mercredi 4 octobre 2006

Madeleine Peyroux: Perfect Lady!


Wha le nouvel album de Madeleine Peyroux! Le petit rire grave à la fin de “I’m Allright", la batterie douce, le saxo qui se fait entendre parfois timidement, sa voix… Mon Dieu quelle voix!
Y a un truc dans son timbre langoureux qui donne envie de se laisser aller. C’est à la fois élégant, sensuel, charmant, charmeur. On se croirait dans un restaurant chic d’un film en noir et blanc où une femme en robe noire accoudée à un piano chante pour les derniers clients.
Non, on dirait quand on rentre du ciné où on a vu un bon film, il fait nuit mais il fait bon et on a envie de rester un peu.
Non, on dirait quand il neige dehors et qu’on est douillettement installé dans un fauteuil avec un bon bouquin.
Non, en fait, on dirait simplement de la très bonne musique.

Bon, hop j’vais encore l’écouter.

Votre dévouée, qui a le droit de dire des choses romanesques.

lundi 2 octobre 2006

Qui a mangé le dossier de M2?


Figurez-vous les p’tits choux que l’administration pénitentiaire de la fac et moi, on a un putain de contentieux: on avait déjà un passé douloureux puisque l’année dernière la charmante secrétaire qui tape les notes avait oublié de mettre le 1 devant le 5 de ma note de DPE… (on applaudit).

Aujourd’hui, j’allais, gaie et mignonne écolière, chercher ma carte d’étudiante, qui permet notamment d’emprunter des bouquins et d’avoir des réducs sncf et ciné, quand on m’apprend que mon dossier est introuvable!
ahahahah, la bonne blague. Mon chèque est débité (400 euros), mon inscription informatique enregistrée mais point de dossier. Point. Où diable comment se fait-ce? Me demande une secrétaire, à moi, qui suis la victime dans l’histoire.
On me questionne, on me soupçonne d’avoir mangé mon dossier pour nuire à l’administration, anarchiiiiiste!
Résumons la situation: j’ai fourni toutes les pièces justificatives à mon inscription et notamment des dossiers très personnels tels que mes résultats scolaires depuis la 1ere année et un chèque encaissé deux jours après le dépot.
Trois fonctionnaires cherchent mon dossier pendant 1h30, parfois sous le bureau (?) ou dans d’obscures recoins de salles interdites au public. En vain.
Mon dossier aurait-il servi à faire un petit feu un soir de fraicheur? Morte de rire, hein? Du rire jaune.
Je sais rien: rien sur l’endroit où se trouve mon dossier d’inscription, rien sur la rentrée, rien sur l’emploi du temps, rien sur le fonctionnement des mémoires, rien, rien, rien. Lalala.

Du coup, j’vais avoir une dent contre le fonctionnaire de fac d’une manière générale, vous le comprendrez bien. J’vais devenir asocial comme Grégori Perelman, le géni en moins. J’vais creuser ma caverne avec une pelle et n’être relié au monde extérieur que par internet.

Votre dévouée, qui ne le sera plus. Qui ne le sera plus avec personne.

dimanche 1 octobre 2006

1er octobre: bilan politique.


Voilà. 1er octobre, mois de la rentrée, des pulls-en-laine-qui-grattent, des journées de pluie et des ciels gris. Oui, je fais des rimes aujourd’hui, je me sens une âme de poétesse.
Tenez, là, à brûle pourpoint (?), ça me fait penser aux “feuilles d’automne” du vieux Victor. Hihi. Allons, vous y croyez vraiment? Vous croyez vraiment que le fait qu’on soit dimanche, qu’il fasse moche et froid ça me fait penser aux poèmes de Victor Hugo? Hi. Pourquoi pas regarder le fonds de son verre de bière dans un bar pourri tant qu’on y est?
Non, en fait je pense à Sarkozy, sans rapport avec la saison. Ou alors métaphoriquement, en pensant que peut-être qu’il tombera comme une feuille morte. J’viens de lire quelques pages sur lui dans le Nouvel Obs’ qui trainait dans les toilettes, où on nous raconte sa vie en large et en travers, intime, personnelle.
Je n’éprouve aucune sympathie pour ce type. J’aime pas les petites atteintes à la liberté de la presse (virons les journalistes qui nous emmerdent), son discours démagogique comme “les français savent que j’ai raison". Avec cette phrase, il laisse penser qu’il n’agit que dans l’intéret des français et que les français auraient connaissance qu’il est dans le vrai. Et que je te flatte le peuple en controlant tout ce qui ne devrait pas être controlé par l’exécutif. (-> cf article de slip à étoiles sur la séparation des pouvoirs).
J’aime pas le tout sécuritaire, le Big Brother et les atteintes à la liberté d’aller et venir. J’aime pas me promener à Paris et être filmée 150 fois en une journée. J’aime pas les énarques (ou similaires) qui se forcent à parler populaire pour paraitre proche du peuple, c’est se foutre de sa gueule.
Regardez Bush: petites phrases réductrices, formules “choc"…
J’aime pas. Oh que non.

Mais, au risque de faire de la peine à Superwoman, je ne trouve pas Ségolène excessivement compétente: son site (desirsdavenir) est un micmac incroyable de toutes les paroles des internautes, avec beaucoup de questions et aucune réponse.
J’aime pas les politiques qui n’ont pas de programme politique, qui restent muets de peur de baisser dans les sondages.

Ne parlons pas de l’extreme gauche ou de l’extreme droite, je mets tout ce monde dans le même paquet: à la poubelle.

En fait, il doit y avoir quelque chose de Dupontel en moi: j’aime pas les politiques tout en aimant discuter de questions politiques. C’est pas très humaniste, hein? J’y reviendrais.

Votre dévouée, glacée jusqu’aux os, qui va se faire une délicieuse tisane aux fruits rouges.

vendredi 29 septembre 2006

J'ai vu Devendra Banhart !!!


Figurez-vous qu’un soir, alors que nous étions, moi et mon amoureux, assis au premier rang d’un charmant concert de Vetiver, Devandra le-bien-nommé (mon idole) a surgi d’un coin d’ombre pour gambader sur scène comme un gamin heureux qui a trouvé une pomme.
Oui.
Alors je confirme que c’est un type d’une rare humilité, au moins aussi grande que son talent est exceptionnel (pas comme Charlotte Gainsbourg, ma nouvelle causalité diabolique), qu’il est barbu, chevelu, maigre, qu’il a plein de copains, et qu’il a pas peur du ridicule devant une salle d’avance acquise. Il a en effet sautillé sur lui même en agitant les bras, un peu comme s’il tentait de voler, et après il a ri longtemps en avançant sa machoire inférieure, tel un vieillard corse.
Du coup, j’éprouve encore plus de sympathie pour lui qu’avant, d’autant plus qu’à la fin du concert, il est venu discuter avec les gens, la Plèbe, les anonymes, comme si c’était des voisins.
Et contrairement à ce que prétend Ségo-fan (dit “slip à étoiles"), il ne ressemble pas à Rael. Hum. Vilaine.

Votre exaltée.

mardi 12 septembre 2006

T-Bag (Prison Break)


Personnage : Robert Knepper joueTheodore Bagwell alias T-Bag. Avec John Abruzzi, c’est l’un des prisonniers les plus dangeureux de Fox River. T-Bag a commencé très jeune à brutaliser des animaux, puis il a mis le feu à la maison de l’un de ses professeurs. Adolescent, il a rejoint des membres d’un groupe d’extrême droite. Dans le même temps il a assassiné et violé de nombreux adolescents. Il a été transféré à Fox River pour éviter qu’il ne devienne trop puissant dans son ancienne prison. Il tente de reconstruire son groupe néo-nazi « l’Alliance puritaine », dans son nouveau pénitencier. Lors d’une émeute, il découvre le trou servant à l’évasion de Michaël Scofield et le force à l’associer au projet d’évasion.

Crime : 6 kidnappings, meurtres et viols

Sentence : Condamné à vie

Les impressions de votre douce dévouée: C’est un gros malade, le genre de type qui saigne de sang froid un gardien, comme ça, pour le fun. Ou qui viole un cadavre. Le genre de type qu’on préfère voir mort que vivant. C’est une menace permanente, surtout quand il a son couteau éventreur.
Oui, je me répète mais j’aime pas du tout son couteau éventreur et ses conséquences. Mais alors, pas du tout du tout. Par exemple, un meurtrier peut avoir un couteau de cuisine, une hachette, un tourne-purée mais pas un couteau éventreur dont le but est de répandre les intestins du sujet à terre.
Tout en sachant que le psychopathe qui manie le dit objet est surnommé “sachet de thé". Genre “mamie nova” et son étripeur.
Malgré son petit gabarit, il a un regard d’une rare perversité, surtout quand il tire la poche de son pantalon pour donner protection à un détenu plus faible, parce que ça sous-entendu plein de choses désagréables. Et ça non plus ça met pas très à l’aise.
Je le déclare “personnage le plus malsain de la série".

Bon, faut quand même saluer la performance de l’acteur, qui est sans doute un honnête père de famille (Mon Dieu, faites qu’il ne soit qu’un honnête père de famille) et que tous les voisins doivent fuir en le regardant comme s’il était un tueur en série quand il va porter ses poubelles.
Pauvre homme.

lundi 11 septembre 2006

11 septembre: jour de voyage.

Chers tous,
je n’allais pas partir sur un message concernant T-Bag quand même, car oui, je repars. Un 11 septembre. Par défi. Non, en fait je pouvais pas faire autrement, y a plus qu’à s’asseoir et à prier pour qu’une bande d’exités du bulbe ne décident pas un suicide collectif à Paris ce jour là.
A ce propos, y a un criminologue-psychiatre-type-diplomé-en-tout qui disait sur Arte (forcément, c’est sérieux), qu’en fait ce sont des types qui se montent la tête entre eux, tous seuls comme des grands. Ils se coupent de tout ce qui n’est pas leur groupe d’amis et se donnent une mission, sans qu’un quelconque chef d’Al Qaida soit intervenu dans l’histoire. Le chercheur en profitait pour rappeler que ce ne sont pas des psychopathes, qu’il n’y a pas dans le monde un certain nombre de névrosés qu’il suffit d’éliminer pour être tranquille: ces types ne correspondent pas à un profil psychologique précis.
De quoi entretenir la paranoia ambiante.

Prison Break: saison 1


Alors évidemment, y a une nouvelle série, votre dévouée est présente au plus proche de l’évènement télévisuel (j’ai décidé de faire comme Delon, de parler de moi à la troisième personne).
J’ai regardé les 6 premiers épisodes, j’ai rigolé, j’ai frissonné, j’ai fait ma moue dubitative, j’ai zappé parfois.

D’abord, l’histoire: Y a un type super intelligent qui a décidé de sauvé son frère condamné à mort. Il a un mois environ pour le faire évader, et à cette fin, il a imaginé un drôle de plan: se faire enfermer dans la même prison et se servir de son cerveau et du fait qu’il a bossé avec l’architecte pour creuser un chemin menant à la liberté!
Plutôt simple, mais rien ne se passe comme prévu.

J’avoue avoir eu peur en voyant la gueule du héros (Gueule d’Ange, le bien nommé): genre minet musclé rasé qui met à ses pieds toute la gente féminine d’un regard bleu des mers du sud. Tu lui poses une perruque de cheveux peroxydés et il peut décrocher un rôle dans Acapulco.
Passé la grosse frayeur, il se révèle jouer excellemment bien le personnage malin et dangereux, près à tout pour sauver le cher frérot, quitte à [SPOILER] se faire sectionner les doigts de pied par un mafieu sur le déclin.

Je note les excellents seconds rôles:

1/ le psychopathe des services secrets, aussi inhumain qu’un tueur en série d’Europe de l’Est. (là encore, sacré acteur: il jouait le neuneu qui pleure dans les mariages dans le film des Cohen)

2/ son collègue, que l’on sent plus fragile. On sent, dans les 6 premiers épisodes, le doute s’insinuer dans son esprit. Il se pose plein de questions mais ne dit rien: est-ce que c’est vraiment son boulot de tuer les témoins? On ne sait pas encore de quel côté il va pencher.

3/ le mafieu sur le déclin: cheveux gras dégarnis sur le dessus, longs sur la nuque, un oeil viscieux, des tenailles dans une main? Près à tout pour forcer scofield (gueule d’ange) à l’intégrer à son plan d’évasion

4/ le pervers violeur psychopathe: “T-Bag", littéralement traduisez “sachet de thé". Lui, il me fait peur avec son couteau éventreur et ses sous-entendus sexuels. Il est complètement dingue (comme beaucoup de personnages de la série): un des rôles les plus violents et des plus malsains de toute la série. Mais aussi des plus captivants: comment Scofield va l’intégrer à l’évasion? Est-ce qu’on peut se fier à lui?
Moi je suis partisane de le tuer avec son couteau éventreur-avec-lequel-la-victime-voit-ses-intestins-se-répandre-à-terre.

Attention: gros bémol! La musique. Mon informateur adoré m’a dit que dans la version américaine, c’est une bande son en accord avec le thème de la série et non pas cette “chose” mi-r’n b mi-soap, stype “plus belle la vie".

samedi 9 septembre 2006

Outrage et incompréhension.



Vous allez être choqués, vous allez bégayer, tomber de votre chaise, vous frapper la tête à l’aide d’un coin de table, gober des huitres d’Arcachon face à cette nouvelle: y a un type qui écrit sur last.fm: “je ne vois pas ce que vous lui trouvez à ce Devendra".

Pour les ermites, l’énergumène parle de Devendra Banhart, géni génialissime d’un folk pop américain original dont j’ai du faire un article dans mon blog si je ne m’abuse. Faudrait écouter pour comprendre, c’est difficilement descriptible
=> http://www.last.fm/music/Devendra+Banhart

mardi 5 septembre 2006

Marcia Cross: enceinte! (l'info people du jour)

Quoi? Que lis-je donc diable dans yahoo news? Que Marcia Cross, la névrotique Bree de Desperate Housewives attend un enfant de son récent mari?
Peu importe qu’elle ait 44 ans, moi ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment ils (les scénaristes) vont intégrer sa grossesse dans la série.
J’ai quitté Bree plus perturbée que jamais, son mari mort, son amant fou, ses enfants partis, et voilà qu’ils vont devoir la faire vivre une histoire d’amour. Ou pas. ça a été ma première idée parce que parfois je me laisse aller à un certain romantisme, mais ils pourraient très bien avoir une idée un peu plus sordide: genre: elle est enceinte du pharmacien psychopate!
Non, en fait, c’est très improbable car, si elle vient d’annoncer sa grossesse, elle aura un ventre rond à la fin de la saison 3, et en 22 épisodes, y a quoi refondre un personnage et rebatir sa vie.
Chic, chic, chic! J’ai hâte de savoir ce qui va se passer!

Votre reporter au pays du people.

lundi 4 septembre 2006

Break en contrée dijonnaise

Mes chers compatriotes,
ce n’est pas sans émotion que je viens de poser à nouveau le pied sur ma chère terre après ces quelques semaines mouvementées à Paris (dodo, jeux vidéos, lecture, se remplir la panse de pates, télé, shopping…) afin de prendre des nouvelles de la fac qui ronfle depuis 3 mois.
Comme d’habitude, aucune info: ni sur la rentrée, ni sur les dossiers, tout va bien, plongés dans l’incertitude les vacances sont plus confortables. J’ai pourtant appelé 3 fois ce matin mais je suis tombée sur le répondeur. Quoi? Faut quand même prendre un café et raconter ses problèmes à l’ensemble des collègues, ne pas mettre à jour le site internet de la fac, se tourner les pouces, bref pas le temps de répondre aux questions légitimes des étudiants.

Voilà pour eux, hop ça, c’est fait.

Autrement, j’ai oublié mon portable sur la banquette arrière d’une voiture donc si vous cherchez à me joindre, fidèles lecteurs, ça va être chaud.
Je me suis dit que perdre cet outil essentiel mettrait un peu de piquant dans mes vacances.
Voilà donc je suis de retour, je repars dans quelques jours, je lis des bouquins sur la Peste Noire de 1348 qui a décimé l’Europe, j’ai un volume incroyable dans mes cheveux, et j’ignore si je rentre à la fac et si oui, quand.
Amen.