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mardi 6 janvier 2009

Dicton du jour et plainte météorologique

Dicton du jour :

Par temps de verglas, reste chez toi.

Je proteste vigoureusement contre la dégénérescence climatique qui m'oblige à porter deux paires de chaussettes sous mes bottines, qui m'oblige à moucher mon nez froid et rouge, que je ne sens d'ailleurs plus tant il est gelé, cela au milieu d'une bourrasque sibérienne qui rabat mon écharpe sur mon doux minois alors que mon bonnet glisse, lui, sur mes yeux et que mes doigts engourdis laissent tomber le dit mouchoir avant que sa mission ne soit accomplie, dans une flaque de neige fondue, polluant ainsi Mère Terre et me condamnant à renifler comme les gueux.

Allez, au boulot, y a plus qu'à prier pour que le soleil revienne.

Ce post était inutile mais en fait, j'en profite pour passer mon annonce : je cherche des subventions pour ma survie puisqu'il parait que je ne recevrais aucune rémunération pour mon stage de 6 mois, ce qui est scandaleux. Je n'ai plus qu'à faire barwoman la nuit.

VD, qui compte sur vous.

jeudi 27 novembre 2008

Note : ne pas désespérer.

Ah lala. Période difficile. Charnière. Le genre de période où ne sait pas où on va et qui on va devenir, où on fait des choses qu'on n'aime pas faire : envoyer des cv, passer des coups de fils, insister, se heurter à des tons pas sympathiques, à des portes closes, à des personnes récalcitrantes, à un mépris sans borne.


J'ai la migraine, que je soigne avec des tasses de thé brûlant et des romans fleuris. Je me dis parfois, souvent, que j'aurais dû faire autre chose, que j'aurais dû fuir à toutes jambes devant l'idée de passer ce concours.
Et puis non. Mince, si j'avais eu des supers pouvoirs, j'aurais fait superman comme métier alors on fait avec ce qu'on a.

D'ailleurs, je me disais l'autre jour, que le monde est quand même peu aventureux, que les gènes sont frileux, que ce serait pas mal quelques mutants à écailles ici ou là, histoire d'instaurer un peu de diversité. Le monde devrait ressembler à ces histoires de science fiction qu'on trouve dans les bonnes librairies avec plein de dimensions, des méchants avec des combinaisons anti-nucléaires et des rêves de vengeance et des gens dépassés qui se demandent où aller (et des histoires d'amour impossible ! mais ça, c'est moi qui rajoute).

Bon. Pfffff

Votre Dévouée, dont personne ne veut.

mardi 4 novembre 2008

La poste.

La grande poste, par opposition aux petites annexes de quartier envahies par les mémés aux heures de pointe, est située dans un immense batiment en pierres brunies par des années de pollution. Les fenêtres sont cachées par d'épais barreaux de fer, comme en prison et la porte à l'origine transparente est recouverte d'une couche de crasse qui lui donne un aspect brouillé parsemé de traces de doigts.
C'est le genre de portes sur lesquelles les gamins aiment écraser leurs junéviles visages en tirant la langue pour bien lécher toutes les bactéries qui s'y trouvent.

Quand on entre dans la grande poste, on ne sait déjà pas où aller : devant, il y a un mur en verre, des deux côtés il y a deux couloirs exigus jonchés de collissimo d'exposition. Bien sûr systématiquement, je prends la sortie pour l'entrée et je me cogne à la pancarte vantant les mérites de la banque postale qui est suspendue à 1,75 mètres du sol.
De là, une marque rouge au front, je fais comme si de rien n'était pour constater qu'environ 25 personnes attendent en file indienne, patiemment, les mains croisées sur leurs bedons, l'oeil rivé à l'horloge en plastique clouée sur un mur couleur vert sale.

Certains soufflent, le sourcil froncé et la mine inquiète. D'autres, résignés, assis sur des chaises d'un bleu électrique qui rappellent les décos de Valérie Damidot, ont le regard vide et les traits avachis. Ils se demandent probablement pourquoi ils ont voté Sarkozy, pourquoi le service public n'a de public et de service que le nom, pourquoi il n'y a qu'un seul guichet ouvert sur dix, pourquoi il n'y a pas de système d'aération, pourquoi le type à côté renifle sans cesse avec un bruit dégoutant qui donne envie de vomir, pourquoi le gamin dans sa poussette n'arrête pas de brailler, pourquoi ils attendent tous depuis trente, quarante-cinq minutes voire une heure, pourquoi la file n'avance pas, qu'est-ce qu'ils font là, qu'est-ce qui sent comme ça. L'urine. Il y a des relans d'urine qui vous soulèvent le coeur à la grande poste, comme dans certains couloirs du métro.

A la grande poste, il n'y a qu'un seul guichet d'ouvert sur dix à 13h30 de l'après-midi, quand les gens sont pressés de reprendre le boulot et qu'ils ont pris sur leur pause déjeuner pour poster un colis à tante Amaranthe.

L'Etat n'a plus d'argent pour payer un deuxième guichetier. Bon, c'est vrai que quand l'Etat a besoin de sous, brusquement, il en trouve, par millions, mais en fait, non, bon peuple, il n'y a pas d'argent, c'est pour ça qu'il faut laisser tomber en ruine les bâtiments publics, fermer les antennes postales pas rentables, supprimer des postes de profs, notamment de profs spécialisés. On s'en fiche des profs, de toute façon, hein, peu importe l'éducation du peuple : moins le peuple apprend à réfléchir, moins on n'a de problèmes pour le gouverner.

Il est où le service public, dis? Il est où ?
Pendant ce temps là, le budget de Nabot explose, faut dire qu'il court Nabot, il brasse de l'air, ça coûte cher. Des résultats? Pourquoi des résultats? Vous voyez bien qu'il fait ce qu'il peut. "Lui, au moins, il fait quelque chose". Oui, il brasse. Il donne un dernier coup de pied dans le dos du service public moribond déjà à terre et repart. Vite ! L'International l'attend, avec sa "belle épouse", dixit Sarah Palin entre deux gloussements.

VD.

vendredi 17 octobre 2008

Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle

Hier, j'ai vu un reportage sidérant sur des filles de 28 ans qui se faisaient injecter du botox ou qui dépensaient 165 euros en produits "anti-rides".

Vieillir, c'est un problème pour tout le monde, après on vieillit tellement qu'on meurt, qu'on nous enterre dans un trou avec un nom dessus et un jour le temps aura effacé le nom, il n'y aura plus rien dans le trou, plus personne qui se souviendra de nous, et tout ceci est cauchemardesque.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai 17 ans, je viens de réussir mon bac, c'était génial.

Le second problème (à part celui - de taille - de mourir un jour), c'est que les magazines féminins ne montrent jamais de femmes avec des rides. Même Nathalie Baye (une des plus belles actrices de sa génération) a un visage lisse de poupon dans les pages glacées de "Elle".
Hé Bien-Aimé, je te somme d'arrêter de t'esclaffer car je ne me suis pas réabonnée. Non mais.

Il n'y a pas de nuances en fait : c'est ou Nathalie Baye, ou Claudia Cardinale (aaaaaaaaahhhhhhh). Bon, il faut accepter de vieillir mais il y a quand même des limites : CC, par exemple, devrait éviter de se maquiller comme le Joker, parce qu'après on va dire aux enfants : "si tu manges pas ta soupe, CC va venir te chercher!".
Pff jdis n'importe quoi, j'ai le droit, c'est ma semaine de repos après 2 ans sans vacances.

Non mais, comprenez donc mon propos, chers lecteurs : se faire botoxer à 28 ans pour ressembler aux filles des magazines retouchées par Photoshop, c'est ridicule. Se faire botoxer pour avoir l'impression de reculer face à une échéance certaine et morbide, c'est moins ridicule mais c'est un leurre.

Se mettre des crèmes vers la cinquantaine pour éviter de ressembler au Joker, oui d'accord. Une petite intervention toute en discrétion oui hein, pourquoi pas, faut pas être sectaire non plus, mais il faut raison garder. A 28 ans, attendez je vérifie sur ma carte d'identité : oui, ce serait comme si dans 4 ans, j'étais vieille !
-> rire incrédule.
Non. Non, de toute façon j'ai 17 ans donc tout va bien. Lalala.

Vous savez de qui c'est la faute tout ça? A part la faute de la mort et des magasines? C'est la faute des hommes ! (J'entends déjà les cris d'indignation de la gente masculine)

Un jour, lors d'un interview, un excellent acteur français est descendu d'un coup dans mon estime, il s'est écrasé à - 50 points pour une phrase pronconcée d'un air satisfait : il retrouvait sa seconde jeunesse depuis qu'il était avec une fille de 20 ans de moins que lui, et qu'il comprenait maintenant pourquoi ses potes le poussait à prendre une jeune maîtresse.
Et dire que c'est un des acteurs les plus talentueux de son époque, c'est déprimant de voir que l'homme, derrière l'acteur, peut se révéler être une sombre ordure.

La société fabrique des névrosé(e)s, c'est pas nouveau. D'ailleurs je mets une part de responsabilité sur le dos des hommes mais à mon avis, c'est en train de se retourner contre eux vu l'explosion des ventes d'anti-rides pour hommes et des fréquentations dans les centres de beauté.

Bon, voilà, ça change de parler du KRASH-BOURSIER-COMME-EN-29 qui, selon les médias depuis quelques semaines, dirige la terre vers un trou noir.
On finira sur la route (attention, référence littéraire ;) n'est-ce pas Sandrine).


Mince, mon post est affreux. C'est parce que cette nuit j'ai fait un des cauchemars les plus horribles de toute ma vie (et Dieu sait que les cauchemars, ça a longtemps été ma spécialité, avec le muffin à la cannelle).

Sur ces bonnes paroles bien réconfortantes, bonne journée.

VD.
V. comme Vendetta !

mardi 14 octobre 2008

La SNCF et ses bornes damnées

Je suis tributaire de la SNCF sur les longues distances, tout simplement parce que soit disant que je prenais les virages sur deux roues en voiture ! N'importe quoi, je maîtrisais parfaitement la situation : je pouvais même prendre les virages sur deux rouges, avec une main sur le volant et une autre me massant la nuque ! C'est dire ma dextérité.

Malheureusement, ils n'ont pas voulu me donner mon permis (ça fait de cela quelques années), les couards!
Bref, vexée, je prends le train.

J'aime bien sauf quand il y a des gens qui sentent mauvais ou qui s'endorment sur mon épaule. Ou quand il y a des jeunes gens qui mettent de la tecktonik au volume maximum. Ou quand il y a des gens qui racontent leur vie intime au téléphone (Nooooon je ne veux pas savoir si elle porte une petite culotte!). Ou quand des profs corrigent leurs copies et les étalent partout, même sur mon emplacement à moi, sous principe qu'ils ont du travail et que ça me dérange pas. Hein, ça ne vous dérange pas mademoiselle? Ben non voyons, je ne voudrais pas m'opposer au dur labeur d'un honnête dispenseur de savoir.

La SNCF a mis en place des guichets aux horaires réduits de façon assez ubuesques : genre 10h05 - 11h50 / 14h30 - 15h55. MAIS la SNCF a aussi installé des bornes. Youpi.

Vous savez, ces bornes jaunes qui pullulent dans les gares : c'est pratique, et puis depuis le temps, on a pris l'habitude de parler aux machines. Moi-même, il m'arrive de les supplier d'arrêter d'émettre un bip sonore retentissant dans toute la gare quand je dois composer mon code bancaire!

Dimanche, entre deux muffins et trois épisodes de séries télé, je suis allée jusqu'à la gare pour changer mon billet TGV, par pure convenance personnelle.

J'insère mon billet, je clique sur "échange", ça me valide l'opération, je trouve ça fantastique, je me délecte des nouvelles technologies et admire l'architecture de la gare en sifflotant, lorsqu'apparaît sur l'écran un message aussi étrange qu'inattendu : "erreur imprimante, veuillez vous rendre au guichet avec le reçu suivant".

Ce qui était drôle, c'est qu'il n'y avait pas de guichet TGV ouvert, ni de reçu émis. Ni de billet TGV d'ailleurs. J'ai donc couru jusqu'au guichet "billets Ile de France" et la seule chose qui est sortie de ma bouche stupéfaite est : " oh, la machine a mangé mon billet !". Le type a entrouvert les yeux en etouffant un baillement et s'est levé de sa chaise.

S'en est suivi une heure de démontage de la machine, farfouillage dans l'imprimante, jusqu'à ce qu'une dame de la SNCF qui restait les mains sur les hanches à regarder son collègue bricoler, se tourne vers moi pour me dire d'un air courroucé : "ah non mais franchement, ces gens qui utilisent les bornes SNCF et qui se plaignent après que ça marche pas ! Vous auriez été au guichet, on vous l'aurait fait votre échange!".

J'avoue, je me suis énervée. Une vague de colère et d'indignation est montée en moi contre cette femme incompétente et arrogante qui ne fout rien de sa journée (vu que la gare était en travaux et qu'aucun train ne circulait, il n'y avait personne à qui donner des renseignements), et qui venait me dire, à moi, cliente de la SNCF, que j'étais en tord parce que j'avais utilisé une borne de la SNCF !

Je crois qu'on a atteint le fond de la bêtise humaine. Je lui ai crié dessus que j'étais dans mon droit d'utiliser une machine SNCF - TGV d'autant plus que je n'avais pas le choix vu que le guichet TGV était fermé et que si je m'étais présentée au guichet Ile de France, elle m'aurait envoyée bouler.

Mais surtout, la SNCF est responsable du bon fonctionnement de ses bornes : elle laisse le choix au client entre borne et guichet (et pas le choix quand il n'y a pas de guichet ouvert), c'est à elle d'en assumer les conséquences. Pas à moi.

Là, elle a fui avec ses petites jambes potelées et son courroux inapproprié.

Le type de la SNCF avait basculé tête la première dans la machine que je bouillais encore d'indignation, les bras croisés et les lèvres pincées.

Finalement, il m'a dit : j'appelle l'autre gare, allez-y, le guichet TGV est ouvert, ils vont vous refaire un billet. Bon. 15 minutes de marche, j'appelle Bien-Aimé, je lui raconte, il rigole (finalement c'est drôle l'idée de dire à un client que les bornes SNCF c'est pas de la responsabilité de la SNCF).

Arrivée à l'autre gare, le guichet TGV était fermé. Une guichetière me dit encore : "ohlala vous avez utilisé une borne?" comme si c'était un truc incroyable qu'ils ne maîtrisaient pas du tout.
J'avais l'impression qu'elle allait me dire : "ohlala les bornes vous savez, on ne sait pas d'où elles viennent, un jour elles sont apparues dans la gare et depuis on n'a que des problèmes, faut pas les utiliser, on ne sait pas qui les a installées".

J'ai même pas crié. Toute la fureur de mon cerveau est descendue dans mes yeux et a crispé mon visage entier. J'ai eu l'impression que les yeux devenaient noirs, comme dans les films de science-fiction. Soudain, un type a jeté une pièce et a balancé à la guichetière (alors que j'étais en grande discussion houleuse avec elle) : "c'est pour faire de la monnaie pour les toilettes!".

Je me suis redressée de toute ma taille (et je fais 1,80 m) et j'ai lentement tourné la tête vers l'insolent. C'était vraiment pas le moment de me doubler et de m'interrompre surtout pour une histoire de vessie. Je n'ai rien dit, il a filé. L'affreuse guichetière a vite arrêté de ricaner avec sa collègue et j'ai demandé à ce qu'elle trouve une solution rapidement.

Elle a marmonné un truc, et a appelé la "responsable", qui est arrivée avec un petit calot bleu perché sur un brushing des années 80, ce qui m'a instantanément déridé.
J'ai dû racheter un billet et je me suis assurée que le billet "avalé" par la Borne-De-La-Mort-Qui-Tue me serait remboursé.

Lundi matin, l'Empereur, sa femme et le P'tit prince, sont venus chez moi, pour me serrer la pince...

Lundi matin donc, à 9h15 précisément, je reviens à la gare et je demande le remboursement de mon billet avalé et vite, parce que j'avais mon TGV à prendre.
Curieusement, les guichetiers du lundi sont plus réceptifs que ceux du dimanche. Plus polis aussi, plus efficaces, plus professionnels. Surtout, ils ne nient pas que les bornes SNCF appartiennent à la SNCF.

Bref, j'ai reçu mon nouveau billet ce matin.
Je retiens quand même la grosse dame avec ses mains sur les hanches : "Vous utilisez une borne SNCF et après vous vous plaignez qu'elle ne fonctionne pas!".
C'est très drôle. Je n'aurai jamais pensé à dire un truc pareil.

C'est comme une banque qui a une borne de retrait automatique : la borne ne vous délivre pas l'argent, vous vous en plaignez au guichetier qui vous répond : "mais mon Dieu, vous avez utilisé une borne, malheureuse? nous on ne répond pas des bornes, on ne les connaît pas, on n'est pas responsable!".

On devrait faire un recueil des répliques cultes des guichetiers de la SNCF.

Votre dévouée, aux yeux noirs de fureur. AHAHAHAHAH -> rire diabolique.

vendredi 12 septembre 2008

L'avenir sourit aux audacieux.


Bon voilà j'ai juré que j'en parlerai pas, mais c'est lundi et là, j'ai la "trouille" comme disait l'horrible chirurgien qui un jour m'avait secoué mon bras mort.
Il avait beuglé : "C'est pas cassé ! c'est juste la trouille!". Connard. Six mois après j'ai encore mal de temps en temps, la faute à un méga-gigantesque hématome interne qui partait de mon avant-bras jusqu'à je sais plus où.

Bref. J'ai la trouille. Vous allez me dire, y a pire dans la vie (quoi que la plupart d'entre vous, vous ne savez pas de quoi je parle, c'est normal), oui mais bon, quand même. Si jamais... hein, je vais faire quoi de ma vie professionnelle?
Restons calme, plusieurs choix s'offrent à moi :

1) Faire une thèse sur le procès pénal dans la société yéménite du 18eme siècle.

2) Me vautrer dans un canapé pour le reste de mes jours, avec des bouteilles de Macvin (mon péché mignon) et tous les bouquins pour filles existant sur la terre.
J'aurai plus qu'à sombrer dans un romantisme teinté d'alcool qui m'abrutira et me déconnectera de la société qui d'ailleurs économiquement, va mal. C'est pas moi qui le dit, c'est Canal.

3) Passer des concours administratifs.
J'en ris d'avance. Je vois déjà la cage à lapin qui me servira de bureau, dans un immense complexe bétonné des années 70, au 10ème étage avec une fenêtre qui ne s'ouvre pas. Mes collègues me détesteront car je refuserai d'aller à leurs séances de Karaoké le samedi soir et je mangerai seule à la cantine, des épinards surgelés.


Oui, j'en fais trop. Je ferais mieux d'aller me faire un petit cas pratique.

Votre dévouée, qui pense sérieusement à demander une contribution financière à ses lecteurs afin de financer son train de vie et ses paires de chaussures.

mardi 5 août 2008

Peine perdue

J'ai tenu 10 minutes devant le reportage de la 3. Deux types se présentant comme intellectuels, vont aller acheter une femme russe.
Le principe en lui même est révoltant, mais les propos des deux types le sont encore plus. Je résume : les femmes françaises sont trop libres, trop sophistiquées, trop matérialistes, donc la solution à ce fléaut est d'aller chercher la femme soumise en russie.

Il y en a un qui cumule les réflexions bassement sexistes et insultantes pour toutes les femmes : selon lui, le comble serait que la femme travaille et que l'homme "gère l'intendance" à la maison. Il faudrait selon lui, se calquer sur la société "animalière organisée" : je cite : le mâle mange en premier et si la femelle approche, elle se prend un coup.
Un grand philosophe se révèle.

Autre réflexion : oh celle-là est vraiment trop triste, elle m'a regardé avec des yeux de cocker toute la soirée, c'est la moins belle des plus belles que j'ai sélectionné.
Quant à l'autre type, il a choisi des chemisettes en fonction de la morphologie de la femme russe sélectionnée : mince avec une forte poitrine.
Voilà.

Au XXIeme siècle dans un pays comme la France, intégré dans l'Europe, fondateur de la Déclaration des droits de l'homme, qui parle à tout va d'égalité, il y a encore des connards pour considérer la femme comme un sous-être dont la fonction principale est de procurer un plaisir sexuel à l'homme.

Quand j'ai vu la tête de la première fille russe, j'ai cru qu'elle allait pleurer. Et moi avec.
Quand la femme est traitée comme un objet sexuel dans un autre pays, on se dit que l'évolution va venir, que la situation va s'améliorer, et puis on regarde deux français qui prônent à la télé le retour à une société à la cromagnon. Je les vois bien assomer une fille pour la ramener dans leur caverne.

Ce qu'ils font ces deux types, et les gens de l'agence matrimoniale avec, c'est non seulement encourager les discriminations entre hommes et femmes, abuser de la détresse de jeunes femmes poussées à des extrêmités par des difficultés économiques mais en plus tenir un discours ultra-conservateur choquant et dégradant pour les femmes.

Je pourrai entrer dans une colère noire toute seule dans mon grand appart vide, prôner la fermeture de telles agences mais ça ne servirait à rien. Il faudrait que tous les hommes comprennent et acceptent que les femmes ont la même valeur qu'eux, ont droit au même respect, à la même ascension sociale, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans la société.

Toutefois, force est de constater qu' il y aura toujours des imbéciles pathétiques, des neurones hermétiques à toute réflexion sur le thème de l'égalité, des êtres englués dans leurs certitudes absurdes, comme des cailloux dans les chaussures de la société, un reste de merde dans le creux de la semelle.

Le combat pour l'égalité est de ceux qui ne finissent jamais.
Et j'espère que ce n'est pas une prédiction, j'aimerais qu'une fois pour toutes on insère l'info dans le cerveau de tous.

Votre dévouée, écoeurée.

lundi 12 mai 2008

La Fnac et les livres


La Fnac est un commerçant. Il me vend un produit, fait un bénéfice dessus et tout va bien dans le meilleur des mondes.
En fait non, tout ne va pas bien : la Fnac ne vend pas que des CD, des DVD, des logiciels, des jeux, des télés, des engins électroniques, photographiques, numériques, fantastiques, la Fnac vend des livres. De la littérature, forme particulière de la culture, qui procure des émotions, qui fait penser, rêver et réfléchir, sur tout, sur la société, sur la vie, sur le monde, sur les gens.
Je ne vais pas faire un exposé sur le prix exhorbitant des livres (tous, y compris les poches qui montent à 12 euros quand Ô grand Dieu il y a plus de 200 pages !), je suis attérée par un autre sujet, plus spécifique à la fnac.

La Fnac vend à un prix peu attractif une carte de fidélité, qui donne des points en fonction du cumul d'achat, et au bout d'un certain nombre de points, on a droit à un chèque cadeau, à la somme modique comparée à la somme dépensée.
Il y a 3 ans, je l'ai prise, essentiellement car j'achète pas mal de livres, mais depuis quelques mois, ils ont supprimé le cumul de points pour les achats de livres, c'est à dire que vous recueillez des points quand vous achetez des CD, des DVD des bricoles, mais pas quand vous achetez un livre.

Outrage! J'ai écris une lettre indignée au service client qui m'a répondu en langage diplomatique quelque chose comme : si vous êtes pas content, on s'en balance.

J'ai continué à acheter à la fnac, parce que la Fnac est toujours sur mon chemin, toujours ouverte, toujours plutot bien achalandée.

Et aujourd'hui, en allant acheter des livres, la caissière m'informe que ma carte de fidélité est périmée, si je veux la renouveler, je dois payer. Je dis non, de toute façon, elle ne me sert à rien. La caissière (dont le visage était aussi expressif qu'un vase en terre cuite) m'annonce alors que je n'aurai pas de réduction de 5%, même avec une carte étudiant.
Stupeur et indignation !

La politique de la Fnac est donc de ne pas encourager les gens à lire, voire de les décourager avec leur système de carte de fidélité qui ne prend pas en compte de tels achats.

Si j'étais corse, j'aurai déjà plastiqué leur bâtiment, mais je vais juste aller voir ailleurs, dans une librairie, une "vraie", avec des gens qui aiment lire, qui connaissent les auteurs, qui s'intéressent aux livres.

Votre dévouée, qui a perdu un peu de son précieux temps.

lundi 5 mai 2008

Inversement des rôles en matière de restauration

Je vais faire ma mégère et balancer un affreux, apocalyptique constat : dans les restaurants, le client n'est plus roi. Quelque soit la somme qu'il débourse j'entends : évidemment, si vous allez au fast food du coin pour vous gober deux frites molles alourdies de graisse et de produits chimiques, tant pis pour vous.
En revanche, si vous allez en famille (accessoirement avec votre bien aimé et vos parents) dans un joli petit restaurant fraîchement ouvert et qui recueille les suffrages de la ville entière, c'est plus énervant.

Près de 2 heures et demie pour un plat tiède, pâteux et fade, ça fait beaucoup. En plus ça forme une grosse boule compacte dans l'estomac, même le mien, qui est très entraîné à tout ce qui est pâteux, fromageux, crémeux et lourd.
En l'occurence, il s'agissait d'un restaurant qui se veut typiquement italien, avec des cartes rédigées dans la langue de Léonardo, une ambiance à la fois classique et méditerranéenne.
Peu de choix sur la carte d'ailleurs, mais ça c'est pas grave parce que de toute façon, avec Bien-Aimé et moi, ça se finit toujours par une pizza 4 fromages (ou 5).
Je suis surentraînée à la digestion de ce type de dégustation, pas fine (moins fine que le "risotto aux cèpes sur son lit de je sais pas quoi" de ma môman) et pourtant, pffff, cette impression d'avoir été forcée d'avaler une brique en mousse arrosée d'eau qui pique...

Jusque là, le client est toujours roi même si son mets n'est pas à la hauteur de ses espérances. Et puis c'est la faute au client s'il n'est pas assez téméraire pour dire son fait au cuisinier qui a appris à faire une pizza à Vladivostok.

Le plus gros problème, c'est que le client attend. Longtemps, très longtemps, au point de voir défiler les heures. Et le client va donc faire une remarque ferme mais polie à la serveuse qui arrive, le regard vide et la démarche bancale, et qui demande tout à fait machinalement un truc genre : "ça a été messieurs dames?".
Le client se redresse fièrement et dit la vérité (car le client est quelqu'un de franc, qui ne peut passer sous silence son sentiment profond) : "c'est un peu long".

Oulà ! Malheur ! Qu'a-t-il donc dit là ! On ne lance pas des accusations à la légère comme ça!
Bref, quelques grognements plus tard, une moue boudeuse et un oeil devenu plus rancunier que vide, des desserts sont préparés et servis avec une rapidité qui tend vers la précipitation et le poussage dehors du client.

Pas d'au revoir ni de bonne journée au client. Le client attend (beaucoup), mange (un peu), et paie (beaucoup).

Remarquez, comparé à Maître Kanter (qui est devenu mon cauchemar), ça passe encore si on a tout l'après-midi devant soi.

Votre dévouée, dont la notion d'apocalypse varie selon (je viens de lire le bilan du cyclone en Birmanie, ce qui jette un froid question vocabulaire).

vendredi 31 août 2007

C'est à boire qu'il nous faut

A la fac, ça bosse. On était le 30 août hier, quand fraîchement revenue de 3 jours de promenade, je devais passer impérativement à la BS ("bibliothèque de section" pour les profanes, c'est à dire une bibliothèque plus spécialisée que la BU, bibliothèque universitaire) afin de trouver quelque chose à dire dans mon mémoire. En fait, je cherche les dits documents depuis un mois, et la BS ne réouvrait que le 24 août selon les affiches placardées à la BU.
J'attends donc, avec flegme et circonspection, le 24 août. Jour où on me rétorque que non, la BS n'ouvrira que le lundi suivant, malgré les affiches. Divulgation de fausses informations, ça c'est fait. Je reste calme, je dis merci, je m'en vais pour attendre ailleurs.

Ce jeudi, je repars à l'attaque, dès 9h du matin, frâiche comme une rose. Je trouve porte close dans le batiment central, je marche, contourne, peste encore et retrouve porte close à une autre entrée. Je me penche à travers la vitre (de la porte) et remarque que la porte de la BS est, elle, ouverte et que la lumière est allumée.

Donc, résumons: un mois que je patiente et ils ont enfin ouvert la BS mais fermé les portes du batiment qui l'abrite. Ce serait drôle si j'avais pas un mémoire à rendre pour dans 2 semaines.
En fait, c'était drôle quand même, parce que je suis bon public.

Je suis allée à la BU et j'ai demandé pourquoi diable cette situation ubuesque? Ce à quoi la charmante documentaliste me répond: "ben elle est fermée la BS".
Depuis 5 ans que je perds mon temps ici, j'ai appris à garder mon calme.
Je lui décroche un brin nerveusement son affiche à la con, et lui dit que non, la BS est administrativement ouverte depuis le 24 et que de toute façon j'ai vu la porte ouverte.
Elle ne comprend pas la situation. Je me demande furtivement si je dois sortir une feuille et un crayon pour lui dessiner mon problème, mais je n'ai pas de feuille.

Finalement, elle prend son téléphone et appelle sa collègue qui lui explique que oui, la BS est ouverte mais ils ont bloqué la porte du batiment avec un caillou.
Non, ne me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. Je ne préfère pas savoir en fait.

Du coup, je vais mettre fin à suspens insoutenable: j'ai pu entrer dans la BS submergée de piles de revues reçues pendant les vacances. Deux heures plus tard, quand je suis partie, rien n'avait bougé puisque le personnel discutait vacances, soleil et cocotier dans le local des ordinateurs.

Bon. Dans un an, je suis partie. Il me reste un an. Pourvu qu'il ne me reste qu'un an. Pitié.


Votre dévouée, dont la main est soudée à son front.

vendredi 10 août 2007

Longue plainte

Contrairement aux apparences, je ne suis pas à vacances, je me morfond, seule dans ma maison hantée au plancher pourri infesté d'insectes ignobles. Bien entendu, il fait froid, moche, gris, il pleut, sinon ce serait pas drôle.
Historiquement, j'avais aussi un mémoire à faire, mais toutes les bibliothèques universitaires de France semblent être fermées, évidemment quand j'ai besoin de bouquins et de revues pour parvenir à faire un semblant de plan. Je suis coincée, perdue, et en plus, j'ai faim.
Et là, y a un oiseau qui vient de se prendre ma vitre, en direct, pendant que j'écris ce post plaintif. C'est assez impressionnant. Et étrange. C'est comme quand je reviens, la nuit tombée, d'une soirée entre amis (quand ils n'étaient pas tous partis en vacances...) et que la cour de ma maison est plongée dans l'obscurité et le silence, et que seul le néon de la cabine téléphonique au fonds, grésille avec un petit bruit métallique. Cette vision fait naître en moi l'image du tueur psychopathe de Scream avec son masque au visage déformé et au couteau sanguinolant. Conséquence inévitable: panique à bord.
En plus, je me dis qu'il vaut mieux pas que je courre, sinon le bruit de mes pas alerterait un éventuel maniaque, donc j'avance lentement, silencieusement, jusqu'à la porte de ma maison, en me demandant si mon coeur va lâcher d'une minute à l'autre.

Hihi. C'est cauchemardesque. Bon, ben voilà, je vais me refaire une troisième tasse de thé pour me réchauffer et perdre le peu de fer que j'ai dans les veines.

Votre dévouée, d'un pessimisme inégalé.

jeudi 2 août 2007

"La Poste...et la confiance grandit"

Confirmation: on passe toujours une demie-heure à faire la queue dans un bureau de poste pour retirer un colis, entre les petits vieux suintants, les bébés pleurant, les jeunes trépignant, les cons racontant très fort une conversation intime au téléphone.

J'imaginais, pour me distraire, mille façons d'assassiner froidement cette guichetière aux gestes lents, au visage dénué d'expression, aux lèvres peintes de travers dans une couleur orangée écoeurante, qui, complètement neurasthénique, passait dix minutes à timbrer une lettre, pour ensuite discuter avec madame michu de la santé de son cabot à trois pattes. La pauvre bête. Vivre avec madame michu, être goinfré de paté trois étoiles, être perpétuellement porté dans des bras secs alors qu'il n'aurait qu'une envie: gambader dans l'herbe en aboyant très fort. Mais madame michu lui ferme la gueule de ses grands doigts crochus quand il émet un vague japement et le bécote sans cesse, partout, y compris sur les yeux.

Il y avait une autre guichetière, qui, pendant tout le temps où j'étais présente, soit environ 30 minutes, ne s'est occupée que d'une seule personne. Sa productivité étant par conséquence encore moins grande que la neurasthénique. Faut dire qu'elle commentait tout ce qu'elle faisait parce qu'il y avait un stagiaire à côté d'elle, qui dormait debout pendant qu'elle s'écriait d'une voix suraigue: "et là, je mets le tâââpon, voilàààà." ou encore "la capitale du Bénin, c'est Dakar!". (au secours)

Le garçon, affalé sur son tabouret, a semblé alors émerger d'un sommeil comateux et un son étrange est sorti de sa bouche, à mi-chemin entre un rire d'adolescent qui mue et un rire démoniaque. Sa formatrice a eu l'air genée, elle s'est retournée pour bidouiller des choses cachées derrière son imprimante, l'autre s'est replongé dans un état cataleptique, le client s'est mis à tambouriner nerveusement sur le guichet et une quinzième personne est entrée. Il était 11h40.

En l'espace de 30 minutes environ, trois clients avaient été servis, dont deux pour une réception de colis, ce qui prend en temps normal entre 30 secondes et 45. Mais on avait aussi appris que Dakar est la capitale du Bénin (???), que le chien de madame michu allait bien, qu'une dame avait des problèmes respiratoires et qu'il ne fallait pas timbrer une enveloppe prétimbrée. Tout ça filmé par trois caméras de surveillance pour une pièce de 25m2 environ.

C'est chaud.

Votre dévouée, saisie d'une folle migraine.

vendredi 18 mai 2007

Maudit soit le site de la SNCF !


Après diverses manipulations infructueuses répétées dans le temps, j'en conclus officiellement aujourd'hui que le site de la SNCF a été mis en place pour nous nuire.

Internaute dans l'âme dont la dextérité à manier l'outil informatique n'est plus à prouver, tu cherches à réserver un billet sur internet car tu te dis qu'après tout, le site de la SNCF, c'est fait pour ça. Très bien, alors tu vas sur le site, tu remplis le questionnaire spécifiant ta demande et tu cherches le bouton valider. (ou réserver ou consulter les horaires)
Tu t'énerves, tu remplis dix fois le questionnaire, tu rafraichis, tu grognes de rage contenue, tu pars dans la cuisine te servir un petit verre d'eau qui pétille et tu réessaies. C'est inutile, fatum! Pour commander un billet de train, il ne faut pas remplir le questionnaire sur la page d'accueil, il faut aller sur la page TRAIN.

Evidemment! Tu es bête, l'internaute! Tu n'as plus qu'à re-re-re-re-re-re-remplir le questionnaire, que tu connais à présent par coeur, comme ton numéro de carte smiles d'ailleurs, même s'il a plus de dix chiffres.
Là, tu cherches à descendre à la fin de la page afin de valider, mais le curseur ne fonctionne pas. Le problème est que le curseur fonctionne parfaitement sur n'importe quel autre site, donc ça ne vient pas de ton ordi, rassure-toi, ça vient du SITE DE LA SNCF !
-> Oui, tu commences à ne plus pouvoir prononcer son nom sans crier, c'est normal, ce sont tes nerfs qui se tendent.

Au bout de 5 minutes, tu peux enfin descendre pour valider ta demande. Il te faut alors patienter quelques minutes avant d'arriver sur une charmante mise en page, colorée et accueillante où tu reprends confiance car en plus d'être joli, ça a l'air pratique et efficace.
Ahahah que tu es naïf! C'est un piège car à nouveau, rien ne fonctionne: tu cliques, tu cliques, et tout reste irrémédiablement figé.

Deux solutions s'offrent alors à toi:
1/ Pousser un long hurlement de fureur qui ne résout rien mais qui soulage tout en affolant les voisins.
2/ Fixer sans ciller l'écran de ton ordinateur en te demandant si c'est enfin le moment où tu sombres dans la folie.

5 minutes plus tard (t'aurais mieux fait d'aller au guicher coco), la page se débloque et tu peux valider. Mais tu t'es trompée d'horaires, tu attends encore, tu re-valides, tu attends encore, tu arrives sur un questionnaire qui te demande qui-tu-es-doù-tu-viens-où-tu-habites-pourquoi-tu-commandes-un
-billet, tu attends encore pour valider, tu valides, tu attends, tu arrives sur une confirmation, c'est fini. Les nerfs tendus comme des arcs, tu appuies sur la croix en haut à droite de la fenêtre pour fermer LE SITE DE LA SNCF (tu cries encore), tu es presque soulagée.
Mais la fenêtre ne se ferme pas. Et là, là, là...tu deviens pessimiste. Pessimiste pour tout: ton avenir, celui des autres, de la société, et du monde.

Votre dévouée, rendue hystérique par le SITE DE LA SNCF.

Post-scriptum: pour les malins qui ont un compte soit-disant pour rendre plus rapide les commandes, ça ne marche pas: le SITE DE LA SNCF dit chercher, mais apparemment, il ne trouve pas. Il cherche. C'est un persévérant: il cherchera longtemps, laissez votre ordi allumé la nuit, revenez au matin, il cherchera encore.

Note du 27 mai 2007:


Je rajoute cette note car j'ai appris que ce sont les utilisateurs de Linux et Mozilla qui sont victimes de l'ânnerie de la SNCF.
Un utilisateur de Linux et Mozilla a fait remarqué les bugs du site sncf au service clients qui a répondu :

"La compatibilité n'est pas assurée avec le système d'exploitation Linux et Mozilla Firefox 2.0.

Nous vous invitons à choisir un autre système d'exploitation ou à changer de navigateur."

Je suis attérée par leur culot. Ils ne font pas leur boulot et donc c'est à l'utilisateur de se preter à leurs petites exigences.

mercredi 21 février 2007

Frénésie de sondages

Je viens de lire ce matin que Segolène Royal a gagné 4 points après son intervention sur TF1. Chaque jour apparaissent de nouveaux pronostiques et ça commence à devenir un peu ridicule. Certes, les sondages sont intéressants, lorsqu'ils sont employés comme instrument de mesure de l'opinion publique à intervalles réguliers (oui hein j'aime bien les intervalles réguliers).

Bon, ce que je veux dire en clair, c'est que pour chaque apparition publique d'un candidat connu, un sondage sort et on le brandit au dessus de la tête comme la Vérité. En 2002, les instituts de sondages n'ont cessé de dire que la présidentielle se résumait à un duel Chichi-Yoyo, confisquant (d'après plusieures sociologues) ainsi le scrutin aux électeurs. Vu le résultat, faudrait éviter cette fois-ci.
Cette année, pendant des mois, on a eu un coude à coude Sarko-Sego, quasi à égalité, et donc un duel annoncé entre les deux. Et aujourd'hui, plusieures fois par jour, on se trouve face à des résultats complètement différents: il ne s'agit pas de 0,5 point d'écart entre deux périodes pour le même candidat, il s'agit de dire que Ségo sortirait gagnante d'après un sondage pratiqué juste après son passage à la TV, idem pour Sarko après passage sur TF1, puis Bayrou quand il balance un bon mot, puis on sait pas, puis au coude à coude sarko-sego. J'ai l'impression qu'il suffirait que n'importe qui fasse un passage à la TV pourqu'il soit déclaré gagnant aussitot l'émission terminée.

Bon, j'ai plus envie d'écrire.
Au revoir.

mardi 20 février 2007

Songes politiques

Ce blog se traine comme une vieille 4L ces temps-ci. Pourtant y aurait des choses à dire, sur la présidentielle par exemple. Mais je vais pas écrire grand chose dessus. Cette campagne me déçoit. Notez qu'elle ne me désespère pas, j'ai quand même d'autres intérêts dans la vie que d'élire la personne qui va gouverner mon pays, le représenter à l'étranger, mettre en oeuvre des programmes répressifs ou pas, utopistes ou pas, inutiles ou pas...eccetera.

En fait, je voulais quelque chose de plus révolutionnaire, comme par exemple qu'un candidat s'engage à ce que l'utilisation des deniers publics soit communiquée à intervalles réguliers aux citoyens. Je voudrais pouvoir aller sur un site du ministère des finances et en quelques clics découvrir des tableaux, des shémas ou des explications claires et précises sur l'utilisation des deniers publics. Je voudrais savoir combien on verse pour combler la dette publique, combien on donne en subventions de telle ou telle entreprise, le montant des frais personnels du ou de la président(e)...

Oui, ce serait un travail titanesque. Mais pourquoi pas? J'aime bien l'idée de transparence et l'idée que l'on n'élit pas des gens pour qu'ils se dorent la pilule au frais du contribuable. Je voudrais savoir dans quel sens les choses bougent en pratique, en réalité.

Un bouquin de René Doziere: "l'argent caché de l'Elysée", parle de l'augmentation gargentuesque des dépenses de l'Elysée et du taboo que représente cette question, notamment au Parlement.

Voilà les revendications et conseils de la nuit.

Votre dévouée, dont la vivacité est actuellement celle d'un mollusque gastéropode neurasthénique.

vendredi 8 décembre 2006

Et le 4eme jour, elle se releva.

Longue absence, hein? C'est que j'étais aux portes de la mort, moi. Faut m'appeler la miraculée maintenant.
Après quatre jours de fièvre, toux gluantes, mouchages intempestifs, étourdissements et avec l'aide de l'ami Antibiotique, je commence à pouvoir marcher jusqu'aux toilettes sans avoir l'impression d'être sur le pont d'un bateau naviguant sur une mer en furie.
Oui, j'aime toujours autant les métaphores.

Pff. Avec ces conneries, j'ai manqué des cours et j'ai pris du retard dans mon boulot.
C'est nul. Je suis fatiguée en plus. Il me faudrait des esclaves pour me masser les sinus et les doigts de pieds. Et un chanteur pour sussurer de douces mélodies à mon esprit encore quelque peu embrumé.

Votre dévouée, ressuscitée.

samedi 25 novembre 2006

Les insolites de Yahoo

Il existe des journées foutues (dont une proportion gigantesque se situe les dimanches d'après un dernier sondage de la sofres) où on se rend compte qu'on n'a pas de sujet de mémoire alors que ça fait deux mois que les autres ont commencé leurs recherches, qu'on a pas de bouquins pour avancer les autres projets et qu'un rhume titanesque vient d'envahir nos sinus.
Il ne reste plus qu'une chose à faire: lire les pages "insolites" de l'actualité yahoo.
C'est là que j'ai trouvé l'anecdote du type qui doit se maudire, seul dans sa cellule:

"
Le voleur perd sa carte d'identité au cours d'un cambriolage: un mois ferme.
PERIGUEUX (AFP) - Le tribunal correctionnel de Périgueux a condamné à un mois de prison ferme un voleur identifié grâce à ses papiers, perdus sur les lieux d'un cambriolage.
L'homme, un voleur multirécidiviste, avait été interpellé en juillet après la découverte d'une porte fracturée dans une entreprise en bâtiment de Coulounieix-Chamiers (Dordogne), dans la banlieue de Périgueux. Les policiers n'avaient pas eu de problème pour retrouver l'auteur de la tentative de cambriolage qui avait laissé tomber par terre sa carte d'identité.

A l'audience mercredi, l'homme a nié les faits en expliquant -sans convaincre- avoir perdu sa carte à un autre endroit. Le procureur de la République a réclamé deux mois de prison contre le voleur étourdi.
"

Votre dévouée, buveuse de thé au L52 "états grippaux"

mercredi 8 novembre 2006

BanquiseLand


Ok, donc il gèle à pierre fendre alors qu'il a dix jours, on se baladait en t-shirt. Y a tellement de brouillard qu'on ne voit pas à 100 mètres et non, je ne me plains pas, je fais un constat digne d'Evelyne Deliah.
Je me dis que parler météo, c'est un peu parler de la société, des gens du nord et des gens du sud et cet article ne sert à rien, c'est juste parler pour ne rien dire.
Un peu comme Jean-Pierre Pernaut.
Il me vient là une idée formidable: vous donner un conseil de lecture, à propos du JT de Pernaut. C'est plein de critiques acerbes mais qui ne doivent pas être loin de la vérité et ça s'appelle "La bonne soupe", par les auteurs: Isabelle Roberts et Raphael Garrigos.

Votre dévouée, sans qui vous vous ennuyeriez.

jeudi 22 juin 2006

L'absente



Quoi? On se plaint? On m’envoie des commentaires menaçant mon intégrité physique et mentale pour raviver mon imagination? On me brime? On touche à ma liberté?
Elodie, ceci s’adresse à toi et à ton slip bleu aux étoiles jaunes: je bosse toute la sainte journée sur des dossiers contentieux. Je me lève le matin à 7h, dévale les escaliers une heure plus tard, impeccablement coiffée, mon ordinateur portable à la main et je prends la direction du boulot. Je lis des faits sordides, je démonte des argumentations, mais la plupart du temps, je cherche des textes pour fonder mes arguments à moi, contre la partie adverse: mon meilleur ami est légifrance.
A 17h, je ferme l’AJDA ou le recueil des lois et règlements, je fais mon rapport sur les dossiers en cours et je rentre chez moi, le crâne farcie de phrases obscures et de jurisprudences contradictoires.
Mais le vendredi, c’est l’excitation: je bâcle tout ou rêve devant mon ordi: je sais qu’à 18h -19h, j’ai un train pour Versailles ou un train vient de Versailles pour moi, portant dans un de ses wagons le bordelais expatrié et son sourire adorable.
Après, c’est le week-end et j’ai autre chose à faire que de parler du désavantage des tongs dans la terre quand il pleut ou du fait que j’ai (honte) regardé les 5 dernières minutes du match des bleus hier soir, rien que pour voir la tête de ces vantards d’espagnols.

Malgré tout, je trouve le temps de me faire pirater ma carte bancaire, de ne trouver rien aux soldes, de me blesser les deux pieds, de ne pas recevoir une commande de livres, d’exploser mon forfait telephonique alors qu’il me reste 15 jours à tenir avant le nouveau forfait…

Je ne suis qu’une plainte incessante.
Adieu vous, mes amitiés.

La patriote.

samedi 3 juin 2006

Es ridiculous



Pourquoi est-ce que le ridicule me tombe dessus quand il ne le faut pas?
Pourquoi est-ce que je suis fraiche et dispose et vive d’esprit quand y a personne pour en témoigner?
Pourquoi j’arrive toujours sur le lieu de mon boulot, en retard, le visage baigné de sueur, bégayante et pathétique?
Pourquoi je me prends un poteau dans la figure lorsque je rencontre l’homme de ma vie?
Pourquoi est-ce que tout d’un coup, sans antécédent, une anodine piqûre de moustique fait une réaction allergique grosse comme mon poing?
Pourquoi le matin je me mets toujours du mascara dans l’oeil?
Pourquoi je perds une lentille au cinéma, généralement au milieu de la scène culte?
Pourquoi je ne vois les portes vitrées des arrêts de bus qu’au dernier moment?
Pourquoi je casse deux portables en une année, dont un en le laissant tomber dans mon bol d’eau chaude mentholée déboucheuse de nez enrhumé?
Pourquoi est-ce que quand je prends le train pour ne revenir que dans une semaine et que je dois donc laisser une image charmante à la personne en face de moi, je n’ai ni eu le temps de me maquiller, ni de me laver, ni de me coiffer, que j’ai les pieds dans des tongs alors qu’il pleut et que donc les dits pieds sont couverts de boue, et que j’ai un pull trop grand pour moi qui me donne l’air d’une fille en pygama?
Pourquoi je ne trouve jamais les salles de cours à la fac?
Pourquoi j’oublie toutes les fomalités administratives, aussi importantes soient-elles?

liste non exhaustive…