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dimanche 30 novembre 2008

Soirée jazz manouche

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A l'origine, ça devait être un cabaret manouche, en tout cas annoncé comme tel. Ce qui était étrange et accessoirement très énervant, c'était l'absence totale d'organisation parsemée d'inconfort, de froid, de vigiles grossiers et de gens irrespectueux. Après avoir attendu 45 minutes dans la fraicheur hivernale, que les vigiles veuillent bien arrêter de traiter les spectateurs et les musiciens comme des merdes (systématiquement, les gens de la troupe qui frappaient à la porte pour entrer se faisaient engueuler), on a enfin pu entrer dans une salle vide. Pourtant "cabaret", ça suppose des tables et des chaises, non? Ben non. Enfin si, il y avait 5 mini-tables en haut là où on ne voit rien.

Heureusement, la musique était excellente, avec des musiciens confirmés légitimement froissés par l'indifférence générale de la foule qui en profitait pour discuter comme au café (mais debout et leurs voix couvrant presque la musique).
Quand j'y repense, il y avait des choses étranges quand même : un animateur de supermarché, un portier d'hotel fan de Bécaud, un prodigieux batteur qui avait le même look que mon banquier et un yougoslave survolté de très bonne humeur qui accompagnait à la guitare le gigantesquement manifique Moreno.

Du coup, on ne regrette pas, surtout quand il y a une dame qui chante en russe sur un air tzigane avec une jeune fille toute petite qui fait voler ses jupes et claquer ses talons sous les cris de joie des musiciens.

ça, c'était bien.

VD.

lundi 27 octobre 2008

L'homme qui nous suivait partout.

Concert. Ani Di Franco. Probablement 1,50 mètre pour 30 kilos, gratte sa guitare pendant des heures, provoque les cris orgasmiques d'une tripotée d'américains, étrange absence de besoin de boire, suscite une envie irrépressible de lui donner des affaires vestimentaires : casquette ou foulard.

Note : les américaines BCBG qui viennent en France pour l'aventure se coiffent comme Post-It, la fille de Sarah Palin, c'est à dire avec une pince ramenant une mèche en boule juste au dessus du front. Très années 80. Laid.

Bref, après avoir passé la première partie à attendre que le nain moustachu devant moi cesse de rouler des pelles à sa petite copine, j'ai eu trop chaud, mais c'était plaisant quand même, surtout le sol qui rebondissait. En plus, j'essayais de comprendre les paroles des chansons vu que les anglophiles s'esclaffaient par endroit et que je voulais m'esclaffer aussi. J'ai donc travaillé mon anglais, ce qui est une bonne chose.

En rentrant, j'ai vu un type dans le métro. Le type que Bien-Aimé et moi on a croisé un jour chez Ikéa en banlieue parisienne, dans un coin un peu pourri après des villes-dortoirs à noms à rallonges. On avait attendu plus d'une heure pour obtenir une livraison et il était à côté de nous. Grand par-dessus beige, coupe au bol totalement improbable pour ce début de XXIeme siècle, cravate rouge et lunettes en métal. Reconnaissable de loin par son style vestimentaire et son maintien.

Quelques jours plus tard, on sort d'un TGV dans une grande ville de province à quelques centaines de kilomètres de là et on le voit, ce même type, qui descend du train devant nous.

Hier, 23h, métro, je vois entrer dans le wagon qui nous suit ce même type, toujours avec sa coupe au bol, ses lunettes et une écharpe à carreaux. Le même type. Une nuit dans Paris.
Comme ça parait trop improbable, en descendant du wagon, on jette un coup d'oeil dans celui où je l'avais vu monter. Oui, c'est bien lui, le même type.

ça se trouve, on vit comme dans The Truman Show, et lui, c'est le réalisateur, qui, comme Hitchcock fait quelques apparitions dans ses créations.

Bon, si je le vois en bas de ma porte, je crie.

VD.
Que d'aventures dans cette vie palpitante.

lundi 18 août 2008

Musique Yiddish

Je découvre des chansons yiddish du début du siècle dernier, des vieux morceaux poussiéreux qui grésillent, que je drevrais écouter sur un gramophone et que j'écoute sur des mp3. Je ne comprends pas les paroles et pourtant c'est bouleversant.
Si je ferme les yeux, je vois des pieds nus sur une route de campagne chauffée par un soleil de plomb. Il y a une estrade avec des gens qui dansent devant un orchestre, il fait incroyablement chaud, c'est peut-être à cause de ça les pieds nus. La route mène au kiosque en bois blanc un peu pourri où joue l'orchestre. Un vieil homme regarde les danseurs, assis sur une petite chaise bancale, la pipe à la main, avec un grand sourire où manquent quelques dents. Il a une mèche de cheveux blancs qui lui tombe dans les yeux, un visage buriné par le soleil, creusé par les rides. Il rit quand la musique accélère. C'est à la fois profondément triste et plein de joie ces chansons-là, c'est comme le vieillard : il y a toute la douleur du monde dans son regard et pourtant, il rit, il a l'air heureux d'être là, la musique est entraînante, les gens dansent, le soleil apporte la lumière et la chaleur, tout va bien.

On dirait les ancêtres de certaines chansons des "Yeux Noirs", je ne comprends pas comment ils arrivent à faire ça : donner envie de pleurer et de rire en même temps, raconter toute une histoire, la transmettre sans qu'on ait besoin de savoir le yiddish, prendre celui qui écoute, l'emporter avec eux, lui montrer plein de couleurs, de paysages, de gens avec leurs tourments, leurs joies et leurs peines et puis le reposer dans son siège quand la chanson se termine; on a alors l'impression d'avoir rêvé et d'avoir des souvenirs plein la tête.

mardi 1 juillet 2008

Lettre ouverte à Devendra Banhart


Ceci est un appel désespéré à Devendra Banhart, le génie du folk américain (pour qui ne saurait pas encore).

Devendra, par pitié, arrête de t'habiller en fille, en femme, en danseuse orientale. Depuis que tu cotoies Nathalie-grosses-joues-petit-corps, tu fais n'importe quoi.

Devendra, tu es peut-être maigrichon, t'as peut-être les cheveux longs, mais t'as aussi une barbe ! Il faut te ressaisir et t'ancrer dans la tête que tu es un homme, et un homme, ça ne met pas de jupe ni de soutien-gorge.
Tu es excentrique Devendra, ça, personne n'en doute plus. Tu es également fou, mais finalement dans notre société, qui ne l'est pas? T'es sans doute moins fou que Nabot, qui a encore pété un cable l'autre jour à la télé et qui fait de nouveau le buzz sur internet.

Devendra, tu es un génie musical, mais tu n'as pas de potentiel comique. Je sais, je suis dure mais je ne sais pas ce que tu cherches à montrer en faisant l'idiot ou le travelo avec tes petits copains effeminés. Tu n'es pas drôle, tu fais juste peur parfois, quand il te prend de t'habiller en danseuse orientale. Tu me fais alors penser à une chanson des Tiger Lillies, et ça, c'est mauvais.
Elle est où ta mère? Faut que je l'appelle, ça peut pas continuer comme ça. Ah non c'est vrai, je me rappelle que ta mère t'a élevé dans une secte au Vénézuela, c'est pas une bonne idée de la consulter.

Devendra, si tu es le baromètre de notre monde, je crois que c'est un mauvais présage.

Débarrasse-toi de la bande de neuneus qui copie tes cheveux longs et ta barbe, largue Nathalie-grosses-joues-petit-corps, achète toi un pantalon au rayon homme (et pas au rayon enfant), mais surtout, surtout, sois un homme, pas cette chose étrange, mi-homme, mi-femme, mi-monstre du cirque Carnival. Ton excentricité ressemble à un bordel oriental de l'après-guerre dans les bas-fonds d'une ville crade et grouillante de monde.

Ta dévouée, un brin raisonnable (il faut parfois écouter sa raison).

Post-scriptum : ton dernier album déchire grave comme disent les djeuns. Quelque part, c'est quand même réconfortant.

mercredi 11 juin 2008

Hooverphonic ...


Le concert d'Hooverphonic, samedi dernier, a déjà mal commencé : en entrée, il y avait un jeune cool qui a fait de la musique bizarre genre David Guetta, un truc électronique mixé. Il était très affairé, on voyait qu'il se donnait beaucoup de mal sautillant d'un coin à l'autre de son petit bureau où il y avait toutes ses machines, mais personnellement ça ne m'intéresse pas. C'était pas vilain remarquez, juste ennuyeux.

Ensuite Hooverphonic est arrivé, on a (enfin) pu se lever, j'ai pu remettre mes chaussures et m'avancer tout près de la scène. Je tiens à dire que je suis partie sans préjugé vu que je ne connais pas des masses ce groupe, mais alors là, s'il y a un truc que je ne supporte pas, ce sont les minauderies. Et la chanteuse est la fille la plus minaudeuse que je n'ai jamais vu.

Elle était inregardable : déjà, presque topless. Stop! Je vous arrête là, je ne prone pas le port de la Burka, mais les gens qui montrent une partie intime de leur anatomie me dérangent. Je n'avais personnellement aucune envie de voir ses seins (peut-être parce que je suis une fille hétéro, car les garçons dans la salle semblaient apprécier l'absence de soutien-gorge).
Je trouve que c'est déplacé : j'étais là pour écouter de la musique, pas pour voir cette fille aguicheuse qui a sciemment revêtu une tenue laissant apercevoir ses seins (et que je fais de grands mouvements pour que ça baille sur les côtés et qu'on voit bien tout lalala).
Bref, ça aurait un type, ma réaction aurait pire : j'irai pas à un concert d'Of Montreal si je sais que le chanteur va se mettre à poils. Leur intimité ne regarde qu'eux ou leurs conjoints, pas moi. En plus, ça a un côté exhibitionniste puisqu'ils imposent leur nudité aux autres.
La chanteuse de Hooverphonic n'était toutefois pas entièrement nue.

Autre problème : c'était quoi ces minauderies? et que je me tortille, que je fais des simagrés, que je me déhanche pseudo-sensuellement, que je lance des regards noirs charbonneux au type des lumières...

Le truc drôle dans cette pathétique attitude, c'était que les chansons étaient assez ennuyeuses et pas du tout entraînantes, or parfois, alors que ça n'avait pas lieu d'être, la chanteuse, se prenait la tête à deux mains en grimaçant, d'un air de dire: je fais de gros efforts vocaux, y a de l'émotion là !
Cette fille m'a gaché la soirée. En plus il n'y avait pas un brin d'air.

Et je ne suis pas du tout jalouse (je préviens les hypothétiques commentaires à ce sujet), simplement, je n'aime pas les filles qui minaudent. Ou alors les pseudo-séductrices qui en font des tonnes.
Cette fille était très jolie, elle avait également une plutôt jolie voix, mais son attitude gachait tout. Elle n'avait pas besoin de faire tout ce cinéma. Ou alors je ne comprends rien à la séduction et à la limite, je m'en fiche, vu que j'ai séduit le seul garçon qui m'intéresse.
Voilà, ça c'est fait.


VD, pas cool.

vendredi 23 mai 2008

C'est DEVENDRA BANHART sur la photo ***

Enfer et damnation. J'en ai plus que marre du festival de Cannes, ou plutôt du traitement qu'en font les journalistes. D'accord, y a du people, mais c'est surtout aussi des films. Le problème c'est que quand vous tapez "festival de Cannes", s'affichent des articles style : "les plus belles robes", "les plus beaux décolletés", "estelle lefebure sort la robe à pois!". Au secours !

Le pire est le traitement réservé à Devendra Banhart, qui est quand même un des chanteurs - compositeurs les plus talentueux de sa génération, c'est un type qui a du génie, mais qui est décrit comme le "petit ami de nathalie Portman". Oui, Nathalie Portman, la fille à qui on a envie de donner des claques quand elle raconte qu'elle est végétarienne depuis l'âge de 8 ans, qu'elle est diplômée de je ne sais quelle université à quelques centaines de milliers de dollars l'année de scolarisation, qu'elle a tout de même le temps de jouer dans des films-d'auteur-à-messages... Cette fille est l'archétype de la petite pimbêche minaudeuse qui a vu sa tête enfler en même temps que son cachet.
Personnellement, elle m'insupporte. C'est pourquoi j'évite de regarder des films dans lesquels elle joue ou de lire des trucs sur elle.

Mais à présent, un truc fou se passe : Devendra Banhart, le génie du XXIème siècle, n'est jamais cité quand il apparait sur une photo avec la niaise, il est toujours décrit comme "le petit ami de Nathalie Portman".
J'ai envie de secouer les journalistes de toutes mes forces.

PIRE ! Sur un forum, des internautes disaient que N. Portman s'était dégotté un Chabal américain, qu'il avait un look ridicule avec sa grosse barbe et ses cheveux dans les yeux. Là encore, personne ne dit son nom. C'EST DEVENDRA BANHART ! Prend conscience peuple, qu'il est le révolutionnaire du folk!

Est-ce que quelqu'un pourrait leur expliquer que Devendra Banhart ne s'habille pas excentriquement pour coller à une tendance mais parce que c'est sa manière d'être? Parce que son apparence est aussi excentrique que sa musique et que son esprit?
Est-ce que quelqu'un peut expliquer aux gens qu'on ne devrait pas dire "le barbu c'est le nouvel ami de Nathalie Portman", mais : "Devandra Banhart accompagnée de son amie".
Et il faudrait m'expliquer à moi ce qu'il lui trouve à cette fille, outre ses grosses joues et son engagement bobo-chic pour la planète.

Votre dévouée, scandalisée, épouvantée, époustouflée, enflammée, énervée.

jeudi 17 avril 2008

Souffle de vent chaud


Je suis allée voir le concert de DevotchKa le weed-end dernier, ce qui était le meilleur concert de ma vie, devant Andrew Bird et les Yeux Noirs. J'aurai voulu que ça dure toute la nuit, j'aurai voulu danser, et pour que cette envie naisse en moi alors que j'ai autant de rythme qu'un candidat à la Star Ac, il faut que la musique soit réellement formidable.
C'est le cas de celle de Devotchka : tout le monde crie, chante, tape des mains et des pieds quand ils se mettent à jouer, c'est comme un tourbillon, il faut pas fermer les yeux sinon tu perds l'équilibre et t'es transporté ailleurs, dans un pays avec des vieilles femmes qui lisent l'avenir dans des roulottes, des moustachus qui jouent du violon avec tellement d'émotion que ça arracherait la larme à un inspecteur des impôts, parfois, il y a même un cirque avec des jongleurs, des trapézistes, des dresseurs de fauves et des contortionnistes, et tout le monde finit toujours par chanter à tue tête en frappant le rythme de toutes ses forces.

Je dois avouer aussi que les élairages du Café de la Danse étaient sensationnels, et rendaient le spectacle encore plus magique.

Maintenant, j'ai même un t-shirt Devotchka. Rouge et noir.
Ô Joie, je le mettrai au grand oral ! Hi.

Votre dévouée.

jeudi 13 mars 2008

Des souvenirs plein la tête

mercredi 12 mars 2008

Musique # Politique

Je suis allée sur la page Last de Carla Bruni (par page Last, entendre Last.fm, site consacré à la musique, source inépuisable d'infos et d'échanges) et là j'ai été atterrée par les messages laissés par certains auditeurs.

Evidemment, il y a la bande des spécialistes des raccourcis qui hurlent "faciste" ou "nazi" dès qu'ils entendent un mot plus ou moins lié à Sarbozy.
Et puis il y a les influençables, les faibles, les mous du ciboulo qui suivent en en rajoutant une couche.

L'appréciation de la musique est subjective, donc c'est pas la peine d'écrire "si tu connais pas grand chose en musique c'est normal que tu trouve (sic) ca bon (sic)", comme Akira067 qui durant la campagne présidentielle avait déjà fait de l'insulte gratuite son sport favori avec ses copains de la page anti-sarko.

Je n'apprécie pas Sarkozy mais il ne faut pas tout mélanger. Si je fais abstraction de l'image narcissique de son épouse et que j'écoute son premier album, je trouve ses chansons excellentes. Evidemment, y a une partie de moi que ça embête un peu mais je ne vais pas m'empêcher d'écouter ce que je considère comme de la bonne musique parce qu'une cruche a épousé un instable qui exerce la plus haute fonction de l'Etat.

Et puis rien que pour les insultes gratuites, sexistes, machistes et forcément à caractère sexuel qu'elle essuie sur la page Last, j'ai encore plus envie d'écouter ses chansons.
Il est insupportable de constater qu'en 2008, une femme peut encore essuyer ce genre de commentaires (je cite "la pute du président") parce qu'elle a fait des choix dans sa vie personnelle qui ne nous regarde en rien.
Surtout que Last est un site consacré à la MUSIQUE et non à la POLITIQUE.

Vote dévouée, dégoutée.

vendredi 29 février 2008

"Till the end of time" Devotchka

vendredi 21 décembre 2007

Standing Ovation

samedi 24 novembre 2007

Force de l'ONUUU

Excusez, mais ça me fait rire, alors j'en mets encore une:

Et maintenant t'as les dents bleues !

Whééééé j'viens de découvrir un duo rigolo sur dailymotion, par hasard, par la magie de l'internet et du surfage intensif!
Partageons, je trouve ça vraiment pas mal du tout, manque juste peut-être un petit accordéon (j'aime bien moi la "musique pouet pouet"):





Votre dévouée, à la pointe de la découverte musicale...

mardi 13 novembre 2007

Concert Folk à l'Olympia

Finalement, ça a été la course pour attrapper un métro puis un RER à 1h, dîner à 2h, lever à 7h. Une expérience inédite.
Le concert? décevant. Pourtant il y avait Devendra Banhart...

Il faut dire que je suis de nature non-stable-sur-ses-jambes après 6h passées debout sans eau, ni nourriture, ni repos, serrée contre une jeune fille trop chevelue qui me recouvrait périodiquement de sa masse capilaire et entendait naivement allumer sa clope dans cet endroit non-fumeur (ahahah).

Le premier groupe cassait pas la barraque, convenable sans plus. Ensuite, la chanteuse, Remi Nicole (je crois) avait une grave intéressante mais elle était assez déplaisante: très énervée,sans doute mal à l'aise et puis cette idée de vouloir à tout prix devenir avec le public son meilleur ami au monde en 30 secondes chrono... c'est pas ce qu'on lui demande.

Troisième groupe: Beirut. Exellentissime sur mes MP3, envoûtant, à mis chemin entre le folk et le road-movie version tzigane. Et puis là, sur scène, y avait juste un gamin insupportable, se tripotant les cheveux, maniéré tendance égocentrique avec un fond de tête à claques. Heureusement, les musiciens étaient très bons.
C'est quand même assez étonnant qu'on entendait presque pas le chanteur, pourtant on était au 1er rang juste devant la scène.

Ensuite: Andrew Bird. Ah, André Loiseau, le "pinson survolté". Evidemment, c'était un moment très agréable, et puis comme c'était la seconde fois que je le voyais, j'avais l'impression que si je lui faisais signe il me reconnaitrait. Hihi.
Le seul problème c'est qu'il était 23h, j'étais épuisée, j'avais très mal au dos et aux jambes et en plus, oui messieurs dames, en plus j'avais soif et faim!
C'est dans cet état lamentable que j'ai vu Devendra Banhart. Celui qui est normalement mon chouchou, mon idole.

Pfff. Je sais pas ce qu'il s'est passé, je vais mettre ça sur le compte de ma fatigue. C'était très décevant, ce qui est à l'origine un folk doux et original s'est transformé en un truc électronique avec gros effets à la guitare. Je ne suis pas une grande fan de guitares électriques. J'aime les petites balades gentillettes.
Du coup, je n'ai pas vraiment reconnu Devendra en cette grande tige anorexique qui nous a fait un concert aux sons trop électro, trop tard dans la nuit, entouré d'un groupe qui ressemblait à la cage aux folles version hippie.

Et permettez-moi d'ajouter une chose: je trouve ça con qu'ils aient tous des cheveux longs et des barbes, comme s'il fallait absolument que tous les musiciens ressemblent à Devendra. Ce qui était original au début est devenu ridicule.
Bref, le responsable de tout ça, c'est le guitariste avec ses affreux cheveux blonds frisés et sa barbe foncée. Oui, celui qui touche les fesses de Devendra en plein concert! Non mais ça aussi franchement, ils auraient pu nous l'épargner...

Votre dévouée, qui a maintenant l'impression d'être une rabat-joie hypocondriaque et néo-conservatrice.

mardi 18 septembre 2007

Un hâvre de paix


Dans ce monde de brutes comme le dénonçait jeanne d'arc aujourd'hui (pour comprendre, fallait regarder le JT), y a des petites douceurs, d'abord les mots doux de l'amoureux qu'on retrouve dans son sac, et puis le nouvel album de devendra banhart. Devendra Banhart. Je ne sais pas d'où il vient lui, ni où il vit, mais à mon avis très loin de la Terre ferme.
Encore des morceaux excellents, transcendant la folk actuelle, toujours un temps d'avance, proche de l'exentricité, des ballades langoureuses puis entraînantes et qui finissent, en douceur ou en rythme-percussions entrecoupées de sons étranges, pas désagréables, envoutants, des sons qu'on entend pas sur un album de musique d'habitude. Des cris, des rires, ou des bruits d'animaux.

J'adore sa voix, ses accords à la guitare, ses arrangements, cette surprise qu'on ressent au milieu d'une chansons quand ça part on sait pas où. Il y a un lieu qu'on ne nomme pas, dont on ne parle pas, qui existe pour certains, et que d'autres ignorent, un endroit plein d'arbres, avec une brise légère et du soleil. Des oiseaux parfois. Mettez la musique de devendra dans le lecteur, n'importe quel album, ils sont tous géniaux, et fermez les yeux. On marche pieds nus là-bas, on n'a ni froid ni chaud, on se sent léger, on se sent bien. Ecoutez-le en boucle. Elle vient de là-bas cette musique, elle ignore les époques, le temps, les styles à la mode, elle a créé son propre monde.

Votre dévouée.

Post scriptum: mention spéciale à "shabop shalom"

jeudi 6 septembre 2007

L'immense talent musical d'Amy Winehouse.


Jusqu'à il y a quelques minutes, je ne connaissais le nom de "amy winehouse" que par les infos people. Une fille au look effrayant, tatouée comme un cammioneur avec une choucroute sur la tête et des yeux maquillés au balai. Pas dans la nuance quoi. Une overdose et un drame passionnel imminent à la clef.

C'était dans mon esprit la soeur de Britney Spears. En fait, j'ai vraiment des préjugés à la con.

Ce qui m'a mis le doute, c'est ma mère qui me dit l'autre jour: "oh mais c'est très bien Amy Winehouse". Je me suis tournée au ralenti vers elle, un sourcil levé et l'air dubitatif. Remarquez, quand on sait que l'amoureux écoute Gwen Stefani et Britney Spears, on devrait plus s'étonner de rien. Mais quand même.

Ce matin, comme pour travailler je mets toujours de la musique en fonds, je décide de mettre l'album "Back to black" (vous pouvez écouter librement des extraits sur last.fm). Enorme surprise. C'est excellent.

Il y a un petit côté jazz, rétro, un truc qui va avec son look années 60.
Et elle a une voix! J'adore ce timbre grave, éminemment sensuel. Il y a quelque chose de très puissant avec une élégance brutale qui ne va pas avec son physique. Sa voix me fait penser à une menace proférée par quelqu'un de dangereux et de séduisant à la fois.

J'adore. Et dire que j'aurai pu passer à côté de ce talent musical parce que sa détentrice fait les gros titres de la presse people. C'est trop con.
Personnellement, je m'en fiche de sa vie privée, de sa dépendance aux drogues, je voudrais juste qu'elle continue à chanter, aussi bien que dans "Back to black".

Votre dévouée, surprise.

lundi 30 juillet 2007

Le concert des yeux noirs


Avant-hier soir, on est allé voir les yeux noirs en concert au sentier des halles, à Paris, et j'avoue que c'est le meilleur concert que j'ai vu de ma vie. Oui.
Non, j'exagère pas. Déjà, la musique tzigane, les chants yiddish, j'adore. Il y a quelque chose d'intensément dramatique, même dans les airs très entrainants.

Les yeux noirs, ce sont d'abord deux frères violonnistes qui chantent en français, parfois en yiddish et qui entrecoupent leurs morceaux d'anecdotes sur leur famille, des trucs drôles comme la mémé Ester qui leur fredonnait des comptines, et puis des trucs moins drôles, sur l'extermination des tziganes par les nazis par exemple.
C'était assez troublant, parce que dans la salle (très petite, surchauffée, bondée) il y avait leur famille, et à la fin, on avait l'impression de faire partie de leur clan, d'être des sortes de cousins éloignés, on frappait dans nos mains, on chantait et dansait, sans plus rien sentir de la chaleur et de la vague odeur écoeurante de sueur.
On passait du rire aux yeux embués, de la frénésie de violons et d'accordéons ponctués de cris et de claquements de pieds à la comptine yiddish épurée, avec juste quelques notes au violon, émouvante, incroyablement émouvante. En fait, avec les yeux noirs, tu sais jamais très bien si tu dois rire ou pleurer. Mais même si les chants sont parfois tristes, il y a toujours de l'espoir. C'est ce qu'ils nous racontaient à propos de l'hymne des tziganes, on dit que l'espoir fait vivre, mais oui pourquoi pas: l'espoir de jours meilleurs. Je suis assez preneuse de cette philosophie.
De toute façon, c'est une musique que j'ai dans la peau, ça s'infiltre par mes oreilles, ça se diffuse dans mon corps et mon esprit, ça les anime. Je reconnais les sonorités, les chants les plus anciens, "ça me parle" comme on dit, ça me dit quelque chose. Je sais pas où j'étais dans une autre vie, mais pas très loin de cette musique à mon avis.

Votre dévouée, troublée.

lundi 9 juillet 2007

Concert de Devendra: complet.


Enfer et damnation. Le concert de Devendra Banhart, mon idole, mon chanteur d'indie-folk à la barbe légendaire, aux mimiques enfantines, aux accords de guitare envoutants, à l'allure seventies, à la voix incomparable et à la musique originale, est complet. J'ai attendu trop longtemps avant de prendre mes places, si bien que me voilà lésée, entrainant chez moi une désespération totale. Vraiment, là, c'est déprimant.
Je suis déprimée, frustrée, dégoutée.

C'est quoi aussi cette idée d'organiser un concert dans une salle de 300 places (vendues en un ou deux jours) alors que Devendra Banhart est un des rares chanteurs bouleversant la scène musicale indie actuelle? Les organisateurs savent très bien qu'ils peuvent remplir une salle de 500/700 places avec ce type, car même s'il n'est pas très connu du grand public en France, il soulève l'enthousiasme des amateurs de folk et d'indie du monde entier, et le bouche à oreille fonctionne bien: il commence à avoir beaucoup de succès en Europe. J'ai pas l'habitude d'être "fan", style à me pâmer d'excitation après avoir poussé des grands cris à l'approche de l'idole. Non, mais j'apprécie beaucoup la musique de Devendra Banhart, et l'homme en lui même a l'air très sympathique (je l'ai vu au concert de Vetiver l'année dernière: il était venu saluer les gens, on pouvait lui parler à condition de maîtriser l'anglais.)

J'aime beaucoup son côté enfantin avec les petits mélodies genre "little sparrow", ou quand il chante des ballades, guitare en bandouillère, avec aisance et originalité. Y a plus qu'à fermer les yeux à se laisser porter dans un autre monde, avec des araignées jaunes, des enfants aux longs cheveux, des rires dans l'Etat du Michigan...
Il rit parfois au beau milieu de ses chansons, ou a du mal à commencer, et les albums que j'ai sont enregistrés comme ça: avec les hésitations, les gloussements, les bruits étranges d'instruments inédits, ce qui donne une oeuvre charmante. Charmante, comme dans les contes, avec des personnages étranges.

Au hasard, je lance un appel à la population: si vous avez 2 places pour le concert de devendra à l'européen, le 21 août, je suis preneuse. Envoyez un commentaire, même anonyme pour une fois.

Votre dévouée, désolée.

dimanche 13 mai 2007

J'aime bien Tété


J'aime bien Tété, que je peux écouter en boucle grâce au Versaillais, ex-bordelais. Enfin, pour l'instant, j'ai écouté religieusement que son album "A la faveur de l'automne", et c'est très plaisant.
C'est doux. Je ne connais pas les termes adéquats: style "ça groove trop", mais ce que je sais, c'est que sa voix, les rythmes choisis ainsi que les paroles s'accordent harmonieusement. Parfois, y a un petit côté du type avec sa guitare qui chante du blues avec trois choristes derrière lui qui font des "ooooouuuuu" en frappant dans leurs mains, sur une route déserte et poussiéreuse. Oui, tout ça. Et parfois pas du tout.
Parfois, on dirait un étudiant, assis sur le rebord de la fenêtre de sa chambre de bonne qui regarde la ville en grattant sa guitare un dimanche après midi, dans la tiédeur douce du début de l'été.
Si, c'est vrai, je vous assure.

Bon, je vais écouter son album Le sacre des flemmings et autres contes de la lisière. Rien que le titre et la couverture de la pochette me le rendent extremement sympathique. Notez le style grosses lunettes noires et costard à gilet, nouvelle panoplie du type cool.

A bientôt.
Votre charmante amie.

mardi 3 avril 2007

L'homme qui portait bien son nom


Comme les visiteurs ou auditeurs de last.fm ont pu le remarquer, je suis sortie de ma tanière pour aller au concert d'Andrew Bird à la Maroquinerie, charmante petite salle de la capitale, où les organisateurs ont des coupes de cheveux improbables (longue mèche dans les yeux et nuque dégagée... mes sourcils s'en soulèvent encore) et sont d'une amabilité assez inédite chez des parisiens.

J'en viens au fait: comme d'habitude à la Maroquinerie, les chanteurs font leur petite promenade avant le concert, échangent des paroles par ci par là avec leur public qui attend patiemment l'ouverture des portes.
Andrew Bird, il est incroyable, virtuose violonniste, joue des morceaux en faisant glisser son archet pourri sur les cordes de son violon dont il se sert parfois comme ukulélé. Il change d'instrument en un quart de seconde, se prend un peu les pieds dans les fils électriques et siffle de charmantes mélodies folk avec l'aisance d'un oiseau. C'est peut-être à cause de son nom.

En tout cas, il est envoutant. Evidemment, il ne détrone pas Devendra Banhart dans mon coeur mais tout de même, presque.
En plus j'étais à moins d'un mètre de lui, je pouvais le voir se tortiller en chantant (oui, il met ses pieds l'un contre l'autre, cloués au sol et ondule le reste de son corps, ce qui donne une étrange vision, complètement atypique, à mille lieues d'une attitude composée, préparée).

Enfin, il a une voix particulièrement agréable, douce, sans accroche, qui sert admirablement les petites mélodies folk.

J'adore.

Votre charmante dévouée, enviée par la moitié de la population.