vendredi 29 septembre 2006

J'ai vu Devendra Banhart !!!


Figurez-vous qu’un soir, alors que nous étions, moi et mon amoureux, assis au premier rang d’un charmant concert de Vetiver, Devandra le-bien-nommé (mon idole) a surgi d’un coin d’ombre pour gambader sur scène comme un gamin heureux qui a trouvé une pomme.
Oui.
Alors je confirme que c’est un type d’une rare humilité, au moins aussi grande que son talent est exceptionnel (pas comme Charlotte Gainsbourg, ma nouvelle causalité diabolique), qu’il est barbu, chevelu, maigre, qu’il a plein de copains, et qu’il a pas peur du ridicule devant une salle d’avance acquise. Il a en effet sautillé sur lui même en agitant les bras, un peu comme s’il tentait de voler, et après il a ri longtemps en avançant sa machoire inférieure, tel un vieillard corse.
Du coup, j’éprouve encore plus de sympathie pour lui qu’avant, d’autant plus qu’à la fin du concert, il est venu discuter avec les gens, la Plèbe, les anonymes, comme si c’était des voisins.
Et contrairement à ce que prétend Ségo-fan (dit “slip à étoiles"), il ne ressemble pas à Rael. Hum. Vilaine.

Votre exaltée.

mardi 12 septembre 2006

T-Bag (Prison Break)


Personnage : Robert Knepper joueTheodore Bagwell alias T-Bag. Avec John Abruzzi, c’est l’un des prisonniers les plus dangeureux de Fox River. T-Bag a commencé très jeune à brutaliser des animaux, puis il a mis le feu à la maison de l’un de ses professeurs. Adolescent, il a rejoint des membres d’un groupe d’extrême droite. Dans le même temps il a assassiné et violé de nombreux adolescents. Il a été transféré à Fox River pour éviter qu’il ne devienne trop puissant dans son ancienne prison. Il tente de reconstruire son groupe néo-nazi « l’Alliance puritaine », dans son nouveau pénitencier. Lors d’une émeute, il découvre le trou servant à l’évasion de Michaël Scofield et le force à l’associer au projet d’évasion.

Crime : 6 kidnappings, meurtres et viols

Sentence : Condamné à vie

Les impressions de votre douce dévouée: C’est un gros malade, le genre de type qui saigne de sang froid un gardien, comme ça, pour le fun. Ou qui viole un cadavre. Le genre de type qu’on préfère voir mort que vivant. C’est une menace permanente, surtout quand il a son couteau éventreur.
Oui, je me répète mais j’aime pas du tout son couteau éventreur et ses conséquences. Mais alors, pas du tout du tout. Par exemple, un meurtrier peut avoir un couteau de cuisine, une hachette, un tourne-purée mais pas un couteau éventreur dont le but est de répandre les intestins du sujet à terre.
Tout en sachant que le psychopathe qui manie le dit objet est surnommé “sachet de thé". Genre “mamie nova” et son étripeur.
Malgré son petit gabarit, il a un regard d’une rare perversité, surtout quand il tire la poche de son pantalon pour donner protection à un détenu plus faible, parce que ça sous-entendu plein de choses désagréables. Et ça non plus ça met pas très à l’aise.
Je le déclare “personnage le plus malsain de la série".

Bon, faut quand même saluer la performance de l’acteur, qui est sans doute un honnête père de famille (Mon Dieu, faites qu’il ne soit qu’un honnête père de famille) et que tous les voisins doivent fuir en le regardant comme s’il était un tueur en série quand il va porter ses poubelles.
Pauvre homme.

lundi 11 septembre 2006

11 septembre: jour de voyage.

Chers tous,
je n’allais pas partir sur un message concernant T-Bag quand même, car oui, je repars. Un 11 septembre. Par défi. Non, en fait je pouvais pas faire autrement, y a plus qu’à s’asseoir et à prier pour qu’une bande d’exités du bulbe ne décident pas un suicide collectif à Paris ce jour là.
A ce propos, y a un criminologue-psychiatre-type-diplomé-en-tout qui disait sur Arte (forcément, c’est sérieux), qu’en fait ce sont des types qui se montent la tête entre eux, tous seuls comme des grands. Ils se coupent de tout ce qui n’est pas leur groupe d’amis et se donnent une mission, sans qu’un quelconque chef d’Al Qaida soit intervenu dans l’histoire. Le chercheur en profitait pour rappeler que ce ne sont pas des psychopathes, qu’il n’y a pas dans le monde un certain nombre de névrosés qu’il suffit d’éliminer pour être tranquille: ces types ne correspondent pas à un profil psychologique précis.
De quoi entretenir la paranoia ambiante.

Prison Break: saison 1


Alors évidemment, y a une nouvelle série, votre dévouée est présente au plus proche de l’évènement télévisuel (j’ai décidé de faire comme Delon, de parler de moi à la troisième personne).
J’ai regardé les 6 premiers épisodes, j’ai rigolé, j’ai frissonné, j’ai fait ma moue dubitative, j’ai zappé parfois.

D’abord, l’histoire: Y a un type super intelligent qui a décidé de sauvé son frère condamné à mort. Il a un mois environ pour le faire évader, et à cette fin, il a imaginé un drôle de plan: se faire enfermer dans la même prison et se servir de son cerveau et du fait qu’il a bossé avec l’architecte pour creuser un chemin menant à la liberté!
Plutôt simple, mais rien ne se passe comme prévu.

J’avoue avoir eu peur en voyant la gueule du héros (Gueule d’Ange, le bien nommé): genre minet musclé rasé qui met à ses pieds toute la gente féminine d’un regard bleu des mers du sud. Tu lui poses une perruque de cheveux peroxydés et il peut décrocher un rôle dans Acapulco.
Passé la grosse frayeur, il se révèle jouer excellemment bien le personnage malin et dangereux, près à tout pour sauver le cher frérot, quitte à [SPOILER] se faire sectionner les doigts de pied par un mafieu sur le déclin.

Je note les excellents seconds rôles:

1/ le psychopathe des services secrets, aussi inhumain qu’un tueur en série d’Europe de l’Est. (là encore, sacré acteur: il jouait le neuneu qui pleure dans les mariages dans le film des Cohen)

2/ son collègue, que l’on sent plus fragile. On sent, dans les 6 premiers épisodes, le doute s’insinuer dans son esprit. Il se pose plein de questions mais ne dit rien: est-ce que c’est vraiment son boulot de tuer les témoins? On ne sait pas encore de quel côté il va pencher.

3/ le mafieu sur le déclin: cheveux gras dégarnis sur le dessus, longs sur la nuque, un oeil viscieux, des tenailles dans une main? Près à tout pour forcer scofield (gueule d’ange) à l’intégrer à son plan d’évasion

4/ le pervers violeur psychopathe: “T-Bag", littéralement traduisez “sachet de thé". Lui, il me fait peur avec son couteau éventreur et ses sous-entendus sexuels. Il est complètement dingue (comme beaucoup de personnages de la série): un des rôles les plus violents et des plus malsains de toute la série. Mais aussi des plus captivants: comment Scofield va l’intégrer à l’évasion? Est-ce qu’on peut se fier à lui?
Moi je suis partisane de le tuer avec son couteau éventreur-avec-lequel-la-victime-voit-ses-intestins-se-répandre-à-terre.

Attention: gros bémol! La musique. Mon informateur adoré m’a dit que dans la version américaine, c’est une bande son en accord avec le thème de la série et non pas cette “chose” mi-r’n b mi-soap, stype “plus belle la vie".

samedi 9 septembre 2006

Outrage et incompréhension.



Vous allez être choqués, vous allez bégayer, tomber de votre chaise, vous frapper la tête à l’aide d’un coin de table, gober des huitres d’Arcachon face à cette nouvelle: y a un type qui écrit sur last.fm: “je ne vois pas ce que vous lui trouvez à ce Devendra".

Pour les ermites, l’énergumène parle de Devendra Banhart, géni génialissime d’un folk pop américain original dont j’ai du faire un article dans mon blog si je ne m’abuse. Faudrait écouter pour comprendre, c’est difficilement descriptible
=> http://www.last.fm/music/Devendra+Banhart

mardi 5 septembre 2006

Marcia Cross: enceinte! (l'info people du jour)

Quoi? Que lis-je donc diable dans yahoo news? Que Marcia Cross, la névrotique Bree de Desperate Housewives attend un enfant de son récent mari?
Peu importe qu’elle ait 44 ans, moi ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment ils (les scénaristes) vont intégrer sa grossesse dans la série.
J’ai quitté Bree plus perturbée que jamais, son mari mort, son amant fou, ses enfants partis, et voilà qu’ils vont devoir la faire vivre une histoire d’amour. Ou pas. ça a été ma première idée parce que parfois je me laisse aller à un certain romantisme, mais ils pourraient très bien avoir une idée un peu plus sordide: genre: elle est enceinte du pharmacien psychopate!
Non, en fait, c’est très improbable car, si elle vient d’annoncer sa grossesse, elle aura un ventre rond à la fin de la saison 3, et en 22 épisodes, y a quoi refondre un personnage et rebatir sa vie.
Chic, chic, chic! J’ai hâte de savoir ce qui va se passer!

Votre reporter au pays du people.

lundi 4 septembre 2006

Break en contrée dijonnaise

Mes chers compatriotes,
ce n’est pas sans émotion que je viens de poser à nouveau le pied sur ma chère terre après ces quelques semaines mouvementées à Paris (dodo, jeux vidéos, lecture, se remplir la panse de pates, télé, shopping…) afin de prendre des nouvelles de la fac qui ronfle depuis 3 mois.
Comme d’habitude, aucune info: ni sur la rentrée, ni sur les dossiers, tout va bien, plongés dans l’incertitude les vacances sont plus confortables. J’ai pourtant appelé 3 fois ce matin mais je suis tombée sur le répondeur. Quoi? Faut quand même prendre un café et raconter ses problèmes à l’ensemble des collègues, ne pas mettre à jour le site internet de la fac, se tourner les pouces, bref pas le temps de répondre aux questions légitimes des étudiants.

Voilà pour eux, hop ça, c’est fait.

Autrement, j’ai oublié mon portable sur la banquette arrière d’une voiture donc si vous cherchez à me joindre, fidèles lecteurs, ça va être chaud.
Je me suis dit que perdre cet outil essentiel mettrait un peu de piquant dans mes vacances.
Voilà donc je suis de retour, je repars dans quelques jours, je lis des bouquins sur la Peste Noire de 1348 qui a décimé l’Europe, j’ai un volume incroyable dans mes cheveux, et j’ignore si je rentre à la fac et si oui, quand.
Amen.

mercredi 26 juillet 2006

Lettre ouverte à Zebulodie et à son slip à étoiles


Chere Wonder Woman,

regarde, j’ai ta photo.
Non seulement tu te caches mais en plus tu fantasmes grave sur Zizi, ce qui n’est pas très sage.
Tu crois que je ne lis pas tes articles sur ton blog? Que je ne décrypte pas ton tourment? Il me faut pourtant te mettre en garde: Zinedine Zidane ne sait rien de ton existence, et je crois même qu’il s’en fout vu qu’il a – comme tu l’as écrit, je devine le coeur lourd et une larme sur la joue – 4 enfants et une femme. Il parait qu’il va pas au bordel le samedi soir, et que son seul péché mignon c’est le gnon à celui qui traite sa mère et sa soeur. A la corse quoi.
Il ne reste plus qu’à te rabattre sur un homme-muse plus accessible. Un autochtone par exemple: sur une plage de Sardaigne, avec un bikini mini mini, à la limite de la décence (toi, pas l’autochtone), tu fais semblant de ne pas t’ennuyer en bronzant sous un soleil caniculaire; et, au bord de l’insolation, la peau rouge écrevisse, tu vois soudain arriver un italien (obligatoirement avec des cheveux bruns, courts, ayant une certaine tendance à la bouclette), qui ne traite ni ta mère ni ta soeur, mais qui te demande s’il doit appeler une ambulance.
Là, deux choix s’offrent à toi:
- faire semblant de t’évanouir pour faire l’objet d’un bouche à bouche torride
- t’évanouir vraiment, et te réveiller dans un hopital surbooké plein de vieux raides morts.

Autrement, tu peux aussi écouter “Juliette", et ses chansons marrantes telles que: “revue de détails", “la joconde", “sur l’oreiller", “la petite fille au piano"…
Voilà, bon je pars à Versailles rejoindre le Bordelais (logique) et je n’aurais pas d’internet pour compléter mon blog, alors silence pendant quelques semaines.

Votre sincère dévouée, pour qui la chaleur n’est pas un problème.

mardi 25 juillet 2006

Gilda

“Gilda” représente un climax dans la carrière de Rita Hayworth : ce film la couronne “déesse de l’amour” dans l’opinion publique. Entre la pin-up et la femme fatale, elle incarne une beauté absolue, sulfureuse, provocante, les cheveux roux brillants, moulée dans un sublime fourreau de satin noir. L’érotisme sophistiqué du film, ses dialogues acerbes et pointus, forment un cadre idéal à la cristallisation du mythe de “Gilda". Le réalisateur Charles Vidor semble rendre hommage au charisme et à la beauté de Rita et l’aide à atteindre les sommets de la gloire en lui donnant l’immortalité et un statut d’icône, de déesse.
Le scénario de ce film noir est adapté d’un roman de E. A. Ellington. Il construit une fable complexe, excentrique et cynique où l’Amérique paraît marquée des stigmates de l’après-guerre, exprimant une sorte de paranoïa à l’égard des nazis exilés en Amérique du Sud fomentant des complots. On retrouve le même canevas dans “Les Enchaînés” d’Alfred Hitchcock sorti la même année.

Subversion et homosexualité:

Si “Gilda” connaît un tel succès, c’est sans doute aussi pour la tension érotique, subversive, générée par un étrange triangle amoureux, le ménage à trois entre les trois personnages principaux. Johnny Farrell, un joueur professionnel incarné par Glenn Ford est sauvé d’un meurtre crapuleux dans les rues de Buenos Aires par le propriétaire richissime d’un casino Ballin Mundson (George Macready). Johnny jure amitié et allégeance à cet homme froid et reptilien au visage barré d’une cicatrice à la Scarface et devient son bras droit jusqu’à ce que Ballin lui présente sa nouvelle femme : la sublime Gilda. Tout est suggéré par des dialogues incisifs à double sens, des euphémismes et des situations à clés pour tromper la censure et le Code Hays sur l’homosexualité latente de Johnny et Ballen. Le couteau qui a sauvé Johnny de la mort, symbole phallique freudien, est leur “troisième ami” avant que Gilda arrive. Ballen avait pourtant lancé cet avertissement en forme de manifeste : “Le jeu et les femmes ne se mélangent pas” ! Johnny déclare aussi à Ballen : ” Je suis né hier soir quand je vous ai rencontré dans cette allée. De cette façon, je n’ai pas de passé et pas de futur, vous voyez ? Et j’aime cela.” Le double sens fait mouche. La misogynie constitue un des thèmes du film. Elle prend toute son ampleur quand Johnny Farrell jette à la figure de Gilda : “Les statistiques montrent qu’il y a plus de femmes dans le monde que quoique ce soit d’autre. Excepté les insectes. “

Fantasme mortifère:

L’affiche du film proclame : “Il n’y a jamais eu une femme comme… Gilda !” En effet, la femme qu’incarne Gilda, écartelée entre la femme fatale à la femme soumise, ne semble avoir aucune réalité : son statut relève sans doute du domaine de la schizophrénie ou de l’image dichotomique de la femme telle que l’homme la rêve. Entre l’être chaste et la putain. Dans la célébrissime scène de strip-tease du film, une des plus connues du cinéma, Gilda un long gant de satin noir en chantant “Put the Blame on Mame. Elle jette à la figure de son amant sa réputation de fille facile qui la gifle. Dans sa vie, Rita Hayworth a payé le prix de ce rôle : il est dangereux d’incarner un fantasme aussi puissant. Sur cette image empoisonnée, elle dira un jour à Harry Cohn avec une infinie tristesse : “Tous les hommes que j’ai connus sont tombés amoureux de Gilda, mais ils se sont réveillés avec moi.”

dimanche 23 juillet 2006

J'ai un problème de dépendance à Devendra Banhart mais j'me soigne


Devendra Banhart, c’est d’abord un type né en 81, l’année de naissance de ma soeurette, ça veut dire que c’est pas vieux, c’est un de ma génération. Il a une barbe et des cheveux longs, bruns, un air paumé, des vêtements achetés dans une friperie au kilo, une voix indéfinissable, une créativité hors du commun, jamais entendu jusqu’à présent, une aimable excentricité. Avec son côté bobo des années 70, accompagné de sa douce guitare, il écrit de jolies mélodies entrecoupées de drôles de sons. Devendra ne fait pas dans le commercial mais pas dans le marginal inécoutable non plus. Il construit, chanson après chanson, un style particulier, original, différent d’un morceau à l’autre.
Il y a le lancinant “Luna Di Margarita", le rigolo “This Beard is for siobhan", l’envoutant “Quetate Luna” pour mes préférés. Y a des moments dingues où il chante calmement et au bout de 2 minutes, tout s’accélère pour finir par exploser.
Je crois sincèrement qu’il y a chez lui du génie, un truc que le commun des mortels ne possède pas et envie par dessus tout, quelque chose que l’on perçoit comme magique et extraordinaire et que l’on ne s’explique pas.
Bref, pour ceux qui vont regarder mon profil sur www.last.fm, j’aime beaucoup.

Votre dévouée, friante de barracuda.