vendredi 18 mai 2007

La surprise Kouchner


De Kouchner, dans le Figaro daté de septembre 2003:

"Je ne trahirai pas. Je n'irai jamais dans un gouvernement de droite."

Quoi? me direz-vous, un brin aggressif: y a que les sots qui changent pas d'avis!
Vi. D'accord. Seulement, là, sans un mot sur ses éventuels changements d'opinion avant ou pendant les élections, il accepte un poste dans un gouvernement de droite.
Je veux bien qu'on change d'avis, on évolue dans la vie, c'est normal; sauf que là c'est un changement très soudain qui s'apparente à un retournement de veste éclair.
Dans mon esprit, dont la vision est malheureusement réduite aux infos que veulent bien nous délivrer les médias, c'est : "oh ben oui si vous me proposez un ministère, je peux m'asseoir sur mes idées et mes valeurs qui ont toujours été de gauche."
Ah, ambition quand tu nous tiens!

Alors évidemment, tout le monde tape sur Kouchner en ce moment, on lui reproche tous la même chose, et je ne voudrais pas participer à une curée, cependant, il faut reconnaître que son attitude, a priori, manque de loyauté.
Après, faut savoir si la loyauté est importante en politique... Peut-être que non.

Votre dévouée, surprise.

Maudit soit le site de la SNCF !


Après diverses manipulations infructueuses répétées dans le temps, j'en conclus officiellement aujourd'hui que le site de la SNCF a été mis en place pour nous nuire.

Internaute dans l'âme dont la dextérité à manier l'outil informatique n'est plus à prouver, tu cherches à réserver un billet sur internet car tu te dis qu'après tout, le site de la SNCF, c'est fait pour ça. Très bien, alors tu vas sur le site, tu remplis le questionnaire spécifiant ta demande et tu cherches le bouton valider. (ou réserver ou consulter les horaires)
Tu t'énerves, tu remplis dix fois le questionnaire, tu rafraichis, tu grognes de rage contenue, tu pars dans la cuisine te servir un petit verre d'eau qui pétille et tu réessaies. C'est inutile, fatum! Pour commander un billet de train, il ne faut pas remplir le questionnaire sur la page d'accueil, il faut aller sur la page TRAIN.

Evidemment! Tu es bête, l'internaute! Tu n'as plus qu'à re-re-re-re-re-re-remplir le questionnaire, que tu connais à présent par coeur, comme ton numéro de carte smiles d'ailleurs, même s'il a plus de dix chiffres.
Là, tu cherches à descendre à la fin de la page afin de valider, mais le curseur ne fonctionne pas. Le problème est que le curseur fonctionne parfaitement sur n'importe quel autre site, donc ça ne vient pas de ton ordi, rassure-toi, ça vient du SITE DE LA SNCF !
-> Oui, tu commences à ne plus pouvoir prononcer son nom sans crier, c'est normal, ce sont tes nerfs qui se tendent.

Au bout de 5 minutes, tu peux enfin descendre pour valider ta demande. Il te faut alors patienter quelques minutes avant d'arriver sur une charmante mise en page, colorée et accueillante où tu reprends confiance car en plus d'être joli, ça a l'air pratique et efficace.
Ahahah que tu es naïf! C'est un piège car à nouveau, rien ne fonctionne: tu cliques, tu cliques, et tout reste irrémédiablement figé.

Deux solutions s'offrent alors à toi:
1/ Pousser un long hurlement de fureur qui ne résout rien mais qui soulage tout en affolant les voisins.
2/ Fixer sans ciller l'écran de ton ordinateur en te demandant si c'est enfin le moment où tu sombres dans la folie.

5 minutes plus tard (t'aurais mieux fait d'aller au guicher coco), la page se débloque et tu peux valider. Mais tu t'es trompée d'horaires, tu attends encore, tu re-valides, tu attends encore, tu arrives sur un questionnaire qui te demande qui-tu-es-doù-tu-viens-où-tu-habites-pourquoi-tu-commandes-un
-billet, tu attends encore pour valider, tu valides, tu attends, tu arrives sur une confirmation, c'est fini. Les nerfs tendus comme des arcs, tu appuies sur la croix en haut à droite de la fenêtre pour fermer LE SITE DE LA SNCF (tu cries encore), tu es presque soulagée.
Mais la fenêtre ne se ferme pas. Et là, là, là...tu deviens pessimiste. Pessimiste pour tout: ton avenir, celui des autres, de la société, et du monde.

Votre dévouée, rendue hystérique par le SITE DE LA SNCF.

Post-scriptum: pour les malins qui ont un compte soit-disant pour rendre plus rapide les commandes, ça ne marche pas: le SITE DE LA SNCF dit chercher, mais apparemment, il ne trouve pas. Il cherche. C'est un persévérant: il cherchera longtemps, laissez votre ordi allumé la nuit, revenez au matin, il cherchera encore.

Note du 27 mai 2007:


Je rajoute cette note car j'ai appris que ce sont les utilisateurs de Linux et Mozilla qui sont victimes de l'ânnerie de la SNCF.
Un utilisateur de Linux et Mozilla a fait remarqué les bugs du site sncf au service clients qui a répondu :

"La compatibilité n'est pas assurée avec le système d'exploitation Linux et Mozilla Firefox 2.0.

Nous vous invitons à choisir un autre système d'exploitation ou à changer de navigateur."

Je suis attérée par leur culot. Ils ne font pas leur boulot et donc c'est à l'utilisateur de se preter à leurs petites exigences.

Quelques remarques sur le gouvernement Fillon


Boutin ministre!

Boutin, la réactionnaire pure et dure qui ne voulait pas que les députés votent le pacs? Celle qui crie que le mariage des homos est une hérésie?
Certains peuvent se réjouir qu'elle ne soit pas à la famille, mais à la ville et au logement, mais quand même. Boutin, pour moi, c'est le passéisme, les bonnes grosses valeurs traditionnelles innamovibles: contre l'adoption pour les couples homos, contre l'avortement. J'ai l'impression que Boutin, elle est restée bloquée dans les années 50. Elle arrive pas à avancer. Et puis, pour ceux qui me rétorqueraient qu'elle a été l'impulsion du droit au logement opposable, j'attends de pied ferme de voir comment ils vont le mettre en place ce droit au logement, comme ça va se passer devant les tribunaux, comment ça va se financer...ect

Juppé: pas en prison, ministre!

Comme le clamait Canteloup ce matin, Juppé, je l'aurais plus vu à la Justice, au moins il a de l'expérience dans le domaine.
Ne soyons pas manichéen: pour avoir vécu quelques mois à Bordeaux, je peux vous dire qu'il en a fait une ville très agréable, avec de grandes avenues piétonnes dallées où glisse un tram silencieux de temps à autre. Mais bon, Juppé, c'est le symbole des magouilles politiciennes et des petits arrangements occultes.
Oui, il y a beaucoup de symboles en politique je trouve.
Bref, pour moi, Juppé n'a rien à faire là.

En fait c'est surtout Kouchner qui me perturbe. Pourquoi il est là? Par pure ambition personnelle? Parce qu'à presque 70 ans, il se rend compte qu'il a un pied dans la tombe et de faibles chances de se retrouver ministre d'un gouvernement de gauche, qui est à l'origine sa famille politique? Besson, ça m'étonne pas, tant qu'à trahir tous les siens, n'y allons pas à moitié. Mais Kouchner?
Je ne pense pas qu'en élisant Sarko les gens de droite pensaient avoir un gouvernement avec des types de gauche ou même du centre. L'idée d'un gouvernement alliant les deux grandes formations politiques, c'est celle de Bayrou.
En tant que non-sympathisante de droite, ça m'arrange mais bon, ça veut dire que la gauche, quand elle va vouloir critiquer, Sarko va pouvoir lui répondre que la gauche a pris parti au gouvernement Fillon. Pareil pour les UDF.
En fait les seuls partis d'opposition à présent, ce sont les extrêmes et le Mouvement Démocrate de Bayrou.
J'ai comme l'impression que ça va être difficile de faire entendre une voix contraire à celle de Sarkozy dans les cinq ans à venir. On a plus qu'à attendre de voir comment tout ça se goupille, en remarquant d'un oeil distrait que le PS paraît au bord de l'implosion et que Bayrou tente désespérément de dire à tout le monde que "ohé j'existe encore".

Tchuss.

Ps: Je t'ai piqué ton image Sandrine, hihi, mais c'est pour la bonne cause ;) !

mardi 15 mai 2007

Lettre ouverte à Zébulodie


Zébulodie, notre super-héroïne, écoute la longue plainte de tes admirateurs (représentés ici par ton aimable dévouée qui te fait d'ailleurs un bécot sur la joue droite).

Pourquoi diable te caches-tu? Est-ce le désespoir de voir ta championne reléguée au second plan des affaires politiques? La peur de voir le parti imploser sous la main de DSK brandissant l'alumette qui déclenchera le dommage?
J'espère que non, j'espère que t'es simplement en train de réviser tes partiels, comme moi d'ailleurs même si ça se voit pas là, et que tu te demandes quel Master 2 t'offrira le plus d'argent pour que tu le rejoignes.

J'en suis bien aise, je n'aimerais pas te voir tailler tous tes crayons de couleur pendant des heures dans le but de retarder au maximum l'instant fatal où tu devras apprendre que le serf au moyen-age, s'il n'était pas libre, il avait au moins la personnalité juridique, contrairement à l'esclave romain, sur qui on pouvait passer ses nerfs en le jetant aux murènes. Ils savaient s'amuser les romains. D'ailleurs, j'en profite pour ne pas recommander la série britannique "Rome" aux moins de 30 ans et aux gens dénués de perversité et de voyeurisme.

Autrement, l'objet de cette lettre ouverte, s'il n'est pas très clair, je m'empresse de le préciser: il s'agit de montrer à la dissidente politique Zébulodie, militante de la première heure, féministe, un peu exhibi (elle se promène en slip bleu à étoiles), que le Monde est friant de ses articles et qu'Il attend un nouveau blog avec de nouveaux articles, bourrés de convictions politiques et de critiques sociétales, conformément à la promesse qu'elle avait engagé la veille de l'élection présidentielle.

Tout ça me fait penser que j'ai encore gagné un pari: on est avant-avant-dernier à l'eurovision!!! Youhou, à moi les verres de Chouchen gratis !

Bon allez, tchuss, les bonnes choses ont une fin.

La dévouée à Zébulodie.

dimanche 13 mai 2007

J'aime bien Tété


J'aime bien Tété, que je peux écouter en boucle grâce au Versaillais, ex-bordelais. Enfin, pour l'instant, j'ai écouté religieusement que son album "A la faveur de l'automne", et c'est très plaisant.
C'est doux. Je ne connais pas les termes adéquats: style "ça groove trop", mais ce que je sais, c'est que sa voix, les rythmes choisis ainsi que les paroles s'accordent harmonieusement. Parfois, y a un petit côté du type avec sa guitare qui chante du blues avec trois choristes derrière lui qui font des "ooooouuuuu" en frappant dans leurs mains, sur une route déserte et poussiéreuse. Oui, tout ça. Et parfois pas du tout.
Parfois, on dirait un étudiant, assis sur le rebord de la fenêtre de sa chambre de bonne qui regarde la ville en grattant sa guitare un dimanche après midi, dans la tiédeur douce du début de l'été.
Si, c'est vrai, je vous assure.

Bon, je vais écouter son album Le sacre des flemmings et autres contes de la lisière. Rien que le titre et la couverture de la pochette me le rendent extremement sympathique. Notez le style grosses lunettes noires et costard à gilet, nouvelle panoplie du type cool.

A bientôt.
Votre charmante amie.

samedi 12 mai 2007

Bye bye tony



Sévère le Chappatte aujourd'hui. J'avoue que ses dessins sont assez percutants et parfois perturbants. Plus fin que Delize, plus critique sur tous les sujets, plus doué aussi au niveau de l'esthétique des personnages même si dans une caricature politique on s'attache plus au sens véhiculé qu'à la beauté du trait.

Site à son propos.

Françis Lalanne député ?


Nooooooonnn (grand cri qui se perd dans l'infini)
Pas ça! Le ciel me tombe sur la tête! On est fichu: Francis Lalanne se présente aux législatives en Alsace!

C'est la fin, l'apocalypse, le summum de mes cauchemars les plus fous: Francis Lalanne, l'homme qui parle aux arbres avec des cuissardes en cuir noir et des cheveux longs veut être député. Pour voter les lois qui vont régir nos faits et gestes, qui seront appliquées par les juges.

Après ça, ça ne m'étonnerait plus de voir Steevy au ministère de la culture, Johnny Halliday aux finances et Pascal Sevran se présenter aux législatives sous la bannière UMP ou FN, la frontière est assez mince parfois.

Françis, il est mignon, faut pas que je sois injuste quand même: il est gentil, il est comme qui dirait un peu resté enfant, l'enfant de Mère Nature. Du coup, c'est plutôt logique qu'il se présente comme écolo. Mais quand même. Etre député, ça ne s'improvise pas. Remarquez, il y a des dingues aussi à l'assemblée: je me souviens du député UDF qui s'est mis à chanter tout seul dans l'hémycicle pour protester contre une délocalisation. Je suis sur qu'il va être copain avec Françis.

J'attends avec impatience de voir si c'est une information non vérifiée de yahooo ou pas.

Votre charmante amie.

mercredi 9 mai 2007

Notre sauveur est un footballeur


En lisant les nouvelles sur internet, je suis tombée en alerte devant le titre d'un article: "Lilian Thuram demande l'arrêt des violences anti-Sarkozy".
Mes connaissances en sport sont limitées mais je sais quand même que Thuram est un footballeur, ou ancien-footballeur, et ni le représentant des "anti-sarkozy", ni responsable politique, ni même militant, ni rien du tout à part (ex-)footballeur.
Je comprends pas la légitimité de son intervention, je ne comprends même son existence.
C'est comme si Monsieur Caffet, déclaré meilleur ouvrier chocolatier de France (véridique) lançait un appel en disant: "moi, Pascal Caffet, j'appelle la minorité de gens se révoltant contre une injustice à cesser". Parce que le brave homme, avec un culot assez incroyable dit: "les gens se révoltent quand il y a une injustice".
Oui? Moi qui ne suis pas une fervente admiratrice du Nabot et qui pense me révolter dans mon coin par un mouvement pacifiste d'écriture, je reconnais tout de même que l'élection s'est déroulée démocratiquement. Du coup, l'emploi du mot "injustice" me parait douteux, ou alors il faudrait que Lilian Thuram précise sa pensée, puisqu'il a décidé de s'auto-proclamer porte parole d'un parti politique imaginaire.

"Il se dit prêt à rencontrer Nicolas Sarkozy." (source article yahoo 9 mai)
Hihi. Bien sûr. A quel titre? Ancien-membre-de-lequipe-qui-a-gagné-la-coupe-du-monde-
en-1998-et-qui-semmerde-ferme-a-present?
L'interview finit quand même par une phrase caractérisée par une absence de logique assez fantastique et donc particulierement distrayante: le journaliste lui demande s'il a pas pensé à s'engager aupres de Sego vu qu'il tape sur Nabot, et il répond: "ce n'est pas mon rôle".
Par contre, c'est son rôle de demander un rendez-vous avec le nouveau Président de la Rép pour lui expliquer que c'est une "minorité" qui se sent victime d'injustice.
Les footballeurs me stupéfient. Celui-là en particulier.
Mais en fait y a quelqu'un ici qui, en plus de se souvenir de lui, en a quelque chose à faire de son avis personnel sur la politique française?

Votre dévouée, qui dédit ces quelques notes à son amoureux, qui a pour idole Lilian Thuram comme chacun sait.

mardi 8 mai 2007

Une daube pour couronner le tout


Non mais c'est pas fini! Je me suis dit, allons voir une grosse superproduction plaisante et amusante avec un super héros, et j'ai eu le malheur d'aller voir Spiderman 3! proclamée par moi-même "daube du siècle".

En dehors du fait que l'histoire de l'homme-sable est nulle, ridicule, larmoyante et sans chute, on retrouve un spiderman, niais au sourire béat, qui se tranforme en chanteur d'Indochine quand ses nerfs le titillent et une Kristen dont la beauté ne parvient pas à occulter l'histoire réchauffée du coeur qui balance entre Peter et Harry.
Je ne fais pas de l'anti-américanisme primaire, bien que ça ne m'empecherait pas de dormir d'en faire, simplement, je dis que faire passer spiderman (allant délivrer sa belle) devant un drapeau américain flottant fièrement au vent, non seulement c'est ridicule, viscié par un orgueil sans limite, sans intérêt, mais en plus ça enfonce encore plus ce "truc" (à ce niveau, on ne parle plus de film) dans une médiocrité battant tous les records.

Reste la dernière heure (très très très longue) où le réalisateur a épuisé le stock de bonne morale de toute l'humanité pour trente générations, ainsi que le stock de larmes artificielles de tout Bollywood.
Et que tu es mon ami, que tu te sacrifies pour moi alors que je t'ai cramé le visage.
Encore mieux: le méchant qui vient pleurer dans les bras de spiderman en lui disant que c'est pas sa faute, pardon pardon pardon.
Et l'autre guignol qui déclare pompeusement sous une musique de sauvetage d'otages qu'il lui pardonne.
Est-ce que en filigrane, il n'y aurait pas là une supplication de l'Amérique qui voudrait que le monde lui pardonne les guerres, la misère, l'anéantissement des libertés que Bush a engendré? Mais non, je divague, c'est juste que le film est tellement mauvais que j'en perds ma lucidité.

Bon allez au revoir, j'en ai trop marre.
X, le vengeur masqué.

Engagement progressif de la lutte


Voilà deux jours que 53% des français ont élu sarkozy comme président de la France, mon pays, mon pays à moi, où je suis née, où mes parents sont nés et pas tous mes grands-parents. Ils ont élu et acclamé le type qui dit qu'il existe un gène de la pédophilie et un gène du suicide (on re-développe les petites théories eugénistes?), le type qui veut donner une plus grande place au sport dans les études, qui censure allégrement la presse, qui veut fonder un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, qui entend augmenter le fichage génétique des suspects présumés innocents...

L'homme dont le slogan est "travailler plus pour gagner plus" s'est, en l'espace de deux jours, baffré avec ses potes au Fouquet's, a dormi sur place (?? l'appart de Neuilly acquis avec les facilités que l'on connait grace à L'Enchainé, n'est plus assez confortable) et affiche officiellement ses préférences luxueuses pour un jet privé "prêté" par un pote chef d'entreprise milliardaire et une croisière de luxe entre Malte et la Sicile.

Je pense aux ouvriers à qui il a balancé des louches de paternalisme et de populisme pendant des mois, des "je vous comprends", "je suis avec vous", "avec moi, tout va changer". Je pense également aux étudiants, aux smicards, aux rmistes qui regardent les prix au supermarché et qui renoncent à acheter parfois, parce que c'est trop cher. C'est larmoyant hein, sortez vos mouchoirs les p'tits choux.
Les petites permissions luxueuses que se permet Le Nabot, c'est comme un gros coup de pied dans la gueule des gens qui galèrent. Ces mêmes gens à qui il tapait dans le dos d'un air compréhensif.
J'ai l'impression d'avoir le nez en sang, et de croiser dans la rue des passants avec la même tête.
Je vais faire quelque chose, moi qui me suis toujours planquée derrière une soif de nuance à présent complètement dépassée. J'ai une petite idée.

Votre plus-du-tout dévouée.