Je découvre des chansons yiddish du début du siècle dernier, des vieux morceaux poussiéreux qui grésillent, que je drevrais écouter sur un gramophone et que j'écoute sur des mp3. Je ne comprends pas les paroles et pourtant c'est bouleversant.
Si je ferme les yeux, je vois des pieds nus sur une route de campagne chauffée par un soleil de plomb. Il y a une estrade avec des gens qui dansent devant un orchestre, il fait incroyablement chaud, c'est peut-être à cause de ça les pieds nus. La route mène au kiosque en bois blanc un peu pourri où joue l'orchestre. Un vieil homme regarde les danseurs, assis sur une petite chaise bancale, la pipe à la main, avec un grand sourire où manquent quelques dents. Il a une mèche de cheveux blancs qui lui tombe dans les yeux, un visage buriné par le soleil, creusé par les rides. Il rit quand la musique accélère. C'est à la fois profondément triste et plein de joie ces chansons-là, c'est comme le vieillard : il y a toute la douleur du monde dans son regard et pourtant, il rit, il a l'air heureux d'être là, la musique est entraînante, les gens dansent, le soleil apporte la lumière et la chaleur, tout va bien.
On dirait les ancêtres de certaines chansons des "Yeux Noirs", je ne comprends pas comment ils arrivent à faire ça : donner envie de pleurer et de rire en même temps, raconter toute une histoire, la transmettre sans qu'on ait besoin de savoir le yiddish, prendre celui qui écoute, l'emporter avec eux, lui montrer plein de couleurs, de paysages, de gens avec leurs tourments, leurs joies et leurs peines et puis le reposer dans son siège quand la chanson se termine; on a alors l'impression d'avoir rêvé et d'avoir des souvenirs plein la tête.
lundi 18 août 2008
dimanche 17 août 2008
Flam's, sale traître

Il y a un an ou deux, on a découvert Flam's un soir près de Saint Lazare : il était tard, il faisait froid et on avait faim. Depuis, c'est devenu notre QG et un défi permanent.
Explications: Flam's c'est une chaîne de petits restaurants aux couleurs chaudes (jaunes et rouges), avec des jolies tables en bois, qui propose des menus de flammekueches à volonté. D'où le défi, vous comprenez. Pour les profanes, les flammekueches sont à l'origine une spécialité alsacienne : une pâte extrêmement fine, recouverte d'une couche de crème fraîche, des petits lardons et du gruyère, le tout passé quelques secondes dans un four brûlant.
Après, ça se décline en : crème + lardons + roblochon + pommes de terre ; crème + lardons + champignons + gruyère ; crème + lardons + chèvre + miel ... etc
Avant à Saint Lazare, il y avait une affreuse serveuse qui ne souriait jamais, et une vieille chaîne hifi qui grésillait des tubes de kékés; heureusement, la révolution est en marche.
Le seul problème, c'est que le "à volonté" est extrêmement traître : on essaie toujours de battre le record de la fois précédente.
Moi : 5
Bien-Aimé : 7
(D'après la serveuse, le record absolu jamais inégalé : 12.)
Attention, pour la survie de candidat, il faut impérativement prendre la coupe colonel en dessert (glace au citron noyée dans de la vodka) sinon, tu ne te lèves pas, jeune téméraire. Tu restes cloué à ta chaise et on se ressert encore et encore des flammekueches jusqu'à ce que mort s'en suive. Et la nuit, tu fais des cauchemars où on te force à ingurgiter des flammekueches qui parlent. Redoutable.
VD.
Nominé dans la catégorie:
Nourriture
mercredi 13 août 2008
Marseille, août 2008

Marseille, c'est bleu et jaune, chaud, très chaud, bruyant, sale, avec des odeurs étranges d'égoût un peu partout, d'une beauté à couper le souffle la plupart du temps, d'une gaieté absolue tout le temps.
A Marseille, les gens ne parlent pas, ils s'esclaffent, ils crient en rigolant : au voisin de l'immeuble d'en face à partir du balcon d'où pend des vêtements fraîchement lavés, au touriste fada parce qu'il a traversé sur le passage piéton au feu vert au lieu de laisser passer la voiture qui prend un virage sur deux roues, à n'importe qui pour n'importe quoi, pour raconter une blague, pour rire du soleil qui tape, pour commander un pastis (en traînant les tongs), pour commenter le dernier match de l'OM, pour parler au téléphone en hurlant littéralement afin que toutes les personnes à trois kilomètres à la ronde soit au courant que sa mère, oui sa mère, c'est une vieille femme.
Je soupçonne le marseillais de respirer la joie de vivre, d'être un brin indolent (notamment les serveurs au restau : un repas dure en moyenne 3h), de ne pas connaître le mot "stressé" ou "pressé", et de demander une pièce à droite à gauche pour acheter le journal et le pain quand ils oublient leur pièce chez eux. Et de prendre le touriste moyen pour un con, mais ça c'est un peu partout.

A Marseille, y a la Bonne Mère tout là haut sur la colline qui veille sur la ville et ses habitants, qui assure les montées du P'tit Train mais pas les descentes, y a plein de petites églises à l'architecture et au mobilier intéressants, même si on n'a pas pu visiter puisque par trois fois, il y avait la messe quand il nous prenait l'envie d'y aller.
A Marseille, enfin, il y a la mer. D'un bleu marine irréel, qui se noit à l'horizon dans le bleu clair du ciel. Au soleil, ça scintille de mille feux, ça éblouit, ça clapote quand les bancs de poissons vont donner des coups à la surface. Je crois que je n'avais jamais vu une mer aussi belle, même à Malte (pourtant grandiose), elle n'avait pas cette couleur changeante. Chaque fois qu'on clignait des yeux, c'est comme si on voyait une photo de carte postale, un truc retouchée par ordi par des professionnels.

A Marseille, quand vous vous promenez dans les rues, vous tombez aussi sur le tournage de Plus Belle La Vie, et tout le monde se ramène pour aller s'asseoir à deux pas, en discutant de Machin qui a dit ça à Truc (je ne connais pas les personnages), avant d'aller prendre l'apéro.
C'est étrange mais je ne vois pas Marseille comme une ville où l'on peut travailler. Même les serveurs, les vendeurs, qui sont là de 9h à 19h, on dirait qu'ils sont en vacances : et qu'on blablate, et qu'on va fumer en plein milieu du service, et qu'on s'octroit une petite pause, comme ça, anarchiquement, parce que ma foi, faut pas non plus trop se fatiguer, le consommateur, il attendra, peut-être qu'il est fatigué lui aussi, a fortiori si c'est un touriste, il fait trop chaud.
Bon allez, à la vôtre!
Votre Dévouée.
vendredi 8 août 2008
Intervention efficace
Parfois, j'ai l'impression de vivre dans un film : quand un jour j'attendais un métro et qu'il y avait ce vieil homme chantant d'une voix grinçante sur un air d'accordéon (un accordéon rafistolé avec du scotch qui avait dû faire la guerre), quand un type toujours dans le métro courrait pour ne pas le rater, qu'il a glissé et est tombé dans le trou entre le wagon et le quai. Il était enfoncé jusqu'à la taille et le signal sonore de départ a retenti. J'étais paralysée de peur : je m'attendais déjà à ce qu'il soit sectionné en deux, mais heureusement y a un homme qui a eu la présence d'esprit de bloquer la porte pour que le train ne démarre pas.
Aujourd'hui, je sortais juste de chez moi, une vieille chanson yiddish dans la tête, lorsque trois voitures de flics ont pilé (quasiment au frein à main) juste devant moi. Ils sont sortis, ont attrappé un type, lui ont ôté son sac à dos, en ont tiré trois petits sacs transparents avec de la poudre blanche dedans, lui ont passé les menottes, l'ont poussé dans une voiture tandis qu'il criait "jveux mon avocat! jveux mon avocat". Un flic a répondu : "calmez-vous, monsieur", et ils sont partis, toute sirène hurlante.
Temps estimé de l'intervention : une minute? deux? Impressionnant, quoi. Efficace.
Toi t'es là, bouche bée sur le trottoir, et tu te dis : c'était vrai ça ou c'est comme la chanson yiddish, dans ma tête? Et vu l'attitude des autres passants, c'était vrai.
Votre dévouée, qui part en week-end. Loin.
Aujourd'hui, je sortais juste de chez moi, une vieille chanson yiddish dans la tête, lorsque trois voitures de flics ont pilé (quasiment au frein à main) juste devant moi. Ils sont sortis, ont attrappé un type, lui ont ôté son sac à dos, en ont tiré trois petits sacs transparents avec de la poudre blanche dedans, lui ont passé les menottes, l'ont poussé dans une voiture tandis qu'il criait "jveux mon avocat! jveux mon avocat". Un flic a répondu : "calmez-vous, monsieur", et ils sont partis, toute sirène hurlante.
Temps estimé de l'intervention : une minute? deux? Impressionnant, quoi. Efficace.
Toi t'es là, bouche bée sur le trottoir, et tu te dis : c'était vrai ça ou c'est comme la chanson yiddish, dans ma tête? Et vu l'attitude des autres passants, c'était vrai.
Votre dévouée, qui part en week-end. Loin.
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Informations inutiles
mardi 5 août 2008
Peine perdue
J'ai tenu 10 minutes devant le reportage de la 3. Deux types se présentant comme intellectuels, vont aller acheter une femme russe.
Le principe en lui même est révoltant, mais les propos des deux types le sont encore plus. Je résume : les femmes françaises sont trop libres, trop sophistiquées, trop matérialistes, donc la solution à ce fléaut est d'aller chercher la femme soumise en russie.
Il y en a un qui cumule les réflexions bassement sexistes et insultantes pour toutes les femmes : selon lui, le comble serait que la femme travaille et que l'homme "gère l'intendance" à la maison. Il faudrait selon lui, se calquer sur la société "animalière organisée" : je cite : le mâle mange en premier et si la femelle approche, elle se prend un coup.
Un grand philosophe se révèle.
Autre réflexion : oh celle-là est vraiment trop triste, elle m'a regardé avec des yeux de cocker toute la soirée, c'est la moins belle des plus belles que j'ai sélectionné.
Quant à l'autre type, il a choisi des chemisettes en fonction de la morphologie de la femme russe sélectionnée : mince avec une forte poitrine.
Voilà.
Au XXIeme siècle dans un pays comme la France, intégré dans l'Europe, fondateur de la Déclaration des droits de l'homme, qui parle à tout va d'égalité, il y a encore des connards pour considérer la femme comme un sous-être dont la fonction principale est de procurer un plaisir sexuel à l'homme.
Quand j'ai vu la tête de la première fille russe, j'ai cru qu'elle allait pleurer. Et moi avec.
Quand la femme est traitée comme un objet sexuel dans un autre pays, on se dit que l'évolution va venir, que la situation va s'améliorer, et puis on regarde deux français qui prônent à la télé le retour à une société à la cromagnon. Je les vois bien assomer une fille pour la ramener dans leur caverne.
Ce qu'ils font ces deux types, et les gens de l'agence matrimoniale avec, c'est non seulement encourager les discriminations entre hommes et femmes, abuser de la détresse de jeunes femmes poussées à des extrêmités par des difficultés économiques mais en plus tenir un discours ultra-conservateur choquant et dégradant pour les femmes.
Je pourrai entrer dans une colère noire toute seule dans mon grand appart vide, prôner la fermeture de telles agences mais ça ne servirait à rien. Il faudrait que tous les hommes comprennent et acceptent que les femmes ont la même valeur qu'eux, ont droit au même respect, à la même ascension sociale, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans la société.
Toutefois, force est de constater qu' il y aura toujours des imbéciles pathétiques, des neurones hermétiques à toute réflexion sur le thème de l'égalité, des êtres englués dans leurs certitudes absurdes, comme des cailloux dans les chaussures de la société, un reste de merde dans le creux de la semelle.
Le combat pour l'égalité est de ceux qui ne finissent jamais.
Et j'espère que ce n'est pas une prédiction, j'aimerais qu'une fois pour toutes on insère l'info dans le cerveau de tous.
Votre dévouée, écoeurée.
Le principe en lui même est révoltant, mais les propos des deux types le sont encore plus. Je résume : les femmes françaises sont trop libres, trop sophistiquées, trop matérialistes, donc la solution à ce fléaut est d'aller chercher la femme soumise en russie.
Il y en a un qui cumule les réflexions bassement sexistes et insultantes pour toutes les femmes : selon lui, le comble serait que la femme travaille et que l'homme "gère l'intendance" à la maison. Il faudrait selon lui, se calquer sur la société "animalière organisée" : je cite : le mâle mange en premier et si la femelle approche, elle se prend un coup.
Un grand philosophe se révèle.
Autre réflexion : oh celle-là est vraiment trop triste, elle m'a regardé avec des yeux de cocker toute la soirée, c'est la moins belle des plus belles que j'ai sélectionné.
Quant à l'autre type, il a choisi des chemisettes en fonction de la morphologie de la femme russe sélectionnée : mince avec une forte poitrine.
Voilà.
Au XXIeme siècle dans un pays comme la France, intégré dans l'Europe, fondateur de la Déclaration des droits de l'homme, qui parle à tout va d'égalité, il y a encore des connards pour considérer la femme comme un sous-être dont la fonction principale est de procurer un plaisir sexuel à l'homme.
Quand j'ai vu la tête de la première fille russe, j'ai cru qu'elle allait pleurer. Et moi avec.
Quand la femme est traitée comme un objet sexuel dans un autre pays, on se dit que l'évolution va venir, que la situation va s'améliorer, et puis on regarde deux français qui prônent à la télé le retour à une société à la cromagnon. Je les vois bien assomer une fille pour la ramener dans leur caverne.
Ce qu'ils font ces deux types, et les gens de l'agence matrimoniale avec, c'est non seulement encourager les discriminations entre hommes et femmes, abuser de la détresse de jeunes femmes poussées à des extrêmités par des difficultés économiques mais en plus tenir un discours ultra-conservateur choquant et dégradant pour les femmes.
Je pourrai entrer dans une colère noire toute seule dans mon grand appart vide, prôner la fermeture de telles agences mais ça ne servirait à rien. Il faudrait que tous les hommes comprennent et acceptent que les femmes ont la même valeur qu'eux, ont droit au même respect, à la même ascension sociale, ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans la société.
Toutefois, force est de constater qu' il y aura toujours des imbéciles pathétiques, des neurones hermétiques à toute réflexion sur le thème de l'égalité, des êtres englués dans leurs certitudes absurdes, comme des cailloux dans les chaussures de la société, un reste de merde dans le creux de la semelle.
Le combat pour l'égalité est de ceux qui ne finissent jamais.
Et j'espère que ce n'est pas une prédiction, j'aimerais qu'une fois pour toutes on insère l'info dans le cerveau de tous.
Votre dévouée, écoeurée.
Nominé dans la catégorie:
Raleries incessantes et découragement,
Société
vendredi 1 août 2008
Démarche écologique bouleversant le monde de la lessive

Chers tous, internautes d'un jour, internautes toujours,
figurez-vous qu'entre deux apprentissages forcenés (hum hum), entre deux inventions culinaires et entre deux virées shopping, je teste le bio et notamment les cosmétiques et les produits d'entretien.
Au début, c'est parti d'une lecture assidue d'un article sur les produits chimiques forts nuisibles à Mère Nature, contenus dans les lessives. Déjà, ce qui me peinait dans les lessives, c'est leur poids, quand, comme moi, on se trimballe avec un caddi dans le train ou le bus vu qu'on a raté son permis et qu'on refuse catégoriquement de reperdre 1500 euros dedans.
Genre : Bidon de lessive de 3 kg + bidon d'adoucissant 1,5 kg = beaucoup pour mes petits bras jolis qui tirent le caddi.
Solution à tous mes problèmes : on achète une lessive écologique sur internet.
J'ai opté pour les "Noix de lavage indiennes". J'ai fait pas mal de forums avant d'acheter et les gens avaient l'air plutôt satisfaits.
Hier, j'ai reçu et j'ai testé : les noix de lavage, c'est petit, marron, gluant et ça pue. Mais alors ça pue à vous soulever le coeur. D'ailleurs mon rosier est en train de mourir, je me demande si c'est pas à cause de ça.
Du coup, j'ai commencé à douter de leur possible action positive sur du linge sale. Heureusement, dans les forums, les utilisateurs avaient mentionné cet "inconvénient", c'est donc, rassurée et le coeur en fête que j'ai enfourné 5 kg de diverses affaires dans le tambour de ma machine.
6 noix dans un petit sac en coton fourni avec les noix, hop dans le tambour. Je rajoute une cuillière de sel détachant et quelques gouttes d'huiles essentielles de citron.
Verdict : ça lave ! Dingue ce truc. L'odeur infecte des noix n'a pas du tout imprégné le linge qui sent bon le frais et le propre.
Votre dévouée, toujours de bon conseil
PS : quoi? je ne m'interdis aucun sujet
Nominé dans la catégorie:
Informations inutiles
jeudi 31 juillet 2008
De l'attitude du CIO aux JO de Pékin.

Un mot quand même des JO-fiasco, même si tout le monde s'en fout. Un mot du CIO en particulier, que je croyais simplement aveugle, sourd, muet et lâche. Je me suis trompée, le CIO approuve simplement les mesures attentatoires aux libertés que prend la Chine malgré ses promesses. Promesses de dictature, déjà c'est une notion qui aurait dû nous alerter.
Ménard et Cohn Bendit doivent suffoquer. En fait tous ceux qui se préoccupent un minimum des droits de l'homme devraient suffoquer. Je manque d'air, d'ailleurs il fait trop chaud ici.
Il y a eu plusieurs grossières erreurs depuis les réunions pour désigner le pays accueillant les JO de 2008.
1/ L'idée fausse et un peu niaise selon laquelle laisser un système autoritaire organiser les JO lui permettra de s'ouvrir au monde. Par le passé, ça n'a pas marché, "on" aurait dû s'en souvenir.
Conclusion : le CIO a la mémoire courte.
2/ L'idée selon laquelle on peut discuter avec un système autoritaire. Par définition, un système autoritaire, c'est autoritaire, ça ne va pas aller faire des concessions, surtout sur les libertés publiques, faut pas déconner quand même.
Conclusion : le CIO vit à Candyland.
3/ L'idée selon laquelle on peut croire les promesses d'un système autoritaire.
La Chine, n'en déplaise à toute la classe politique française qui est devenue subitement muette (droite, gauche et tous les partis confondus), c'est un Etat qui enferme les opposants politiques, qui les torture, qui les fait disparaître, c'est un Etat où la liberté de la presse est une notion absente du vocabulaire, où les travailleurs sont traités comme des esclaves, un Etat qui ne respecte pas l'individu en tant qu'être humain titulaire de droits. L'individu en Chine, n'a que des obligations. Envers l'Etat. Il est au service de l'Etat, sa vie ne vaut que par rapport à ce qu'il peut apporter à l'Etat.
Conclusion : le CIO se moque de nous. (Et ce n'est pas très gentil.)
Que le CIO soit aussi muet que les politiques sur ce point, c'est très énervant, mais que le CIO considère que la censure d'internet n'est pas son problème, malgré les "promesses" faites pour laisser les journalistes libres d'exercer leur travail, je trouve ça nauséabonde.
Le CIO devrait suspendre les jeux, pas les annuler, simplement les suspendre le temps de forcer la Chine à respecter (en partie au moins) ses engagements pris au niveau international.
Sarkozy, qui malgré tout est le président de la République française, devrait renoncer à venir à la cérémonie d'ouverture. Etant donné que l'ambassadeur de Chine en France est capable de menacer économiquement la France devant les caméras du monde entier si Sarko reçoit le Dalaï Lama, je crois que ça donne un petit aperçu de la déconnexion totale de ce pays avec le monde. Aucun JT n'a insisté là dessus mais y a quand même ce type, qui est peut-être ambassadeur mais qui est surtout sur un sol étranger et dont la mission première est la diplomatie, qui se permet de menacer publiquement le président de la France et de l'Union Européenne? Et tout le monde s'en fout. En fait non, tout le monde baisse la tête et regarde ses pieds parce que la Chine tient le monde économiquement.
Bon voilà. Faites qu'au moins les sportifs, quand ils vont défiler à la cérémonie d'ouverture, pensent à tous ces gens opprimés, torturés, enfermés quelque part en Chine. Les politiques, c'est foutu, leur conscience a disparu avec leur courage, seul l'argent compte.
Votre dévouée, qui se met au BIO.
Post Scriptum 1 : Cliquez ici
Post Scriptum 2 : il est où le Tibet? C'est quoi le Tibet? Est-ce qu'il y a déjà eu un problème avec le Tibet?
samedi 19 juillet 2008
Des douceurs chocolatées
Malgré le nombre gigantesque de livres de cuisine un peu partout dans les bibliothèques de Bien-Aimé, il n'y a parfois pas tout. C'est alors qu'on a recours à Marmiton-le-mignon qui est un site rassemblant les recettes d'internautes cuisiniers.
Le problème est le même que sur Wiki-mon-ami : parfois, ça déconne. Genre les cookies au choco suintant le beurre, trop sucrés (et que j'avais brûlé au four par dessus le marché).
Aujourd'hui, j'ai enfin réussi une recette (aménagée par mes soins) alors j'en profite, je vous la livre, avec la photo qui va avec qui est tout bonnement superbe, on dirait une photo de bouquin de cuisine! ahaha c'est merveilleux. Je m'extasie de tout ceci.
Passons aux choses sérieuses.

(Je ne sais pas si vous voyez sur la photo le petit morceau de chocolat qui est prêt à fondre dans votre bouche, mais moi je le vois)
I. PRÉPARATIFS
1) 1 plan de travail assez grand : pas un coin de la table, ni une petite table bancale grosse comme une feuille A4, ni le dessus du sèche-linge et encore moins la plaque de cuisson, surtout si c'est de la vitrocéramique. C'est fragile la vitrocéramique.
2) On se lave les mains avec du savon doux pour la peau, on met un tablier sur sa nouvelle jupe achetée à moins 60% en Belgique mais qui est de toute beauté.
3) On branche Roger le robot. Ou si on est pauvre, on prépare un cul de poule (un saladier, n'allez pas martyriser un volatile).
4) On aligne les ingrédients sur la table pour éviter de courrir à droite à gauche quand Robert commence à fumer en mélangeant tous les trucs durs vu qu'on a oublié les liquides :
- 180 g de farine
- 1/2 paquet de levure chimique
- 70 g de cassonade
- 1 oeuf
- 25 g de beurre fondu
- 1 banane coupée en ptits morceaux
- 100 g de chocolat à cuire qu'on coupe également en ptits morceaux (ou 200g si on a un problème de dépendance)
- 8 cl de lait
5) On préchauffe le four à 180 degrés.
II. On fait le gateau
1) On met tous les ingrédients dans le bol de Roger et on lui intime l'ordre de tout mélanger avec vigueur et rigueur.
2) Pendant que Roger travaille, on ne fait pas des blagues sur les belges en s'appuyant contre le four brûlant, on prend 4 ramequins, qu'on beurre, et qu'on farine légèrement.
3) Quand la pâte est bien homogène (le lait permet que la pâte ne soit pas trop dure, vu la pauvre quantité de matière grasse rassurante pour les esprits au régime comme moi), on divise la pâte en 4 dans les ramequins.
4) Hop au four pour 20 / 25 minutes chaleur tournante à 180 degrés.
A servir avec du café pour les amateurs ou avec un délicieux thé à la Mirabelle, que l'on trouve dans tous les magasins de qualité.
Votre dévouée.
Le problème est le même que sur Wiki-mon-ami : parfois, ça déconne. Genre les cookies au choco suintant le beurre, trop sucrés (et que j'avais brûlé au four par dessus le marché).
Aujourd'hui, j'ai enfin réussi une recette (aménagée par mes soins) alors j'en profite, je vous la livre, avec la photo qui va avec qui est tout bonnement superbe, on dirait une photo de bouquin de cuisine! ahaha c'est merveilleux. Je m'extasie de tout ceci.
Passons aux choses sérieuses.

(Je ne sais pas si vous voyez sur la photo le petit morceau de chocolat qui est prêt à fondre dans votre bouche, mais moi je le vois)
I. PRÉPARATIFS
1) 1 plan de travail assez grand : pas un coin de la table, ni une petite table bancale grosse comme une feuille A4, ni le dessus du sèche-linge et encore moins la plaque de cuisson, surtout si c'est de la vitrocéramique. C'est fragile la vitrocéramique.
2) On se lave les mains avec du savon doux pour la peau, on met un tablier sur sa nouvelle jupe achetée à moins 60% en Belgique mais qui est de toute beauté.
3) On branche Roger le robot. Ou si on est pauvre, on prépare un cul de poule (un saladier, n'allez pas martyriser un volatile).
4) On aligne les ingrédients sur la table pour éviter de courrir à droite à gauche quand Robert commence à fumer en mélangeant tous les trucs durs vu qu'on a oublié les liquides :
- 180 g de farine
- 1/2 paquet de levure chimique
- 70 g de cassonade
- 1 oeuf
- 25 g de beurre fondu
- 1 banane coupée en ptits morceaux
- 100 g de chocolat à cuire qu'on coupe également en ptits morceaux (ou 200g si on a un problème de dépendance)
- 8 cl de lait
5) On préchauffe le four à 180 degrés.
II. On fait le gateau
1) On met tous les ingrédients dans le bol de Roger et on lui intime l'ordre de tout mélanger avec vigueur et rigueur.
2) Pendant que Roger travaille, on ne fait pas des blagues sur les belges en s'appuyant contre le four brûlant, on prend 4 ramequins, qu'on beurre, et qu'on farine légèrement.
3) Quand la pâte est bien homogène (le lait permet que la pâte ne soit pas trop dure, vu la pauvre quantité de matière grasse rassurante pour les esprits au régime comme moi), on divise la pâte en 4 dans les ramequins.
4) Hop au four pour 20 / 25 minutes chaleur tournante à 180 degrés.
A servir avec du café pour les amateurs ou avec un délicieux thé à la Mirabelle, que l'on trouve dans tous les magasins de qualité.
Votre dévouée.
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