Concert. Ani Di Franco. Probablement 1,50 mètre pour 30 kilos, gratte sa guitare pendant des heures, provoque les cris orgasmiques d'une tripotée d'américains, étrange absence de besoin de boire, suscite une envie irrépressible de lui donner des affaires vestimentaires : casquette ou foulard.
Note : les américaines BCBG qui viennent en France pour l'aventure se coiffent comme Post-It, la fille de Sarah Palin, c'est à dire avec une pince ramenant une mèche en boule juste au dessus du front. Très années 80. Laid.
Bref, après avoir passé la première partie à attendre que le nain moustachu devant moi cesse de rouler des pelles à sa petite copine, j'ai eu trop chaud, mais c'était plaisant quand même, surtout le sol qui rebondissait. En plus, j'essayais de comprendre les paroles des chansons vu que les anglophiles s'esclaffaient par endroit et que je voulais m'esclaffer aussi. J'ai donc travaillé mon anglais, ce qui est une bonne chose.
En rentrant, j'ai vu un type dans le métro. Le type que Bien-Aimé et moi on a croisé un jour chez Ikéa en banlieue parisienne, dans un coin un peu pourri après des villes-dortoirs à noms à rallonges. On avait attendu plus d'une heure pour obtenir une livraison et il était à côté de nous. Grand par-dessus beige, coupe au bol totalement improbable pour ce début de XXIeme siècle, cravate rouge et lunettes en métal. Reconnaissable de loin par son style vestimentaire et son maintien.
Quelques jours plus tard, on sort d'un TGV dans une grande ville de province à quelques centaines de kilomètres de là et on le voit, ce même type, qui descend du train devant nous.
Hier, 23h, métro, je vois entrer dans le wagon qui nous suit ce même type, toujours avec sa coupe au bol, ses lunettes et une écharpe à carreaux. Le même type. Une nuit dans Paris.
Comme ça parait trop improbable, en descendant du wagon, on jette un coup d'oeil dans celui où je l'avais vu monter. Oui, c'est bien lui, le même type.
ça se trouve, on vit comme dans The Truman Show, et lui, c'est le réalisateur, qui, comme Hitchcock fait quelques apparitions dans ses créations.
Bon, si je le vois en bas de ma porte, je crie.
VD.
Que d'aventures dans cette vie palpitante.
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lundi 27 octobre 2008
jeudi 25 septembre 2008
Quelques nouveautés
D'abord, il y a un sondage d'une importance extrême en haut à gauche.
Ensuite, en bas à gauche (de toute façon, il n'y a rien à droite), tout en bas, il y a un truc "s'abonner à". D'après Blogger, c'est un gadget qui permet de voir quand je mets de nouveaux articles en ligne (toutes les heures quoi, surtout en période de concours). Cet instrument est totalement narcissique, je le refuse, mais là c'est juste pour tester si ça marche.
Votre aimable dévouée, au fait des nouvelles technologies.
Ensuite, en bas à gauche (de toute façon, il n'y a rien à droite), tout en bas, il y a un truc "s'abonner à". D'après Blogger, c'est un gadget qui permet de voir quand je mets de nouveaux articles en ligne (toutes les heures quoi, surtout en période de concours). Cet instrument est totalement narcissique, je le refuse, mais là c'est juste pour tester si ça marche.
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vendredi 8 août 2008
Intervention efficace
Parfois, j'ai l'impression de vivre dans un film : quand un jour j'attendais un métro et qu'il y avait ce vieil homme chantant d'une voix grinçante sur un air d'accordéon (un accordéon rafistolé avec du scotch qui avait dû faire la guerre), quand un type toujours dans le métro courrait pour ne pas le rater, qu'il a glissé et est tombé dans le trou entre le wagon et le quai. Il était enfoncé jusqu'à la taille et le signal sonore de départ a retenti. J'étais paralysée de peur : je m'attendais déjà à ce qu'il soit sectionné en deux, mais heureusement y a un homme qui a eu la présence d'esprit de bloquer la porte pour que le train ne démarre pas.
Aujourd'hui, je sortais juste de chez moi, une vieille chanson yiddish dans la tête, lorsque trois voitures de flics ont pilé (quasiment au frein à main) juste devant moi. Ils sont sortis, ont attrappé un type, lui ont ôté son sac à dos, en ont tiré trois petits sacs transparents avec de la poudre blanche dedans, lui ont passé les menottes, l'ont poussé dans une voiture tandis qu'il criait "jveux mon avocat! jveux mon avocat". Un flic a répondu : "calmez-vous, monsieur", et ils sont partis, toute sirène hurlante.
Temps estimé de l'intervention : une minute? deux? Impressionnant, quoi. Efficace.
Toi t'es là, bouche bée sur le trottoir, et tu te dis : c'était vrai ça ou c'est comme la chanson yiddish, dans ma tête? Et vu l'attitude des autres passants, c'était vrai.
Votre dévouée, qui part en week-end. Loin.
Aujourd'hui, je sortais juste de chez moi, une vieille chanson yiddish dans la tête, lorsque trois voitures de flics ont pilé (quasiment au frein à main) juste devant moi. Ils sont sortis, ont attrappé un type, lui ont ôté son sac à dos, en ont tiré trois petits sacs transparents avec de la poudre blanche dedans, lui ont passé les menottes, l'ont poussé dans une voiture tandis qu'il criait "jveux mon avocat! jveux mon avocat". Un flic a répondu : "calmez-vous, monsieur", et ils sont partis, toute sirène hurlante.
Temps estimé de l'intervention : une minute? deux? Impressionnant, quoi. Efficace.
Toi t'es là, bouche bée sur le trottoir, et tu te dis : c'était vrai ça ou c'est comme la chanson yiddish, dans ma tête? Et vu l'attitude des autres passants, c'était vrai.
Votre dévouée, qui part en week-end. Loin.
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vendredi 1 août 2008
Démarche écologique bouleversant le monde de la lessive

Chers tous, internautes d'un jour, internautes toujours,
figurez-vous qu'entre deux apprentissages forcenés (hum hum), entre deux inventions culinaires et entre deux virées shopping, je teste le bio et notamment les cosmétiques et les produits d'entretien.
Au début, c'est parti d'une lecture assidue d'un article sur les produits chimiques forts nuisibles à Mère Nature, contenus dans les lessives. Déjà, ce qui me peinait dans les lessives, c'est leur poids, quand, comme moi, on se trimballe avec un caddi dans le train ou le bus vu qu'on a raté son permis et qu'on refuse catégoriquement de reperdre 1500 euros dedans.
Genre : Bidon de lessive de 3 kg + bidon d'adoucissant 1,5 kg = beaucoup pour mes petits bras jolis qui tirent le caddi.
Solution à tous mes problèmes : on achète une lessive écologique sur internet.
J'ai opté pour les "Noix de lavage indiennes". J'ai fait pas mal de forums avant d'acheter et les gens avaient l'air plutôt satisfaits.
Hier, j'ai reçu et j'ai testé : les noix de lavage, c'est petit, marron, gluant et ça pue. Mais alors ça pue à vous soulever le coeur. D'ailleurs mon rosier est en train de mourir, je me demande si c'est pas à cause de ça.
Du coup, j'ai commencé à douter de leur possible action positive sur du linge sale. Heureusement, dans les forums, les utilisateurs avaient mentionné cet "inconvénient", c'est donc, rassurée et le coeur en fête que j'ai enfourné 5 kg de diverses affaires dans le tambour de ma machine.
6 noix dans un petit sac en coton fourni avec les noix, hop dans le tambour. Je rajoute une cuillière de sel détachant et quelques gouttes d'huiles essentielles de citron.
Verdict : ça lave ! Dingue ce truc. L'odeur infecte des noix n'a pas du tout imprégné le linge qui sent bon le frais et le propre.
Votre dévouée, toujours de bon conseil
PS : quoi? je ne m'interdis aucun sujet
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mardi 8 juillet 2008
Le jeu
Coucou les ptits choux, bon alors je suis en retard dans mon jeu, les mots sont : Hulk, trivial, girafe, bucolique et amortissement (merci Elodie... tu perds rien pour attendre).
Alors, le but, c'est écrire une histoire qui commence par "il était une fois" et qui se finit par "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", mais à la vitesse à laquelle on parle, en improvisant et en évitant le maximum de blancs, c'est pour ça que le résultat est généralement débile mais c'est drôle à faire.
Il était une fois, dans un pays fort fort lointain, un géant vert (oh oh oh), bête, méchant et disgracieux qui répondait au redoutable nom d'Hulk. Il était né d'une malédiction lancée quelques mois auparavant par une femme en proie à une jalousie féroce. La mère d'Hulk, une institutrice de village avait en effet succombé au charme ravageur d'un jeune homme de bonne famille convoité par la fille d'un haut fonctionnaire, qui de dépit, avait jeté un sort au couple, le jour même de leur mariage.
« Votre premier né sera un monstre qui fera régner la terreur partout dans la contrée. Les gens vous maudiront d'avoir engendré pareille créature et vous finirez lynchés sur la place du marché! » lança-t-elle, un doigt vengeur pointé vers eux.
L'affreuse bonne femme partie, la fête continua dans un ravissant décors bucolique, car comme tout le monde le sait, les malédictions n'existent pas.
Treize mois plus tard, entre deux violents orages, Hulk naquit, verte petite boule de poils. Sa mère en le voyant s'évanouit et son père le lâcha de stupeur. Le village attendait impatiemment des nouvelles de l'accouchement, des trombes d'eau dévalaient sur le toit de la chaumière et la fenêtre de la chambre s'ouvrit dans un fracas de verre brisé, laissant d'engouffrer une brassée d'air froid et humide.
Il fallait réfléchir, et vite. Le père, laissant sa femme reprendre ses esprits, cacha Hulk dans le panier à linge, prit l'air le plus désespéré du monde (ce qui n'était pas difficile) et annonça à l'assemblée regroupée dans le hall d'entrée que sa femme avait accouché d'un enfant mort-né.
Tous se signèrent et un prêtre s'avança pour faire son office. Le père de Hulk n'avait pas pensé à ça : il précéda rapidement l'ecclesiastique, courru dans le couloir, monta les marches quatre par quatre, entra dans la chambre, roula des linges et les plaça dans les bras de sa femme de sorte que l'on pu croire qu'elle tenait contre son sein le malheureux enfant bien emitoufflé.
Le prêtre n'y vit que du feu et comprit que, de désespoir, elle ne voulait pas encore le lâcher.
Le lendemain, on enterra une petit cercueil vide dans le caveau familial et le père alla abandonner Hulk au fin fond de la forêt, avec la certitude de laisser la malédiction derrière lui.
Les années passèrent, le couple eut quatre ravissantes filles, leur père devient docteur et planta des coquelicots tout autour de leur chaumière.
Hulk grandit aussi, recueilli par un couple de sangliers qui n'avait pas pu concevoir de progéniture pour d'obscures raisons, qui toutefois peuvent tenir au fait que, étant jeune, le mâle avait reçu un coup mal placé dans ses parties sensibles lors d'un combat ridicule visant à savoir qui allait manger la dernière poire. Bref, il avait dû accepter que sa compagne, adopte cet être vivant étrange, de la couleur des arbres, qui braillait à longueur de journée et mangeait comme cinq.
A vingt ans, Hulk avait largement dépassé la taille de ses parents adoptifs : debout, il atteignait la cime des arbres, ce qui était à la fois pratique et pas du tout : pratique pour effrayer les prédacteurs et pas pratique pour s'entretenir avec ses parents lors des repas familiaux qui consistaient à discuter des amortissements des frais engagés l'année précédente.
- C'est sûr qu'il va falloir les amortir, répétait inlassablement Roger, le père.
- Voilà bien une pensée triviale, répondait Marilou, la mère.
Un jour cependant, cette paisible existence cessa. Des chasseurs avaient organisé une battue en vue de réguler la population animale, c'est à dire en vue de tuer à coups de fusil les cousins, oncles, tantes, et camarades de Roger et Marilou. Mais rien ne se passa comme prévu : ils tombèrent nez à nez avec Hulk, qui ce jour là était en pleine cueillette de framboises, et qui, de surprise et de terreur, s'évanouit, écrasant sous son poids une douzaine de braves chasseurs à la si fière allure. La panique s'empara de tous et la nouvelle se répandit dans la contrée comme une trainée de poudre : il existait un horrible, sanguinaire, affreux et redoutable monstre vert dans la forêt.
A cette nouvelle, les véritables parents de Hulk crurent mourir de frayeur. La malédiction allait continuer son inexorable chemin!
Un attroupement se forma autour des chasseurs et les questions fusèrent :
- Comment est-il?
- Il est vert !
- Oooooh
- Il est immense, au moins aussi grand qu'une girafe !
- Plus ! Renchérit un compagnon, il est bien plus grand que ça !
Dans l'excitation inquiète du moment, les extrapolations allaient bon train et une heure plus tard, tout le monde convenait que le monstre était vert fluo, avec des écailles, grand comme une montagne, avec des dents acérés, un air féroce, et qu'il avait pour projet secret de tous les manger le soir venu.
C'est alors que le maire se souvint de la malédiction lancée au mariage de l'institutrice et du docteur : « Votre premier né sera un monstre qui fera régner la terreur partout dans la contrée. »
Ils étaient les responsables de cette boucherie, ils fallaient qu'ils paient ! Munie de fourches, de bâtons et de couteaux éguisés, la foule frappa à la porte de la chaumière du couple maudit, les quatres filles du docteur furent bannies de la contrée et on lyncha leurs parents sur la place du marché, sans aucun jugement impartial respectant les droits de la défense.
Mais restait le problème du monstre.
- Qu'allons-nous faire? Cria une femme en serrant ces deux infernaux garnements contre elle.
- Il va manger nos enfants! Rajouta une autre.
- Et nous avec! Renchérit un gros moustachu.
Finalement, il fut conclu que par prudence, il convenait d'évacuer le village le temps que l'armée résolve la question par des moyens militaires.
Pendant ce temps là, une des filles bannies s'était querellée avec ses soeurs et avait entrepris de couper par la forêt pour passer la frontière plus rapidement. Bien entendu, par malchance (ou chance, ça dépend comment on le voit), elle tomba nez à nez avec Hulk, qui, remis de ses émotions, faisait un bouquet de jonquilles pour égailler la table du salon. La fille lança un hurlement strident, tirant Hulk de sa rêverie bucolique.
A quelques kilomètres, la fille du haut fonctionnaire rigolait bien en visionnant la scène dans sa boule de cristal.
Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était que la fille, en plus d'être ravissante, était intelligente et tolérante : elle sympathisa avec Hulk qui tomba éperduement amoureux d'elle. Il faisait tout pour lui montrer qu'il était certes laid et monstreux mais ni bête ni féroce. Ils avaient des discussions sur Kant et la critique de la raison pure, sur l'égalité hommes-femmes au travail et sur l'Europe qui était déjà à l'époque, mal barrée.
Un jour pourtant, la fille décida de repartir à la ville, afin de mener une vie normale.
Hulk, ayant appris la malédiction pesant sur ses défunts parents, alla à la rencontre de la fille du fonctionnaire, lui parla de son histoire d'amour, de ses véritables parents, avec douceur et humanité, tant et si bien que la vieille fille sentit son coeur fondre et le transforma en un charmant jeune homme, avec des cheveux blonds et des pectoraux.
Hulk, fou de joie, lui planta un bisou sur la joue et partit à la recherche de sa bien aimée. Il lui raconta tout, prouva son identité et lui demanda si elle voulait bien se pacser avec lui.
C'est ainsi qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
FIN.
Votre dévouée.
Edit : Bien-Aimé vient de me dire que mon histoire est affreuse car ils sont frère et soeur ! j'avais complètement oublié ce "détail" ! hihi
Donc on va dire que en fait c'était pas sa soeur, c'était une pauvresse recueillie enfant par les véritables parents de Hulk et qui a été élevée comme si c'était leur fille. Ouf nous voilà sauvés d'un conte incestueux.
Bon jvais dormir.
Alors, le but, c'est écrire une histoire qui commence par "il était une fois" et qui se finit par "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", mais à la vitesse à laquelle on parle, en improvisant et en évitant le maximum de blancs, c'est pour ça que le résultat est généralement débile mais c'est drôle à faire.
Il était une fois, dans un pays fort fort lointain, un géant vert (oh oh oh), bête, méchant et disgracieux qui répondait au redoutable nom d'Hulk. Il était né d'une malédiction lancée quelques mois auparavant par une femme en proie à une jalousie féroce. La mère d'Hulk, une institutrice de village avait en effet succombé au charme ravageur d'un jeune homme de bonne famille convoité par la fille d'un haut fonctionnaire, qui de dépit, avait jeté un sort au couple, le jour même de leur mariage.
« Votre premier né sera un monstre qui fera régner la terreur partout dans la contrée. Les gens vous maudiront d'avoir engendré pareille créature et vous finirez lynchés sur la place du marché! » lança-t-elle, un doigt vengeur pointé vers eux.
L'affreuse bonne femme partie, la fête continua dans un ravissant décors bucolique, car comme tout le monde le sait, les malédictions n'existent pas.
Treize mois plus tard, entre deux violents orages, Hulk naquit, verte petite boule de poils. Sa mère en le voyant s'évanouit et son père le lâcha de stupeur. Le village attendait impatiemment des nouvelles de l'accouchement, des trombes d'eau dévalaient sur le toit de la chaumière et la fenêtre de la chambre s'ouvrit dans un fracas de verre brisé, laissant d'engouffrer une brassée d'air froid et humide.
Il fallait réfléchir, et vite. Le père, laissant sa femme reprendre ses esprits, cacha Hulk dans le panier à linge, prit l'air le plus désespéré du monde (ce qui n'était pas difficile) et annonça à l'assemblée regroupée dans le hall d'entrée que sa femme avait accouché d'un enfant mort-né.
Tous se signèrent et un prêtre s'avança pour faire son office. Le père de Hulk n'avait pas pensé à ça : il précéda rapidement l'ecclesiastique, courru dans le couloir, monta les marches quatre par quatre, entra dans la chambre, roula des linges et les plaça dans les bras de sa femme de sorte que l'on pu croire qu'elle tenait contre son sein le malheureux enfant bien emitoufflé.
Le prêtre n'y vit que du feu et comprit que, de désespoir, elle ne voulait pas encore le lâcher.
Le lendemain, on enterra une petit cercueil vide dans le caveau familial et le père alla abandonner Hulk au fin fond de la forêt, avec la certitude de laisser la malédiction derrière lui.
Les années passèrent, le couple eut quatre ravissantes filles, leur père devient docteur et planta des coquelicots tout autour de leur chaumière.
Hulk grandit aussi, recueilli par un couple de sangliers qui n'avait pas pu concevoir de progéniture pour d'obscures raisons, qui toutefois peuvent tenir au fait que, étant jeune, le mâle avait reçu un coup mal placé dans ses parties sensibles lors d'un combat ridicule visant à savoir qui allait manger la dernière poire. Bref, il avait dû accepter que sa compagne, adopte cet être vivant étrange, de la couleur des arbres, qui braillait à longueur de journée et mangeait comme cinq.
A vingt ans, Hulk avait largement dépassé la taille de ses parents adoptifs : debout, il atteignait la cime des arbres, ce qui était à la fois pratique et pas du tout : pratique pour effrayer les prédacteurs et pas pratique pour s'entretenir avec ses parents lors des repas familiaux qui consistaient à discuter des amortissements des frais engagés l'année précédente.
- C'est sûr qu'il va falloir les amortir, répétait inlassablement Roger, le père.
- Voilà bien une pensée triviale, répondait Marilou, la mère.
Un jour cependant, cette paisible existence cessa. Des chasseurs avaient organisé une battue en vue de réguler la population animale, c'est à dire en vue de tuer à coups de fusil les cousins, oncles, tantes, et camarades de Roger et Marilou. Mais rien ne se passa comme prévu : ils tombèrent nez à nez avec Hulk, qui ce jour là était en pleine cueillette de framboises, et qui, de surprise et de terreur, s'évanouit, écrasant sous son poids une douzaine de braves chasseurs à la si fière allure. La panique s'empara de tous et la nouvelle se répandit dans la contrée comme une trainée de poudre : il existait un horrible, sanguinaire, affreux et redoutable monstre vert dans la forêt.
A cette nouvelle, les véritables parents de Hulk crurent mourir de frayeur. La malédiction allait continuer son inexorable chemin!
Un attroupement se forma autour des chasseurs et les questions fusèrent :
- Comment est-il?
- Il est vert !
- Oooooh
- Il est immense, au moins aussi grand qu'une girafe !
- Plus ! Renchérit un compagnon, il est bien plus grand que ça !
Dans l'excitation inquiète du moment, les extrapolations allaient bon train et une heure plus tard, tout le monde convenait que le monstre était vert fluo, avec des écailles, grand comme une montagne, avec des dents acérés, un air féroce, et qu'il avait pour projet secret de tous les manger le soir venu.
C'est alors que le maire se souvint de la malédiction lancée au mariage de l'institutrice et du docteur : « Votre premier né sera un monstre qui fera régner la terreur partout dans la contrée. »
Ils étaient les responsables de cette boucherie, ils fallaient qu'ils paient ! Munie de fourches, de bâtons et de couteaux éguisés, la foule frappa à la porte de la chaumière du couple maudit, les quatres filles du docteur furent bannies de la contrée et on lyncha leurs parents sur la place du marché, sans aucun jugement impartial respectant les droits de la défense.
Mais restait le problème du monstre.
- Qu'allons-nous faire? Cria une femme en serrant ces deux infernaux garnements contre elle.
- Il va manger nos enfants! Rajouta une autre.
- Et nous avec! Renchérit un gros moustachu.
Finalement, il fut conclu que par prudence, il convenait d'évacuer le village le temps que l'armée résolve la question par des moyens militaires.
Pendant ce temps là, une des filles bannies s'était querellée avec ses soeurs et avait entrepris de couper par la forêt pour passer la frontière plus rapidement. Bien entendu, par malchance (ou chance, ça dépend comment on le voit), elle tomba nez à nez avec Hulk, qui, remis de ses émotions, faisait un bouquet de jonquilles pour égailler la table du salon. La fille lança un hurlement strident, tirant Hulk de sa rêverie bucolique.
A quelques kilomètres, la fille du haut fonctionnaire rigolait bien en visionnant la scène dans sa boule de cristal.
Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'était que la fille, en plus d'être ravissante, était intelligente et tolérante : elle sympathisa avec Hulk qui tomba éperduement amoureux d'elle. Il faisait tout pour lui montrer qu'il était certes laid et monstreux mais ni bête ni féroce. Ils avaient des discussions sur Kant et la critique de la raison pure, sur l'égalité hommes-femmes au travail et sur l'Europe qui était déjà à l'époque, mal barrée.
Un jour pourtant, la fille décida de repartir à la ville, afin de mener une vie normale.
Hulk, ayant appris la malédiction pesant sur ses défunts parents, alla à la rencontre de la fille du fonctionnaire, lui parla de son histoire d'amour, de ses véritables parents, avec douceur et humanité, tant et si bien que la vieille fille sentit son coeur fondre et le transforma en un charmant jeune homme, avec des cheveux blonds et des pectoraux.
Hulk, fou de joie, lui planta un bisou sur la joue et partit à la recherche de sa bien aimée. Il lui raconta tout, prouva son identité et lui demanda si elle voulait bien se pacser avec lui.
C'est ainsi qu'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants.
FIN.
Votre dévouée.
Edit : Bien-Aimé vient de me dire que mon histoire est affreuse car ils sont frère et soeur ! j'avais complètement oublié ce "détail" ! hihi
Donc on va dire que en fait c'était pas sa soeur, c'était une pauvresse recueillie enfant par les véritables parents de Hulk et qui a été élevée comme si c'était leur fille. Ouf nous voilà sauvés d'un conte incestueux.
Bon jvais dormir.
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lundi 30 juin 2008
Oh chouette un jeu !
Je pourrais vous parler des gens qui crèvent d'ennui au point de passer tout leur temps libre à essayer d'apprendre la danse à leur chien, de ceux à l'humour plus que douteux qui parient sur la mort prochaine des stars, des gens qui réduisent d'autres personnes en esclavage comme en Mauritanie (et comme il y a plusieurs siècles) ou encore de cette femme qui est allée dénoncer au commissariat une autre dame qui soit-disant hébergeait un "étranger" (bouhh le vilain étranger qui vole le travail des français et mange nos enfants) avec la bonne conscience qu'avaient d'autres bons français il y a quelques dizaines d'années.
Hé bien non. Je pensais lancer un vaste sondage sur l'avenir de l'Europe. Mais en fait non plus.
Je vais demander à tous ceux qui le souhaitent, de me laisser un mot. Un seul. Dans quelques jours, j'utiliserai tous les mots ainsi gracieusement donnés pour construire une histoire, forcément accabradabrantesque.
Merci d'éviter les gros mots quand même, je ne veux pas que mon conte se transforme en un dialogue à la Tarantino.
Alors voilà, un mot par personne. Vous pouvez le laisser en commentaire, ou sur ma shoutbox de last.fm ou encore à l'adresse mail spécialement créée à cette occasion (et qui sera supprimée après le jeu) : tjrsavecdu-calme@yahoo.fr
C'est parti.
Votre dévouée.
Edit du lendemain:
bon j'ai déjà 3 mots (miracle!) : Hulk, trivial, girafe.
ça va être du gros n'importe quoi.
Clotûre du dépôt de mots ce vendredi.
Hé bien non. Je pensais lancer un vaste sondage sur l'avenir de l'Europe. Mais en fait non plus.
Je vais demander à tous ceux qui le souhaitent, de me laisser un mot. Un seul. Dans quelques jours, j'utiliserai tous les mots ainsi gracieusement donnés pour construire une histoire, forcément accabradabrantesque.
Merci d'éviter les gros mots quand même, je ne veux pas que mon conte se transforme en un dialogue à la Tarantino.
Alors voilà, un mot par personne. Vous pouvez le laisser en commentaire, ou sur ma shoutbox de last.fm ou encore à l'adresse mail spécialement créée à cette occasion (et qui sera supprimée après le jeu) : tjrsavecdu-calme@yahoo.fr
C'est parti.
Votre dévouée.
Edit du lendemain:
bon j'ai déjà 3 mots (miracle!) : Hulk, trivial, girafe.
ça va être du gros n'importe quoi.
Clotûre du dépôt de mots ce vendredi.
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dimanche 29 juin 2008
Gloire aux pandas

Après cette semaine de merde où j'ai passé mon temps à faire semblant de travailler en regardant Robin des Bois, où j'ai par deux fois supprimé et ressucité mon blog par caprice et pour sentir la puissance envahir mes veines (j'ai droit de vie et de mort sur mon blog), où j'ai continué mon régime draconien à base de charlotte-aux-framboises-et-son-coulis-de-fruits-rouges, j'allais sombrer dans le gouffre de la déprime post-traumatique en raison de mon échec lamentable à un examen blanc qui ne compte pour rien, lorsque je suis tombée par hasard sur un blog drôle.
Mais un vrai drôle, pas un drôle malgré lui genre une succession de photos de toute la famille de René, charpentier en Soane et Loire, durant les vacances à Bergues en 1987 lorsque c'était la mode des épaulettes et des mèches "éclatées" avec brushing spécial Dallas.
Non, un vrai blog drôle, avec des dessins faits maison, c'est assez rare pour le souligner.
C'est une fille de 19 ans qui fait ça, et vu la popularité de son oeuvre, elle va pas rester longtemps anonyme.
Voici le lien : Clique ici.
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mercredi 25 juin 2008
Les chaussures rouges

Je me suis achetée des chaussures rouges. D'un vrai rouge, pas un vermeille, un rosé, un décoloré, un épuré. Non, un vrai. Un violent, un qui pète, qui attire la lumière.
Un de mes films préférés est "Pas de printemps pour Marnie" de ce vieux Hitch, et quand je pense "rouge", je vois le rouge du film dans les visions terrifiques de Marnie, quand elle ne parvient pas à refouler ses souvenirs. C'est kitch mais c'est efficace.
Hi, qui me connaît sait que là, mon moral s'est fait la malle.
Je me suis fait rouée de coups avant-hier (au sens figuré bien sûr) et mon égo est mort dans l'histoire. C'est très embêtant. Déjà que c'était un égo-nain, mais alors là c'est fichu. Du coup, je bichonne mes pieds, mes petits pieds avec leurs vilains orteils, en attendant que l'égo ressucite et que le moral se réveille.
Pi j'écoute Mendelssohn en faisant des fiches. Y en a qui font des listes, ben moi je fais des fiches. Je me dis que si l'égo ressucite avant septembre, ça sera toujours utile.
Autrement, le sujet à l'ENM, c'était : la beauté peut-elle sauver le monde?
Je savais pas que le monde avait besoin d'être sauvé déjà, et si c'était le cas, de quoi? de la violence? du réchauffement climatique? de la montée du prix du pétrole? de la maladie?
Et puis la beauté, c'est subjectif, donc définition merdique en perspective.
J'ai aussi une dépendance à "Mercy" de Duffy, mais uniquement à "Mercy".
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samedi 21 juin 2008
Dancing Matt
Autrement, pour détendre l'atmosphère, il y a aussi un américain qui fait le tour de la planète en sautillant avec les habitants des différents pays où il se trouve.
Le site du plaisantin : ici.
Le site du plaisantin : ici.
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jeudi 10 avril 2008
Un garçon génial
Il fut un jour où j'ai trouvé un livre de "Tom Cutler" intitulé "211 idées pour devenir un garçon génial", dans une chic librairie de ma ville, ce genre de librairie qui vend en produit phare le recueil de poésie de Schopenhauer en allemand, collection prestige (hi, cette idée me fait beaucaup rire, que voulez-vous on n'a pas les mêmes valeurs). Mais cette remarque va faire de la peine à ma copine Pauline, titulaire d'un CAPES de lettres à l'honorable âge de 23 ans et probablement titulaire de l'AGREG à 23 ans et demie, donc je la retire (c'est une fan de Schop').
Bon. Alors oui, ce livre est très drôle, et même si la personne à qui je l'ai offert l'a mis dans les toilettes, je n'en tire aucune conclusion.
Il s'agit d'un recueil de propos bêtes et inutiles, de préjugés ridicules, de choses absurdes à faire pour soit-disant passer pour un type génial. Genre comment marcher sur des charbons ardents, peindre une porte, construire une luge qui glisse vraiment, enlever son slip sans retirer son pantalon, arrêter à mains nues un train en marche, jouer aux billes avec des têtards en alu, ou encore le guide "sumo pour débutants". Y en a plein !
On apprend plein de choses à ressortir un jour où personne n'a rien à dire dans un dîner de famille: Bruce Lee, star du kung-fu, était diplomé de philosophie, la plus grosse pastèque du monde pèse le poids colossal de 134 kilos, une feuille de papier pliée 50 fois en deux mesurerait 100 millions de kilomètres d'épaisseur, la championnat du monde de conker a lieu le deuxième dimanche d'octobre en Angleterre (le Conker étant un jeu à base de marrons)...ect
Votre dévouée, qui n'est pas avare de bon conseils.
Bon. Alors oui, ce livre est très drôle, et même si la personne à qui je l'ai offert l'a mis dans les toilettes, je n'en tire aucune conclusion.
Il s'agit d'un recueil de propos bêtes et inutiles, de préjugés ridicules, de choses absurdes à faire pour soit-disant passer pour un type génial. Genre comment marcher sur des charbons ardents, peindre une porte, construire une luge qui glisse vraiment, enlever son slip sans retirer son pantalon, arrêter à mains nues un train en marche, jouer aux billes avec des têtards en alu, ou encore le guide "sumo pour débutants". Y en a plein !
On apprend plein de choses à ressortir un jour où personne n'a rien à dire dans un dîner de famille: Bruce Lee, star du kung-fu, était diplomé de philosophie, la plus grosse pastèque du monde pèse le poids colossal de 134 kilos, une feuille de papier pliée 50 fois en deux mesurerait 100 millions de kilomètres d'épaisseur, la championnat du monde de conker a lieu le deuxième dimanche d'octobre en Angleterre (le Conker étant un jeu à base de marrons)...ect
Votre dévouée, qui n'est pas avare de bon conseils.
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lundi 17 mars 2008
Gloire à moi.
Là, ce soir, après avoir baclé mon anglais et avant d'aller fêter la Saint Patrick, je me suis dit qu'il fallait que je change radicalement de philosophie pour survivre à l'idée que je joue une année de ma vie dans 9 épreuves à la con.
Gros travail de persuasion en perspective.
1er étape : je suis formidable, même que les gens se rendent pas compte de à quel point je suis formidable (jolie syntaxe). Car oui, c'est dans ma nature, je suis le genre de fille à aller sauver des enfants prisonniers d'un immeuble en feu (seulement accrochée sur le dos d'un pompier).
Et à se débrouiller seule après avoir cassé son talon un jour de pluie et de soldes à Paris, là où t'as même pas la place pour respirer en temps normal.
2eme étape : je suis intelligente. Un multiple de 9? Une équation à trois inconnues? Suffit de demander, j'ai la réponse. Disserter sur le potentiel économique de l'Azerbaïdjan face à la mondialisation? Je la fais en une heure.
Intervenir dans une conférence sur la disparition de la plante aquatique de mediterranée orientale? Ok, mais seulement si je peux relier cette disparition au réchauffement climatique. Je sais, c'est audacieux.
3eme étape : je suis bien dans mon corps, ce qui rejaillit sur l'assurance que j'affiche en toutes circonstances. Comme les mannequins russes découvertes sur les marchés, je fais 1 mètre 80 sans talon, ce qui déjà impose le respect. Cela peut également être un avantage face à un jury qui pose une question ennuyeuse (si on suppose un grand oral effectué debout et pourquoi pas sur une jambe histoire d'accroître la difficulté), je lève la tête et je vois plus rien, que le ciel et les quelques cheveux de l'intervenant. C'est fichtrement pratique.
4eme étape : je n'ai pas besoin de dormir 10 heures pour être en forme. Se persuader que non, je ne vais pas mourir de fatigue à 23h, que je suis jeune et en bonne santé (outre quelques évanouissements passagers). Que je vais bien. Je vais bien. Moi, ça va. Mon Dieu, rien qu'à l'idée de dormir j'ai sommeil !
Non. Résiste, prouve que tu existes !
Votre dévouée. Gloire à moi.
Gros travail de persuasion en perspective.
1er étape : je suis formidable, même que les gens se rendent pas compte de à quel point je suis formidable (jolie syntaxe). Car oui, c'est dans ma nature, je suis le genre de fille à aller sauver des enfants prisonniers d'un immeuble en feu (seulement accrochée sur le dos d'un pompier).
Et à se débrouiller seule après avoir cassé son talon un jour de pluie et de soldes à Paris, là où t'as même pas la place pour respirer en temps normal.
2eme étape : je suis intelligente. Un multiple de 9? Une équation à trois inconnues? Suffit de demander, j'ai la réponse. Disserter sur le potentiel économique de l'Azerbaïdjan face à la mondialisation? Je la fais en une heure.
Intervenir dans une conférence sur la disparition de la plante aquatique de mediterranée orientale? Ok, mais seulement si je peux relier cette disparition au réchauffement climatique. Je sais, c'est audacieux.
3eme étape : je suis bien dans mon corps, ce qui rejaillit sur l'assurance que j'affiche en toutes circonstances. Comme les mannequins russes découvertes sur les marchés, je fais 1 mètre 80 sans talon, ce qui déjà impose le respect. Cela peut également être un avantage face à un jury qui pose une question ennuyeuse (si on suppose un grand oral effectué debout et pourquoi pas sur une jambe histoire d'accroître la difficulté), je lève la tête et je vois plus rien, que le ciel et les quelques cheveux de l'intervenant. C'est fichtrement pratique.
4eme étape : je n'ai pas besoin de dormir 10 heures pour être en forme. Se persuader que non, je ne vais pas mourir de fatigue à 23h, que je suis jeune et en bonne santé (outre quelques évanouissements passagers). Que je vais bien. Je vais bien. Moi, ça va. Mon Dieu, rien qu'à l'idée de dormir j'ai sommeil !
Non. Résiste, prouve que tu existes !
Votre dévouée. Gloire à moi.
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samedi 2 février 2008
Pot pourri de nouvelles
Et malgré tout ça, le monde tourne : Nabot a épousé Carla Bruni en troisème noces et les paris sont ouverts concernant la durée de cette union (personnellement, je table sur deux ans maximum, l'un ayant un probleme de constance généralisée vu qu'il y a deux mois il clamait encore son amour pour Cécilia, et l'autre revendiquant un état de polygamie perpétuel).
Garde patience, électeur, et endure notre Berlusconi français.
J'ai de plus en plus de mal à écouter ses déclarations incohérentes et contradictoires : un jour il annonce que les municipales sont un enjeu national pour l'UMP et le lendemain que non, non décidément, les journalistes sont des cons, ils ne comprennent rien à rien. Un jour, il faut que Bouton démissionne puis le lendemain : la Société générale est une banque privée, l'Etat n'a pas à lui dicter une conduite. Un jour c'est la mort des 35 heures, le lendemain, c'est pas du tout ça, c'est la faute aux journalistes.J'ai l'impression que Nabot voudrait importer les conditions d'existence des journalistes russes en France, histoire de leur montrer qui a toujours raison dans cette société.
Ou alors il se contente de généraliser les conférences de presse présidentielles sans droit de réponse. C'est sympa comme méthode : un journaliste incompétent (pléonasme forcément) pose une question stupide, nabot répond par oui ou non ou mieux: il descend l'importun, tout le monde se marre et le tour est joué.
Avé Nabot, morituri te salutant!
Bon, j'arrête, je vais m'énerver toute seule et c'est mauvais pour mon coude.
Adieu, donc.
Votre éternelle dévouée.
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Société
mardi 1 janvier 2008
Bonne Année !

Je vous souhaite à tous une excellente année 2008 ! Comme Miss France, j'espère la paix dans le monde; un consensus sur les progrès à faire à matière d'environnement; que le nouveau ou la nouvelle président(e) américain(e) soit moins monstrueux(se) que George Buisson; que l'on donne plein de crédits aux unités de recherches médicales, qu'on en enlève à Nabot qui gaspille tout; que l'Eglise se modernise et cesse de cautionner les dérives de ses prêtres; que tout homme, tout femme, tout enfant soit respecté, que chacun soit traité dignement, humainement; et puis pour nous, français, qu'on nous donne une gauche, une vraie, sans idéaux irréalisables, sans facteur de neuilly, sans pseudo-madone imbue d'elle-même, sans flamby, sans oeillières, une vraie gauche, avec des idées simples, claires, honnêtes, faciles à mettre en oeuvre, avec une voix pour dire à Nabot ses quatre vérités, avec des membres intègres et intelligents, avec des oreilles pour écouter le peuple...
Bonne Année à tous, pleine de joie, de bonheur, d'amour et de bonnes surprises!
Tchuss.
Votre dévouée.
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lundi 22 octobre 2007
Mon retour tant attendu!
Aahahahah le monde est à moi! J'ai enfin re-internet, grâce à un cordon d'alimentation envoyé gracieusement par Free au bout de trois semaines de tractations intenses effectuées mon chéri, avec patience et détermination.
Enfin. Je respire. J'ai plus l'impression de vivre dans une grotte coupée du monde, sans séries, sans accès à mes mails, à last, à mon blog, aux blogs des autres, à msn, à...
Je suis dépendante. C'est la leçon à tirer de ces trois semaines infernales.
Bon, entre temps, j'ai rendu mon mémoire, j'ai soutenu face au jury, j'ai eu une super note (hihi), j'ai un macbook blanc superbe, notre président bien aimé a divorcé et j'ai développé un rhume carabiné le jour de la grève, enfin le premier jour.
Raah ça fait du bien, j'ai l'impression de revenir chez moi après des vacances pourries. C'est formidable. Congratulons-nous mutuellement en ce jour de fête.
Votre dévouée, heureuse.
Enfin. Je respire. J'ai plus l'impression de vivre dans une grotte coupée du monde, sans séries, sans accès à mes mails, à last, à mon blog, aux blogs des autres, à msn, à...
Je suis dépendante. C'est la leçon à tirer de ces trois semaines infernales.
Bon, entre temps, j'ai rendu mon mémoire, j'ai soutenu face au jury, j'ai eu une super note (hihi), j'ai un macbook blanc superbe, notre président bien aimé a divorcé et j'ai développé un rhume carabiné le jour de la grève, enfin le premier jour.
Raah ça fait du bien, j'ai l'impression de revenir chez moi après des vacances pourries. C'est formidable. Congratulons-nous mutuellement en ce jour de fête.
Votre dévouée, heureuse.
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samedi 16 juin 2007
Et pendant ce temps là, aux USA
Source Yahoo Actualités:
Un garçon de cinq ans de New York a apporté mardi plusieurs petits sachets d'héroïne à sa crèche, pensant distribuant des bonbons à ses petits camarades, selon la police.
Six enfants ont été transportés à l'hôpital en ambulance, avant d'en ressortir plus tard. Le garçonnet, sa soeur de deux ans et une autre fillette de deux ans ont apparemment avalé une quantité non-précisée de la drogue, mais personne n'a été blessé, rapporte le quotidien "Buffal News" dans son édition de vendredi.
Les parents de l'enfant, Wayne Clamp et Kari Lyn Lee, ont déclaré que leur fils avait dû trouver "dix sachets" d'héroïne dans la rue, alors que sa mère l'emmenait en compagnie de ses deux soeurs à la crèche du YWCA Schoolhouse Commons, à New York. Pensant avoir trouvé un bonbon, le garçon en a donné à ses soeurs et ses amis, selon ses parents.
"C'était emballé dans du papier de paraffine et (les sachets, NDLR) avaient des petits sourires collés dessus, comme des M&Ms", a expliqué le papa, montrant un sachet. "Il ne pensait pas que c'était quelque chose de mauvais. Il a dit que ça sentait comme des miettes de pain".
Les enfants du couple et le fils de sept ans de la mère ont été placés sous la garde temporaire de la mère de Kari Lyn Lee en attendant la convocation de leurs parents au tribunal, le 11 juillet. Ces derniers affirment ne pas consommer de drogue et assure que l'héroïne ne venait pas de chez eux.
-> C'est pas très gentil de la part des parents de nous prendre pour des cons. C'est assez rare de trouver 10 sachets d'héroïne dans la rue, tout propret, avec un smiley dessus, vu le prix de l'héroïne (parait-il)... Genre le dealer, il s'est dit: "oh zut, j'en ai marre de porter 10 sachets d'héroïne pour quelques centaines d'euros, je préfère les laisser bien en évidence sur le trottoir."
Là, à mon avis, va falloir chercher une explication un peu plus crédible. J'ai l'impression que c'est comme s'ils avaient dit: oh ben, on se promenait, il faisait beau et tout d'un coup, sans qu'on ait fait quoique ce soit pour, un rayon de lumière est venu illuminer nos jolis minois et 10 sachets d'héroïne sont tombés du ciel jusque dans nos mains. Et comme y avait un bonhomme qui sourit dessus, on s'est dit qu'on allait les donner aux gamins de deux ans."
En fait, ça me ferait marrer si les gamins n'avaient pas risqué leur vie dans cette histoire.
Un garçon de cinq ans de New York a apporté mardi plusieurs petits sachets d'héroïne à sa crèche, pensant distribuant des bonbons à ses petits camarades, selon la police.
Six enfants ont été transportés à l'hôpital en ambulance, avant d'en ressortir plus tard. Le garçonnet, sa soeur de deux ans et une autre fillette de deux ans ont apparemment avalé une quantité non-précisée de la drogue, mais personne n'a été blessé, rapporte le quotidien "Buffal News" dans son édition de vendredi.
Les parents de l'enfant, Wayne Clamp et Kari Lyn Lee, ont déclaré que leur fils avait dû trouver "dix sachets" d'héroïne dans la rue, alors que sa mère l'emmenait en compagnie de ses deux soeurs à la crèche du YWCA Schoolhouse Commons, à New York. Pensant avoir trouvé un bonbon, le garçon en a donné à ses soeurs et ses amis, selon ses parents.
"C'était emballé dans du papier de paraffine et (les sachets, NDLR) avaient des petits sourires collés dessus, comme des M&Ms", a expliqué le papa, montrant un sachet. "Il ne pensait pas que c'était quelque chose de mauvais. Il a dit que ça sentait comme des miettes de pain".
Les enfants du couple et le fils de sept ans de la mère ont été placés sous la garde temporaire de la mère de Kari Lyn Lee en attendant la convocation de leurs parents au tribunal, le 11 juillet. Ces derniers affirment ne pas consommer de drogue et assure que l'héroïne ne venait pas de chez eux.
-> C'est pas très gentil de la part des parents de nous prendre pour des cons. C'est assez rare de trouver 10 sachets d'héroïne dans la rue, tout propret, avec un smiley dessus, vu le prix de l'héroïne (parait-il)... Genre le dealer, il s'est dit: "oh zut, j'en ai marre de porter 10 sachets d'héroïne pour quelques centaines d'euros, je préfère les laisser bien en évidence sur le trottoir."
Là, à mon avis, va falloir chercher une explication un peu plus crédible. J'ai l'impression que c'est comme s'ils avaient dit: oh ben, on se promenait, il faisait beau et tout d'un coup, sans qu'on ait fait quoique ce soit pour, un rayon de lumière est venu illuminer nos jolis minois et 10 sachets d'héroïne sont tombés du ciel jusque dans nos mains. Et comme y avait un bonhomme qui sourit dessus, on s'est dit qu'on allait les donner aux gamins de deux ans."
En fait, ça me ferait marrer si les gamins n'avaient pas risqué leur vie dans cette histoire.
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dimanche 27 mai 2007
Tueur à gages et logique enfantine
Je viens de passer 1h40 à côté d'un tueur à gages: mon voisin était un monsieur en costume sombre et petites lunettes métalliques, dans le style Flamby (F. Hollande), mais un peu moins mou quand même, qui a passé tout le temps du trajet à fixer un point invisible devant lui sans bouger. Quand je dis sans bouger, c'est même pas pour se gratter la joue, la fesse ou le cuir chevelu, non, je me demande s'il a même cligné des yeux. Il avait une fine malette noire qu'il serrait entre ses pieds et arrivée à destination, il s'est retourné vers moi (je m'agitais pour montrer que je descendais à cet arrêt), et, tout en regardant derrière moi le paysage, m'a adressé pour la première fois la parole pour m'annoncer: "je ne descends pas là". Ce à quoi, interloquée, et soulagée que son immobilité de soit pas dûe à une mort certaine, je me suis résolue à répondre: "moi si".
J'avais un prof d'histoire-géo au collège qui fixait quelque chose très loin derrière nous quand il faisait cours, mais il savait toujours qui bavardait, qui avait commencé à lancer la première boulette, qui gigotait un peu trop et qui s'ennuyait. Sans nous regarder. ça m'a toujours impressionné.
Il m'appelait Clara, j'ai jamais su pourquoi.
Du coup, quand on voyage, on lit tout et n'importe quoi: son titre de mémoire, le canard ligoté, et aussi divers magazines, dont un où un article m'a fait rire.
Les journalistes ont demandé à des gamins de 4 ans de compléter la phrase: "ma maman, elle est belle comme..." et d'expliquer leur choix.
Je donne la plame d'or au petit Adam, dont le prénom lui pèsera un jour sur les épaules: "ma maman est belle comme un caméléon."
Son explication: "Parce que j'adore les caméléons! C'est un animal très gentil qui mange les moustiques. Et j'adore ma maman tout pareil. Sauf que le caméléon, il est vert et qu'elle s'habille en bleu. Ma maman, elle est à la maison, et elle fait rien. Comme une fée!"
hihi. D'accord, voilà un gamin qui n'a rien compris aux contes de fée et dont le père est un cadre dynamique, naturaliste dans l'âme et qui rentre le soir à la maison, en disant à sa femme: "une bière! t'as encore rien foutu aujourd'hui?"
Non, juste le ménage, la lessive, conduire les gosses à l'école, faire à manger, faire faire les devoirs, aller en courses, cuisiner, ranger, consoler, aimer (dans le désordre et liste non exhaustive).
J'ai quand même l'impression que le gamin a rajouté "comme une fée" pour se rattrapper. Mais c'est trop tard: privé de console pendant 3 mois!
Un mot de Jordan, 4 ans: " ma maman, elle est belle comme une soucoupe volante et mémé, comme le ciel."
Conseil au parents: déscotchez-le de la télé (et des "flims" d'ed wood)
Allez, zou, god save the queen!
Votre dévouée, qui ne s'appelle pas Clara, mais Olympe (oui, ça sonne pas pareil mais a priori c'est confusionnant).
J'avais un prof d'histoire-géo au collège qui fixait quelque chose très loin derrière nous quand il faisait cours, mais il savait toujours qui bavardait, qui avait commencé à lancer la première boulette, qui gigotait un peu trop et qui s'ennuyait. Sans nous regarder. ça m'a toujours impressionné.
Il m'appelait Clara, j'ai jamais su pourquoi.
Du coup, quand on voyage, on lit tout et n'importe quoi: son titre de mémoire, le canard ligoté, et aussi divers magazines, dont un où un article m'a fait rire.
Les journalistes ont demandé à des gamins de 4 ans de compléter la phrase: "ma maman, elle est belle comme..." et d'expliquer leur choix.
Je donne la plame d'or au petit Adam, dont le prénom lui pèsera un jour sur les épaules: "ma maman est belle comme un caméléon."
Son explication: "Parce que j'adore les caméléons! C'est un animal très gentil qui mange les moustiques. Et j'adore ma maman tout pareil. Sauf que le caméléon, il est vert et qu'elle s'habille en bleu. Ma maman, elle est à la maison, et elle fait rien. Comme une fée!"
hihi. D'accord, voilà un gamin qui n'a rien compris aux contes de fée et dont le père est un cadre dynamique, naturaliste dans l'âme et qui rentre le soir à la maison, en disant à sa femme: "une bière! t'as encore rien foutu aujourd'hui?"
Non, juste le ménage, la lessive, conduire les gosses à l'école, faire à manger, faire faire les devoirs, aller en courses, cuisiner, ranger, consoler, aimer (dans le désordre et liste non exhaustive).
J'ai quand même l'impression que le gamin a rajouté "comme une fée" pour se rattrapper. Mais c'est trop tard: privé de console pendant 3 mois!
Un mot de Jordan, 4 ans: " ma maman, elle est belle comme une soucoupe volante et mémé, comme le ciel."
Conseil au parents: déscotchez-le de la télé (et des "flims" d'ed wood)
Allez, zou, god save the queen!
Votre dévouée, qui ne s'appelle pas Clara, mais Olympe (oui, ça sonne pas pareil mais a priori c'est confusionnant).
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mercredi 18 avril 2007
Journée d'merde
Déjà quand on ouvre un oeil après avoir balancé son réveil à l'autre bout de la pièce et que le réveil en question est un téléphone portable déjà tombé maintes fois au cours de sa courte existence, c'est que ça s'annonce mal.
Après, quand on a l'idée saugrenue de passer sur la balance, le cheveu en pétard et le bidon plein de jus d'orange, ça continue. Plus deux kilos. Va falloir qu'on m'explique comment on peut prendre deux kilos en mangeant peu, pas entre les repas et en faisant du sport. Je me dis alors qu'évidemment, le problème vient de ma balance ou du jus d'orange et je passe devant le miroir où je découvre, stupeur et tremblements que mes deux jambes sont rayées. Jaune et blanc. Marron et blanc par endroit.
Rien ne sert d'appeler le samu, sos médecin, le service "pathologies infectieuses de la peau", parce que le coupable est posé sur le rebord de l'évier de la salle de bain.
La crème auto-bronzante.
Régle N°1: la crème auto-bronzante, il faut la mettre le matin, et il faut attendre qu'elle sèche.
Régle N°2: même si c'est pas sec, qu'on a un rendez vous tout de suite, qu'on est déjà en retard et qu'il faut absolument enfiler un jean, NON: on attend avec patience et abnégation que cette foutue lotion grasse comme de l'huile et probablement cancérigène, sèche.
Régle N°3: si les régles N°1 et 2 n'ont pas été respectées dans un instant de pure inconscience ou en raison d'un état de débilité avancé. D'abord, on se maudit, et après on procède à un gommage féroce visant à estomper les traces colorées, sans toutefois pousser le sacrifice jusqu'à arracher des lambeaux de chaire sanguinolante.
Enfin, on met un pantalon. Même par beau temps ensoleillé. Parce qu'en plus d'être jaunes et blanches, à force de frotter, les jambes sont aussi devenues rouges...
La grande blonde avec une chaussure noire.
Après, quand on a l'idée saugrenue de passer sur la balance, le cheveu en pétard et le bidon plein de jus d'orange, ça continue. Plus deux kilos. Va falloir qu'on m'explique comment on peut prendre deux kilos en mangeant peu, pas entre les repas et en faisant du sport. Je me dis alors qu'évidemment, le problème vient de ma balance ou du jus d'orange et je passe devant le miroir où je découvre, stupeur et tremblements que mes deux jambes sont rayées. Jaune et blanc. Marron et blanc par endroit.
Rien ne sert d'appeler le samu, sos médecin, le service "pathologies infectieuses de la peau", parce que le coupable est posé sur le rebord de l'évier de la salle de bain.
La crème auto-bronzante.
Régle N°1: la crème auto-bronzante, il faut la mettre le matin, et il faut attendre qu'elle sèche.
Régle N°2: même si c'est pas sec, qu'on a un rendez vous tout de suite, qu'on est déjà en retard et qu'il faut absolument enfiler un jean, NON: on attend avec patience et abnégation que cette foutue lotion grasse comme de l'huile et probablement cancérigène, sèche.
Régle N°3: si les régles N°1 et 2 n'ont pas été respectées dans un instant de pure inconscience ou en raison d'un état de débilité avancé. D'abord, on se maudit, et après on procède à un gommage féroce visant à estomper les traces colorées, sans toutefois pousser le sacrifice jusqu'à arracher des lambeaux de chaire sanguinolante.
Enfin, on met un pantalon. Même par beau temps ensoleillé. Parce qu'en plus d'être jaunes et blanches, à force de frotter, les jambes sont aussi devenues rouges...
La grande blonde avec une chaussure noire.
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lundi 9 avril 2007
Viens, on va descendre l'amazone à la nage, ça va être trop cool
Avant tout, je voudrais souligner le superbe exploit du type qui a descendu l'amazone à la nage, en évitant d'être bouffé par les crocos, les piranhas et toutes les petites bêtes qui grouillent dans le fleuve.
Son aventure est au moins aussi stupide que celle des deux randonneurs qui vont seuls avec juste la compagnie d'une boussole traverser la jungle guyannaise, et qui , bien entendu, finissent par manger des mygales pour survivre.
Je joins l'article qui vante les mérites et le courage du recorman du monde, histoire de le plaindre un peu de s'être fourré lui même dans cet enfer:
"Après avoir bravé les crocodiles, les piranhas, les maladies et la menace d'une crise cardiaque, le slovène Martin Strel a bouclé dimanche son extraordinaire descente de l'Amazone à nage. Mais il a été hospitalisé dès sa sortie de l'eau.
Des milliers de personnes sont venues accueillir dans la localité brésilienne de Belem le nageur de 52 ans.
Samedi, Strel a officiellement établi un nouveau record de natation en franchissant la barre des 3.274 miles (5.268 kilomètres), a annoncé son encadrement sur son site internet www.amazonswim.com.
Dimanche, il s'est à nouveau jeté à l'eau pour nager six miles (10 km) en profitant de la marée montante pour remonter vers Belem, où il est arrivé à 11h30 (14h30 GMT).
Il s'est agi de la plus longue épopée fluviale de Strel, qui avait nagé en 2004 dans le Yangtze chinois (4.004 km), en 2002 dans le Mississippi (3.798 km) et en 2000 dans le Danube (3.004 km).
Après son arrivée à Belem, Strel a été pris en charge par une ambulance. Les médecins tentaient de faire retomber sa tension, qui a atteint un niveau proche de la crise cardiaque.
Au cours de son périple, Strel a souffert de nausées, de diarrhée, d'hypertension, d'insolation, de vertiges et de délires.
En raison de la dégradation de son état de santé, Strel alternait sur la fin de son odyssée des tranches de six heures de natation et de six heures de repos.
Vendredi, Strel avait été sorti de l'eau par son fils et avait alors des difficultés pour se tenir debout. Ses médecins lui avaient ordonné d'arrêter de nager mais, obsédé par l'idée de rejoindre Belem, Strel avait décidé de poursuivre l'aventure de nuit pour éviter les brûlures du soleil.
"J'en ai assez. Je veux en finir et rentrer chez moi", a-t-il dit sur son site internet.
Strel avait commencé son périple le 1er février dans la ville péruvienne d'Atalaya, où des seaux de sang d'animaux avaient dû être jetés à l'eau pour empêcher les piranhas de s'attaquer au nageur.
Strel a officiellement bouclé son aventure quatre jours avant la date initialement prévue. Sur la fin du parcours, il a dû composer avec les marées montantes qui, parfois, le repoussaient en amont.
"Je crois que les animaux m'ont accepté. J'ai nagé tellement longtemps avec eux qu'ils doivent penser que je suis un des leurs", avait récemment confié Strel à la BBC."
Son aventure est au moins aussi stupide que celle des deux randonneurs qui vont seuls avec juste la compagnie d'une boussole traverser la jungle guyannaise, et qui , bien entendu, finissent par manger des mygales pour survivre.
Je joins l'article qui vante les mérites et le courage du recorman du monde, histoire de le plaindre un peu de s'être fourré lui même dans cet enfer:
"Après avoir bravé les crocodiles, les piranhas, les maladies et la menace d'une crise cardiaque, le slovène Martin Strel a bouclé dimanche son extraordinaire descente de l'Amazone à nage. Mais il a été hospitalisé dès sa sortie de l'eau.
Des milliers de personnes sont venues accueillir dans la localité brésilienne de Belem le nageur de 52 ans.
Samedi, Strel a officiellement établi un nouveau record de natation en franchissant la barre des 3.274 miles (5.268 kilomètres), a annoncé son encadrement sur son site internet www.amazonswim.com.
Dimanche, il s'est à nouveau jeté à l'eau pour nager six miles (10 km) en profitant de la marée montante pour remonter vers Belem, où il est arrivé à 11h30 (14h30 GMT).
Il s'est agi de la plus longue épopée fluviale de Strel, qui avait nagé en 2004 dans le Yangtze chinois (4.004 km), en 2002 dans le Mississippi (3.798 km) et en 2000 dans le Danube (3.004 km).
Après son arrivée à Belem, Strel a été pris en charge par une ambulance. Les médecins tentaient de faire retomber sa tension, qui a atteint un niveau proche de la crise cardiaque.
Au cours de son périple, Strel a souffert de nausées, de diarrhée, d'hypertension, d'insolation, de vertiges et de délires.
En raison de la dégradation de son état de santé, Strel alternait sur la fin de son odyssée des tranches de six heures de natation et de six heures de repos.
Vendredi, Strel avait été sorti de l'eau par son fils et avait alors des difficultés pour se tenir debout. Ses médecins lui avaient ordonné d'arrêter de nager mais, obsédé par l'idée de rejoindre Belem, Strel avait décidé de poursuivre l'aventure de nuit pour éviter les brûlures du soleil.
"J'en ai assez. Je veux en finir et rentrer chez moi", a-t-il dit sur son site internet.
Strel avait commencé son périple le 1er février dans la ville péruvienne d'Atalaya, où des seaux de sang d'animaux avaient dû être jetés à l'eau pour empêcher les piranhas de s'attaquer au nageur.
Strel a officiellement bouclé son aventure quatre jours avant la date initialement prévue. Sur la fin du parcours, il a dû composer avec les marées montantes qui, parfois, le repoussaient en amont.
"Je crois que les animaux m'ont accepté. J'ai nagé tellement longtemps avec eux qu'ils doivent penser que je suis un des leurs", avait récemment confié Strel à la BBC."
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