il y avait aussi une petite jeune femme, qui parlait avec un fort accent, très calme, très très calme, mais pas neurasthénique, simplement quand elle parlait, tu l'écoutais, à mon avis il valait mieux pour toi. Genre comme les corses dans Astérix.
Ils avaient tous du gel dans les cheveux, plaqués sur leurs crânes, (même la fille), un était chargé de notre commande, un autre de crier "hopaaaaa" pour rameuter les clients, un autre dansait et invitait des filles, un autre s'occupait du bar... Celui-là, c'était le sosie de Sonny, le fils de Don Corleone.
Nous, on rigolait bêtement en les regardant sautiller en tapant des mains, jusqu'à ce que mon amoureux me fasse remarquer que celui avec son polo rouge, qui ressemblait à Sonny, tu savais pas s'il allait rigoler en te donnant une tape dans le dos ou te casser la gueule. C'est le genre de type avec qui il vaut mieux être ami, même quand il rit. Surtout quand il rit, à bien y réfléchir.

Enfin, excellente soirée, à part que les assiettes pouvaient contenir de la nourriture pour dix personnes et à part le dessert qui ressemblait à une petite motte de sable, mais c'était pour goûter une spécialité.

Votre dévouée, adepte de la grecque-attitude.

vendredi 12 mai 2006

Le café: troubles et délices.

Si tu veux tout savoir sur le café, ce liquide noir imbuvable sans sucre, tu vas voir l’ami Wiki qui t’expliquera tout: de l’arbre à l’importation, jusqu’au gout que tu ressens quand tu en bois.
Le café, allié à la vitamine C durant les périodes de révisions (plus précisément d’apprentissage de cours), permet à l’étudiant de se réveiller à 7h du matin sans avoir l’impression d’être passé sous un rouleau compresseur. Du moins après cinq minutes d’attente afin que la caféine produise son effet miracle. Etourdi par tant d’efficacité, l’étudiant oublie la modération, (mère de toutes les sagesses) et souvent, dans un élan inspiré, se sert 5 expressos en 6 minutes. Là est l’erreur: son coeur s’affole, la tête lui tourne, une sueur froide coule le long de sa colonne vertébrale et il finit étendu sur le carrelage de la cuisine, la cage thoracique se soulevant à une vitesse bien trop grande.
L’étudiant est un bambin, sans aucun bon sens mais avec une candeur attendrissante qui le pousse à donner sa confiance à tout produit tout en ignorant ses effets secondaires. Ca, Wiki ne le dit pas, heureusement que je suis là.